Archive pour septembre 2008

Aujourd’hui je vous propose le témoignage de Benoît, vous le connaissez peut-être si vous êtes un lecteur de ce blog de la première heure. Il s’agit en fait de Mister Zippy, j’avais eu l’occasion de faire un commentaire sur sa nouvelle boutique il y a quelques mois.


- Tout d’abord, pouvez vous vous présenter ?

Je suis un autodidacte du e-commerce. A la base j’ai une formation dans l’animation socio-culturelle et un DU en management de projets. En parallèle de Look-zippy, je gère une entreprise de tourisme rural (hébergement-restauration).
Look-zippy
est une boutique en ligne de tee-shirts sérigraphiés édités en série limitée. C’est aussi une communauté de graphistes qui propose ses visuels et les soumet aux votes des internautes.
A travers le blog, un véritable dialogue s’est engagé et dans la mesure du possible, je tente d’associer les visiteurs à mon quotidien d’entrepreneur.

- Depuis quand vous êtes vous lancé dans la vente en ligne ?

Look-zippy a été lancé dans sa version initiale le 1er avril 2006. Il y donc 2 ans 1/2.

- Qu’est-ce qui vous a motivé ?

La motivation de départ, c’était simplement d’occuper mes mois d’hiver et de compléter mon activité saisonnière par un truc sympa.

- Avez vous eu d’autres expériences dans le commerce avant cela ?

Oui, et même si c’est différent dans le e-commerce, je pense que c’est un atout dans la bonne compréhension du client.

- Est-ce que vous avez éprouvé des difficultés à vous lancer dans le e-commerce ? Si oui, lesquelles ?

J’ai travaillé pendant près d’un an sur le concept et j’ai longuement réfléchi avant de me lancer (peut être trop). La principale difficulté à laquelle j’ai été confronté, c’est d’être systématiquement comparé à des sites existants et que mes spécificités soient complètement occultées.

- De combien de personne est maintenant composée votre équipe ?

Je suis tout seul aux commandes mais ma femme me seconde en permanence (même si elle reste dans l’ombre). Elle m’aide aussi sur toute la partie logistique et lors des gros pics j’embauche aussi mes enfants.

- Externalisez vous beaucoup de domaines

Hors impression des tee-shirts, quasiment tous les aspects de la vie de l’entreprise sont gérés en interne. Le développement et la maintenance du site est confié à une agence avec qui je travaille depuis la deuxième version.

- Quel est votre stratégie et votre budget pour faire connaître votre boutique en ligne ?

J’ai essentiellement une stratégie de bouche à oreille basée sur une qualité de service. Je sais que c’est une stratégie très longue, mais que les retombées sont très pertinentes. J’essaie également d’être présent sur les différents réseaux sociaux, mais c’est très chronophage pour un résultat difficile à mesurer.

- Pouvez vous nous donner quelques chiffres ?

Je ne donne que très peu de chiffres. Je suis sur un secteur très concurrentiel. Ce que je peux dire c’est que je récolte aujourd’hui plus de 2 ans d’investissement en temps et en énergie, la V3 devient de plus en plus pertinente et impacte directement l’évolution du CA. De nouveaux projets sont en cours pour un lancement dans les prochaines semaines et devraient eux aussi apporter encore du chiffre.
Globalement je suis très satisfait de la progression actuelle.

- Quelles sont les améliorations que vous aimeriez apporter à votre boutique ?

J’apporte des améliorations en permanence et j’ai essentiellement travaillé sur le front-office. Aujourd’hui j’aimerais développer un peu plus le back-office, notamment sur des outils automatisés de web-marketing. Sinon un des aspects que je souhaiterais améliorer, c’est le coté participatif avec les internautes.

- Selon vous quelles sont les clés du succès ?

Le courage et la ténacité sont des facteurs essentiels dans la réussite d’un projet. Il ne faut absolument pas compter sur le seul facteur chance. L’innovation permanente est aussi une nécessité, je considère qu’il vaut mieux être copié que copier les autres.

- Qu’aimeriez vous dire à toutes les personnes qui vont faire le grand saut et se lancer dans la vente en ligne ?

Bien réfléchir à son projet avant de se lancer, ne pas chercher à recopier un concept qui marche sans y apporter une valeur ajoutée et prévoir une trésorie suffisante pour tenir plusieurs mois (années).

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12 sept

Mise en ligne du site de Wizishop 

Publié dans Wizishop | Par Gregory

Le site de présentation de Wizishop est en ligne !

L’ouverture des inscriptions débutera le 1er Octobre mais vous pouvez dès à présent retrouver la présentation de notre plateforme e-commerce innovante et vous pré-inscrire en laissant votre adresse email.

Le blog devrait subir une petite refonte graphique d’ici quelques jours afin de coller à la charte graphique du site de présentation. Tout notre travail commence à prendre tournure et devenir concret ! ;)

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Je propose un nouveau témoignage de e-commerçant. Aujourd’hui je vous présente Pangloss qui a créé la boutique Ozibao.

- Tout d’abord, pouvez vous vous présenter ?

Ozibao, c’est une boutique en ligne qui vend des produits en rapport avec le sport, mais de façon décalée et impertinente. L’idée m’est venue en me rasant, après deux ans sur Paris a bosser dans le marketing.

- Depuis quand vous êtes vous lancé dans la vente en ligne ?

La boutique est lancée depuis le 1er avril, mais le montage du projet a pris un an et demi environ.

- Qu’est-ce qui vous a motivé ?

L’envie de partager une passion pour le sport, un certain feeling pour le web et la motivation de lancer ma propre activité.

- Avez vous eu d’autres expériences dans le commerce avant cela ?

J’ai bossé comme commercial dans une web agency. Mais ce sont plus mes études qui m’ont orienté vers ce domaine.

- Est-ce que vous avez éprouvé des difficultés à vous lancer dans le e-commerce ? Si oui, lesquelles ?

Au début le plus difficile est de se mettre dans le bain de toutes les contraintes techniques représentées par une boutique. N’étant pas technicien, l’apprentissage du langage prend un peu de temps. Après, avec de la passion, on arrive à tout ! L’autre truc difficile c’est de faire prendre conscience aux gens que le e-commerce n’est pas l’argent facile. Monter une boutique c’est bien, mais la faire connaître c’est mieux. Et…ça prend du temps, beaucoup de temps.

- De combien de personne est maintenant composée votre équipe ?

Après quatre mois d’existence, l’équipe est toujours composée d’un logisticien, d’un gestionnaire, d’un commercial et d’un communiquant. C’est la même personne qui occupe tous les postes : moi. Je bosse quand même avec une web agency pour la partie gestion du site, et en partenariat avec une comptable et un cabinet de conseil en gestion.

- Externalisez vous beaucoup de domaines ?

Aujourd’hui, j’externalise seulement la gestion du site auprès de ma web agency. Pour le reste, je fais tout en interne.

- Quel est votre stratégie et votre budget pour faire connaître votre boutique en ligne ?

J’utilise a la fois des méthodes traditionnelles (communiqués de presse, flyers etc…) et du online avec le blog, qui est un gros vecteur de trafic sur le site, les réseaux sociaux (groupe Facebook…), Twitter, bref tous les outils un peu « 2.0″. Et puis petit boulot pour le référencement, aussi…

- Pouvez vous nous donner quelques chiffres ?

En termes de visites, c’est encore faible, mais le peu d’ancienneté de la boutique l’explique en partie. Ce qui me rassure, c’est que le chiffre augmente tous les mois (sauf en aout). En moyenne, Ozibao accueille entre 150 et 200 visiteurs par jour.

- Quelles sont les améliorations que vous aimeriez apporter à votre boutique ?

J’aimerais augmenter et diversifier l’offre produits, revoir un peu l’ergonomie de celle-ci, augmenter le nombre d’opérations mises en place avec d’autres boutiques… Mais tout ça demande aussi pas mal de moyens. Il faut gérer en… »bon père de famille » ;-)

- Selon vous quelles sont les clés du succès ?

La motivation, l’envie, c’est clair. Le travail, et pour entrer un peu plus sur la technique, je dirai la communication et la qualité du service apporté au client.

- Qu’aimeriez vous dire à toutes les personnes qui vont faire le grand saut et se lancer dans la vente en ligne ?

Allez-y! L’expérience est tres enrichissante et mène à tout. Par contre, ne comptez pas vos heures et essayez d’être un peu passionné par le net avant de vous lancer, parce que vous allez y passer du temps !

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Vous avez sans doute entendu parler de la Loi de Modernisation de l’Economie (LME) qui, parmi les dispositions qu’elle comporte, crée un nouveau statut d’entrepreneur individuel ou d’auto-entrepreneur. Nous avions relayé l’information sur ce blog, il y a quelques mois, avant que la loi ne soit définitivement adoptée le 23 juillet 2008. Sa mise en application est prévue pour le 1er janvier 2009. Depuis, des points ont été modifiés, il me paraît donc important d’apporter quelques précisions afin d’éclaircir la mise en place de ce nouveau dispositif.

A qui s’adresse ce nouveau statut ?

Ce statut sera ouvert, à partir de 1er janvier 2009, aux étudiants, salariés du public et du privé, professions libérales, retraités et demandeurs d’emploi.
Cependant il existe une variante pour les personnes dont le revenu fiscal de référence par part de quotient familial ne dépasse pas 25195 € soit :

  • pour un célibataire (une part) : 25 195 €
  • pour un couple (deux parts) : 50 390 €
  • pour un couple avec un enfant (deux parts et demi) : 62 987 €

Ces personnes concernées ne peuvent pas prétendre à bénéficier de l’option du prélèvement libératoire de l’impôt sur le revenu.

Quelles sont les démarches administratives pour lancer ou arrêter son activité ?

Le lancement ou l’arrêt de son activité se fait par une simple déclaration écrite ou par internet auprès du Centre de Formalités des Entreprises (CFE). Il est nullement nécessaire d’être immatriculé au registre du commerce et des sociétés ou au répertoire des métiers.

Quelle est la limite de chiffre d’affaires autorisé et quel est le montant des charges ?

On distingue deux cas :

  • pour les activités commerciales (vente de marchandises, d’objets, de fournitures…), le chiffre d’affaires ne doit pas dépasser 80 000 € HT. Sur ce chiffre d’affaires, l’entrepreneur paiera un prélèvement libératoire forfaitaire (charges sociales et impôts) de 13% ;
  • pour les activités de services, relevant des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) et les professionnels libéraux relevant des bénéfices non commerciaux (BNC), le chiffre d’affaires ne doit pas excéder 32 000 € HT. Le montant des charges s’élève à 23%.

Le paiement des charges sera payé auprès du régime social des indépendants (RSI) tous les mois ou trimestriellement. L’avantage de ce système est que s’il n’y a pas de chiffre d’affaires, il n’y a pas de charges sociales ou fiscales à payer.

L’auto-entrepreneur est-il considéré comme professionnel ?

Oui, même si l’activité commerciale qu’il exerce est considérée comme accessoire. Il est un professionnel au sens du Code de la consommation et est responsable de plein droit en cas de non respect des règles.
En ce qui concerne le commerce électronique, l’auto-entrepreneur est soumis aux mêmes obligations que n’importe quel professionnel, par exemple :

  • respect de la date limite de livraison
  • informer le client sur son droit de rétractation
  • rembourser le consommateur en cas d’exercice de ce droit

Ce statut d’auto-entrepreneur est une réelle avancée pour des dizaines voir des centaines de milliers de gens qui vont pouvoir mettre leur ambition, leurs compétences et leur enthousiasme au service de leur propre entreprise. Si vous souhaitez en savoir un peu plus sur ce statut d’auto-entrepreneur, je vous conseille ce site où vous trouverez également un forum de discussion.

En savoir plus :
Voir notre article sur ce blog sur le statut d’auto-entrepreneur

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10 sept

Les chiffres du jour : 21 et 10 

Publié dans Le chiffre du jour | Par Cedric

Le premier chiffre correspond aux millions de cyberacheteurs en France et le deuxième chiffre est le montant total des ventes en lignes, en milliards d’euros, sur les six premiers mois de l’année.

La FEVAD (Fédération du E-commerce et de la Vente à Distance) a publié hier dans son communiqué de presse une série de chiffres qui confirment la bonne santé du e-commerce en France sur ce 1er semestre 2008.
Outre les 21 millions d’acheteurs en ligne qui ont dépensé 10 milliards d’euros, on apprend que ce montant total de dépenses marque une progression de 30% par rapport au 1er semestre 2007 (7,7 milliards d’euros de dépensé). Le montant moyen de la transaction s’établit à 94 euros (+3% sur un an).

On peut noter également l’augmentation très importante, +48% sur un an, du nombre de sites marchands actifs. En effet, selon la FEVAD, le nombre de sites marchands actifs s’élevait à plus de 43 000 fin juin contre 29 000 il y a un an.

Je vous communiquerai, dans de prochains billets, d’autres résultats de cette étude semestrielle menée par la FEVAD. On peut déjà analyser que malgré la situation économique morose que le pays traverse, le commerce en ligne continue sa progression. Pour expliquer celà, François Momboisse, le président de la FEVAD, avance deux arguments : « sur internet, il est possible de comparer les prix… et ces prix sont 20 à 30% moins élevés qu’en boutique ».

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9 sept

Wizishop : Créer des pages d’information 

Publié dans Wizishop | Par Gregory

A quelques jours de la présentation de Wizishop (notre plateforme e-commerce innovante – Plus d’infos ici) lors de la convention e-commerce les 23, 24 et 25 Septembre prochains, je vais vous présenter un point que je n’avais pas encore évoqué, la création des pages informatives.

Créer des pages librement

Il est très important, lorsqu’on lance une boutique en ligne, de pouvoir créer des pages d’informations pour ses futurs clients. Il faut expliquer en quelques phrases la philosophie de l’entreprise, rassurer le client par des informations claires sur les modalités de livraison, présenter éventuellement une FAQ (Foire aux questions), parler de ses points de vente, etc.

C’est pour cela que nous avons mis au point un système vous permettant de créer librement et facilement une page web pour votre boutique en ligne. A l’image de l’administration des produits, la création d’une page d’information ne demande pas de connaissances techniques particulières.

La création de la page va se faire par bloc. Pour chaque bloc, quatre mises en page différentes sont possibles :

Selon ce que vous souhaitez faire (texte, image ou texte + image), il vous suffira de créer un bloc puis d’écrire à l’intérieur ou de choisir une image.
Pour le texte, vous aurez la possibilité de mettre en forme avec du gras, de l’italique, des liens, des listes, des titres et des sous-titres.
Pour les images, vous aurez le même gestionnaire que pour les produits. Celui-ci vous permettra très simplement de charger une photo de votre ordinateur, de la recadrer ou de la faire pivoter si besoin est.

Une fois vos différents blocs créés et ordonnés (vous pouvez changer leur ordre par simple glisser-déposer), vous pourrez visualiser le résultat et publier votre page.

Certaines options avancées vous permettront d’aller un peu plus loin en désignant le menu dans lequel la page doit être placée et en permettant de personnaliser les informations de référencement (URL, métas, « Title » de la page…).

Plusieurs pré-configurations d’ici janvier

Ce système de pages libres sera petit à petit compléter pour aider le commerçant. Lors de la version béta (d’octobre à fin décembre), vous verrez donc apparaitre de nouvelles options…

Par exemple, nous mettrons en place une page spécifique pour créer des FAQ très facilement avec un index des questions en haut de la page et quelques questions pré-établies. Dans le même style, nous vous permettrons de créer une page partenaire pour le référencement. Il vous suffira de remplir un formulaire pour que le lien s’ajoute à la page. Nous avons également pensé à un plan du site automatiquement généré que vous pourrez, si besoin est, personnaliser…

Ensuite, viendront petit à petit des pages pré-remplies avec vos informations (livraison et mentions légales notamment).

Le but étant toujours de vous accompagner un maximum pour vous simplifier la tâche…

La semaine prochaine j’évoquerais la partie marketing du site avec les différents types de promotions prévues. En attendant, je vous laisse commenter notre système de pages informatives ou poser vos questions…

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Bonjour à tous nos lecteurs, conséquence de la rentrée scolaire peut-être, beaucoup de billets à lire cette semaine. J’en ai fait une sélection afin de vous présenter une nouvelle revue de presse. Bonne lecture !

1. La rentrée des classes fait sa rentrée sur les sites marchands
C’est la rentrée scolaire et forcément pour certains sites marchands c’est la période la plus importante de l’année…

2. Quand le succès du e-commerce se résume à trouver tout simplement le bon produit et à l’acheter
Titre qui décrit un constat évident mais comme nous l’expose Pascal Podvin dans son article, il y a beaucoup de questions à se poser et de réponses à trouver pour améliorer son site et le rendre performant…

3. C’était quoi la contrefaçon cet été ?
Benoît Tabaka
, chargé des affaires juridiques chez Price Minister, nous dresse une petite liste des marques ou produits ayant fait le plus l’objet de contrefaçons cet été…

4. Les brocanteurs assignent Ebay
Nouveaux déboires pour la célèbre plateforme de ventes aux enchères Ebay. Ce sont maintenant le Collectif des Brocanteurs et Antiquaires (CBA) ainsi que le Groupement des Brocanteurs de Saleya (CBS) qui viennent d’assigner Ebay France devant la justice…

5. 4 points clés de la logistique du e-commerce
Le blog de CA-Logistiques met en avant sur son billet les points essentiels à prendre en compte pour un e-commerçant dans la gestion logistique de sa boutique. Je rappelle également que la logistique a fait l’objet d’un article cette semaine sur Wizishop

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Je vous propose aujourd’hui le témoignage de Marie qui a créé le site Plus de Bulles. Elle est à l’origine d’un mode de fonctionnement intéressant et original puisqu’elle s’est associée à une boutique « en dur » afin de partager les coûts de stockage.

- Tout d’abord, pouvez-vous vous présenter ?

J’ai 30 ans, j’ai une formation commerciale (IUT) et après divers postes dans la vente, j’ai eu envie de lancer ma propre boutique : Plus-de-Bulles. Après avoir envisagé pas mal de secteurs, j’ai choisi le champagne. D’abord parce que je suis de la région et que je connais certains des acteurs de ce secteur, mais aussi parce qu’il n’y avait aucun acteur spécialisé uniquement dans le champagne, et que sur les sites très connus qui vendent toutes sortes de vin, on ne trouvait quasiment que des grandes maisons et très peu de champagne de vigneron. L’idée de départ était donc de faire connaître ces petits producteurs.

- Depuis quand vous êtes vous lancé dans la vente en ligne ?

Plus-de-Bulles a été lancé le 1er mai 2007, ironiquement le jour de la fête du travail. Cela fait donc 16 mois que le site existe.

- Qu’est-ce qui vous a motivé ?

Déjà l’idée d’être indépendante, de mener ma barque seule, et que donc la réussite ou l’échec de l’aventure ne tiennent qu’à moi. C’est aussi en suivant les aventures d’autres entrepreneurs sur le net comme Mathilde de Bagatelles ou d’autres, que l’envie est venue. D’ailleurs j’ai aussi ouvert un Blog lié à la boutique

- Avez-vous eu d’autres expériences dans le commerce avant celà ?

Pas vraiment, j’ai bien bossé dans des magasins « en dur », mais c’est difficilement comparable, car je n’avais pas du tout les mêmes responsabilités.

– Est-ce que vous avez éprouvé des difficultés à vous lancer dans le e-commerce ? Si oui, lesquelles ?

La première difficulté a été au niveau financier, car il fallait de l’argent pour acheter un stock de champagne, ce qui se chiffre vite en plusieurs dizaines de milliers d’euros. J’ai donc contourné la difficulté en m’associant avec une boutique de Champagne, Le Moine Vigneron, installée à Epernay, ce qui m’a aussi permis de proposer très vitre plus de 250 cuvées différentes sur le site. Ensuite, il a fallu mettre les mains dans la mécanique et n’étant pas une experte du langage HTML ou des techniques de référencement naturel, ce ne fut pas toujours simple. Puis au fil du temps il a fallu se frotter à la comptabilité, aux impayés, ou à la problématique de la livraison puisqu’une caisse de champagne c’est lourd et volumineux.

– De combien de personne est maintenant composée votre équipe ?

Je m’occupe seule du site et du blog, par contre la gestion des stocks et l’envoi des commandes sont faits par la boutique d’Epernay.

– Externalisez-vous beaucoup de domaines ?

J’ai recours à un prestataire pour faire la une du site, gérer les bannières aléatoires et le design. Je fais aussi appel de temps à autre à Olivier Levy (blog-e commerce) pour lui demander conseil sur le référencement naturel de ma boutique. Enfin, malgré toute la bonne volonté du monde, j’ai dû oublier ma tentative de faire la comptabilité seule et j’ai donc un expert-comptable qui s’occupe de faire les bilans, les déclarations de TVA…

- Quel est votre stratégie et votre budget pour faire connaître votre boutique en ligne ?

J’achète des mots-clefs sur Google pour 1000 euros par mois, et j’ai signé des partenariats avec des moteurs de recherche spécialisés dans le vin comme Vinogusto ou FindaWind. Sinon, il y a évidemment le référencement naturel, mais c’est un travail de longue haleine, et le blog qui permettent de faire venir des visiteurs sur le site.

- Pouvez-vous nous donner quelques chiffres ?

Sur Plus-de-Bulles, il y a environ 600 visiteurs par jour, et un panier moyen de 500 euros. Pour la deuxième année d’existence du site, je vise un triplement du CA, et pour le moment je suis dans le bon rythme, même si une bonne partie du succès ou non de l’année se jouera en décembre.

- Quelles sont les améliorations que vous aimeriez apporter à votre boutique ?

J’aimerais inclure sur certaines fiches produits, des petites vidéos de dégustation faites par un œnologue, et enrichir la partie « magazine » du site avec plus de reportages dans les caves. Au niveau du choix, je crois qu’il est déjà assez large même si une cinquantaine de nouvelles cuvées vont être proposées dans les prochains mois. Par contre la partie Accessoires est trop maigre et c’est une des priorités du moment.

– Selon vous quelles sont les clés du succès ?

Je ne sais pas si il y a un schéma à suivre pour réussir, d’ailleurs en ce qui me concerne il est encore trop tôt pour dire que c’est un succès, mais je crois qu’il faut être endurant, ouvert sur ce qui se fait ailleurs surtout sur le Web où tout change vite, et ne surtout pas négliger le service aux clients.

– Qu’aimeriez-vous dire à toutes les personnes qui vont faire le grand saut et se lancer dans la vente en ligne ?

La première chose est qu’il ne faut pas se décourager si les premiers mois les commandes se comptent sur les doigts d’une main, c’est un travail de longue haleine. Et puis qu’il faut être débrouillarde et touche à tout, discuter avec le banquier le matin, avec un graphiste ou un développeur le midi, un client ou un fournisseur l’après-midi. Mais c’est aussi ce qui fait le sel de cette aventure.

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Un petit billet pour vous annoncer la sortie du site World of good, un nouveau site de vente en ligne édité par ebay et consacré au commerce équitable et à l’écologie.

Et voilà comment le géant américain a décidé de conquérir une nouvelle clientèle. Il faut savoir qu’aux Etats-unis, on estime le marché du commerce équitable à 206 milliards de dollars par an !

« Nous avons l’opportunité de répondre en ligne et donc à large échelle, à la demande des consommateurs en les aidant à faire des choix sur des produits qu’ils achètent, et ce, dans un contexte de marché qui a été historiquement inefficace », estime Robert Chatwani, le directeur du projet. Il pense également que les consommateurs de ce type de produits ne sont pas forcément  sur ebay : « Nous pensons que seul 7% à 12% d’entre eux sont des utilisateurs d’eBay actuellement ».

Le site n’est lancé qu’aux états-unis pour le moment mais ebay nous promet très rapidement une version pour l’europe. Pour le moment l’objectif est de référencer 20 000 produits répartis selon 4 critères (critère humain, critère environnemental, respect des animaux, engagement pour une cause). Sur ce site, pas d’enchères mais des prix fixes et une grande transparence sur la traçabilité des produits.

Je trouve que c’est une diversification très intéressante et le fait qu’un grand groupe se lance dans l’équitable est plutôt une bonne nouvelle. Vivement la version française…

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Je vous propose aujourd’hui le témoignage d’Olivier qui a créé le site Platine spécialisé dans la vente de matériel sono.



- Depuis quand vous êtes vous lancé dans la vente en ligne ?

Nous existons depuis Novembre 2006, nous sommes un pure-player et vendons du matériel de sono en ligne.

- Qu’est-ce qui vous a motivé ?

La sonorisation en ligne était un marché concurrencé à l’époque où nous nous sommes lancés, et cela créait une bonne dynamique. Dynamique dans laquelle nous avions décidé de devenir un acteur de poids.

- Avez vous eu d’autres expériences dans le commerce avant cela ?

Nous avons en interne une personne bien au fait des ficelles du métier e-commerce, qui avait aidé quelques personnes à se lancer avant.

- Est-ce que vous avez éprouvé des difficultés à vous lancer dans le e-commerce ? Si oui, lesquelles ?

Le difficultés viennent d’abord des banques, quoi sont très frileuses face aux projets ecommerce, voire même Internet en général. Nous avons dû faire intervenir des « relations » pour faire passer notre dossier et décrocher un contrat VAD. Tout le monde n’a pas cette chance et c’est très dommage pour l’entrepreneuriat en France.

La deuxième difficulté n’est pas de créer le site, mais de générer des visiteurs. Nos compétences internes ont été cruciales sur ce point.

- De combien de personne est maintenant composée votre équipe ?

2 personnes + 1 stagiaire.

- Externalisez vous beaucoup de domaines ?

La logistique et la charte graphique sont les 2 seuls domaines externalisés.

- Quel est votre stratégie et votre budget pour faire connaître votre boutique en ligne ?

Notre stratégie passe par le référencement naturel de Google. Un canal gratuit, à fort trafic et ciblé. Mais nous devons avouer avoir une expertise interne sur ce domaine qui nous aide beaucoup.

- Pouvez vous nous donner quelques chiffres ?

La panier moyen est de 400 euros (il était de moins de 100 euros à nos débuts).
En terme de trafic, après une forte croissance, nous visons maintenant une augmentation de 5% par mois.

- Quelles sont les améliorations que vous aimeriez apporter à votre boutique ?

Il y en a beaucoup. Nous souhaitons essentiellement proposer plus de photos de chaque produit à nos internautes. Il y a une demande à ce sujet. Mais cela est plus facile à dire qu’à faire (trouver les bonnes sources de photos, bonne résolution, bonne taille, mise en ligne.. le tout pour plus de 1200 produits !!).

- Selon vous quelles sont les clés du succès ?

Une des clefs est sans aucun doute le référencement naturel, car les coûts aux clics (Adwords, comparateurs de prix, etc…) augmentent chaque année… là où, au contraire, les marges chutent chaque année (hausse du pétrole, hausse des prix de fabrications, hausse de la concurrence, etc…).

Une deuxième clef est d’avoir un panier moyen élevé (ou en tout cas une marge brut en valeur absolue forte, disons au-moins 60 euros/panier).

- Qu’aimeriez vous dire à toutes les personnes qui vont faire le grand saut et se lancer dans la vente en ligne ?

Il y a beaucoup de pièges. Il faut se faire accompagner par des gens qui connaissent les ficelles du métier et ne pas croire n’importe qui.
Je conseillerai aussi d’avoir au-moins une année de trésorerie de côté, car le CA va mettre quelques mois avant d’arriver.

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