Archive pour la catégorie 'Etudes' 14 articles

Quels sont les comparateurs de prix les plus performants ?

Publié dans Etudes le vendredi 18 avril 2014 | Par Alexandre

C’est la 3ème année consécutive qu’Effiliation, régie conseil en affiliation, publie son baromètre des comparateurs de prix et des guides d’achat. Découvrez quels sont ceux qui convertissent le mieux, qui génèrent le plus de chiffre d’affaires au clic et qui bénéficient de la meilleure visibilité, pour les principaux secteurs du e-commerce : la maison, la mode, la beauté, les loisirs, l’automobile, le BtoB, la puériculture, le sport et l’alimentaire.

L’année 2012 a été une année charnière avec l’arrivée de Google Panda qui a chamboulé considérablement le référencement de la plupart des comparateurs de prix et des guides d’achat. En 2013, ces derniers ont tenté de limiter leur dépendance à Google avec la mise en place de nouvelles stratégies d’acquisition de trafic (réseau de partenaires en marque blanche, box produits,…) et cela semble fonctionner car ils enregistrent une forte croissance du nombre de clics sur l’ensemble des secteurs. Clément Quivron, Responsable des comparateurs de prix chez Effiliation, affirme : « Tous ont porté leurs efforts sur la qualité de leurs contenus pour rester dans la course. Ces efforts ont manifestement payé puisque nous observons que les comparateurs de prix et guides d’achat ont fédéré un plus grand volume de clics en 2013, que l’année précédente ».

Des performances exceptionnelles à souligner…

En 2013, les comparateurs spécialisés tirent leur épingle du jeu. Par exemple, Chasse-aux-livres.fr enregistre un taux de transformation de 11,20% dans le secteur Loisirs ! Egalement, la valeur moyenne du clic de Rezulteo-pneu.fr a atteint 10,11€ dans le secteur Automobile.

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Écoles du web : quelle formation choisir ?

Publié dans Etudes le mardi 8 avril 2014 | Par Alexandre

Malgré le contexte économique actuel, le secteur du numérique est en pleine croissance. Cette progression se répercute tout naturellement au niveau des emplois car les prévisions sont prometteuses. Selon McKinsey, 450 000 emplois vont être créés d’ici 2015 dans le secteur du digital. A lui seul, l’e-commerce pourrait créer près de 20 000 emplois en 2014, dont plus de 15% seraient générés par les TPE et les PME uniquement.

Comment choisir son école web ?

Et cette évolution ne va pas cesser de s’amplifier dans les années à venir car la numérisation de l’économie transforme l’organisation de toutes les entreprises, à tous les niveaux et de tous les secteurs. L’innovation et l’apparition constante de nouvelles technologies ne feront qu’accentuer ce constat. L’Apec (Agence pour l’emploi des cadres) affirme que 35% des entreprises prévoient d’embaucher de jeunes diplômés issus d’un cursus spécialisé sur Internet. Du Community Manager au Webdesigner, en passant par le Développeur ou le Chef de Projet numérique, les métiers du digital sont variés et attirent de plus en plus les futurs candidats à l’embauche. Après un grand intérêt pour les agences Web qui avaient le vent en poupe à une certaine époque, les étudiants se tournent désormais vers l’annonceur directement, de la TPE aux grandes entreprises qui développement des pôles digitaux au sein de leur organisation. Mais encore faut-il que les entreprises qui recrutent, puissent trouver des candidats qualifiés…

Du coup, comment se former pour être en adéquation avec les évolutions constantes du secteur et répondre aux besoins en compétences des entreprises qui recrutent ? Sur quels critères choisir son école Web ? Voici quelques pistes qui pourront, nous l’espérons, vous guider.

Sur quels critères choisir son école Web ?

Outre les critères classiques que représentent le prix et les matières enseignées, certains critères ne sont pas négligeables; des critères qui sont valables pour toute école classique mais qui prennent tout leur sens pour une école du Net :

La capacité d’adaptation aux évolutions de son environnement :
Nous l’avons dit précédemment, le monde du numérique est en constante évolution du fait de l’arrivée toujours plus rapide de nouvelles techniques. Il convient donc que l’école Web que vous choisissez ait la capacité de s’adapter à ces changements rapides. Votre école doit vous enseigner le Web de demain et non pas celui d’hier.

Le réseau d’entreprises partenaires :
Comme pour toute école, le réseau de partenaires est important. Il ne s’agit pas seulement d’identifier les entreprises partenaires qui comptent parmi le réseau mais également le niveau d’implication de ces entreprises dans le partenariat. Une entreprise qui allie juste son nom à celui de l’école ne représente pas un partenaire viable. Celle-ci doit pouvoir proposer des stages, faire intervenir des professionnels du métier pour des enseignements ou pour l’intégration dans un jury pour un examen, entre autres.

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La Fevad publie les résultats de la 1ère étude sur l’engagement client dans l’e-commerce

Publié dans Etudes le jeudi 27 mars 2014 | Par Alexandre

A l’occasion du salon E-commerce One to One qui a eu lieu à Monaco du 18 au 20 Mars 2014, la Fevad a publié les résultats de l’étude réalisée par l’institut de sondages Opinionway sur l’engagement client dans l’e-commerce. Il s’agit de la première étude réalisée à ce sujet.

Engagement client dans l'e-commerce

Les comportements d’achat ont changé. Face à l’arrivée de plus en plus de boutiques en ligne, le cyberacheteur a désormais la possibilité de comparer les offres n’importe où et à n’importe quel moment. Associez à cela le fait que les marques sollicitent toujours plus les consommateurs via la publicité et vous obtenez des cyberacheteurs volatils et moins fidèles. Opinionway a donc cherché à comprendre et analyser la qualité et l’intensité de la relation qui unit le client aux sites e-commerce et ainsi, à définir les conditions et les critères de l’engagement client vis-à-vis des e-commerçants. Qui sont les clients engagés ? Quels sont les effets de cet engagement sur le comportement des clients ? L’enquête révèle les réponses à ces questions.

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Facebook n’est pas un réseau social gratuit !

Publié dans Etudes le jeudi 13 mars 2014 | Par Alexandre

Vous avez sans doute remarqué la baisse de la portée organique de vos publications Facebook… Comme d’habitude, vous vous démenez à publier un contenu de qualité, qui incite à l’engagement mais au final, celui-ci n’est vu que par très peu de vos fans. La faute à qui ? Aux utilisateurs eux-mêmes selon Facebook ! Pour le réseau social, il y a tellement de contenu créé sur la plateforme que ça pollue le fil d’actualité des utilisateurs…

Ainsi, Facebook bride la portée de vos publications. La question que je pose est la suivante : Facebook est-il encore un réseau stratégique pour les petits budgets ?

Vers une portée proche de zéro ?

La récente modification de l’algorithme Facebook est significative. Les premiers retours témoignent d’une baisse de la portée à 6,15% en Février 2014 contre 12,05% en Octobre 2013 ! Les pages ayant plus de 500 000 fans sont davantage impactées car la portée passe de 4,04% à 2,11%. L’agence Ogilvy qui a constaté ces données va même plus loin en indiquant que des sources chez Facebook auraient officieusement annoncé qu’il fallait s’attendre à une portée proche de zéro dans le futur… C’est tout de même étonnant lorsque l’on connait l’enjeu de Facebook à attirer les marques sur son réseau.

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Soldes d’hiver 2014 : c’est l’heure du bilan !

Publié dans Etudes le vendredi 14 février 2014 | Par Alexandre

Certissim, en collaboration avec l’institut GFK ont réalisé le bilan des soldes d’hiver 2014 pour le mois de Janvier. Le bilan est positif et confirme les tendances du 1er jour.

En effet, dans la lignée des tendances pronostiquées lors de la première journée de soldes, le nombre de commandes sur l’ensemble du mois de Janvier a augmenté de 11% pour un panier moyen de 192 euros, soit 23 euros de plus que l’année passée. Christophe Nepveux, Directeur Général de FIA-NET constate une hausse du chiffre d’affaires s’élevant à 27%. « Ces excellents résultats du e-commerce témoignent de l’adoption par les consommateurs d’un canal leur permettant d’acheter à tout moment, de n’importe où et au meilleur prix », témoigne ce dernier.

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Sondage sur les Français et la livraison e-commerce : e-commerçants donnez votre avis !

Publié dans Etudes le mardi 21 janvier 2014 | Par Séverine

Parce que la livraison est primordiale pour un secteur tel que la vente en ligne, il est important d’analyser en permanence l’offre et la demande afin de les ajuster et maximiser les ventes.

Les coûts et délais de livraison sont bien sûr des facteurs de décision d’achat ou d’abandon. Plus les frais de port sont faibles, plus la conversion est élevée. On constate également l’augmentation régulière de la proportion d’acheteurs qui retirent leur commande en point de vente, certainement parce que ce mode de retrait est gratuit…

Comment proposer une offre de livraison qui permette de satisfaire un maximum de clients ? Lire la suite

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Le multi-canal, c’est bien, le cross-canal, c’est mieux !

Publié dans Etudes le mercredi 20 novembre 2013 | Par Séverine

Multi-canal, cross-canal… ces termes reviennent de plus en plus souvent ! Le cross-canal était même le thème principal du dernier salon e-commerce à Paris en septembre dernier, l’événement e-commerce de l’année.

En tant qu’e-commerçants, il n’est franchement pas facile de s’y retrouver, d’autant plus que vous n’avez pas tous une formation en marketing ! Les marketeux déballent leur jargon sur les blogs, newsletters, réseaux sociaux, mais on s’y perd, et une explication simple et efficace s’impose…

C’est pour cela que je vous propose un dossier en plusieurs étapes en commençant aujourd’hui par une explication claire des termes multi-canal et cross-canal, par la suite je vous proposerai des témoignages d’experts qui répondront à mes questions et vous aideront à mettre en place votre stratégie !

 

Savoir différencier le multi-canal du cross-canal

Pour faire simple, une stratégie multi-canal repose sur la multiplication des canaux de vente mis à disposition, autrement dit, vente sur un site web, sur les réseaux sociaux, vente à distance par le biais d’un catalogue, vente par téléphone, m-commerce, etc.

Proposer le multi-canal à vos clients, c’est bien et apprécié, mais le plus souvent, chaque canal est indépendant de l’autre. Le client est obligé de choisir le canal qui lui correspondra le mieux, celui qui sera le plus adapté et le plus pratique pour lui.

 

Proposer le multi-canal, c’est bien, proposer et encourager le cross-canal, c’est mieux !

Une stratégie cross-canal repose principalement sur l’expérience client. Le cross-canal consiste à croiser tous les avantages que peuvent présenter les différents canaux.

Le client n’a plus à choisir entre tel et tel canal, il peut réaliser sa veille sur sa tablette, acheter son produit sur le site web à partir de son ordinateur, réaliser des économies en utilisant un code promo reçu par sms, puis choisir de se faire livrer directement en boutique car il n’est jamais présent aux horaires de passage du transporteur…

Vous l’aurez compris, le but du cross-canal est de favoriser la synergie entre les canaux pour apporter un maximum de confort au consommateur lors de son processus d’achat.

 

Pour résumé, c’est pouvoir acheter en tous lieux, à tout moment, et permettre une même expérience d’achat avec un même niveau de services quelque soit le point de vente.

Afin d’en comprendre les enjeux et savoir comment mettre en place une stratégie cross-canal, je vous donne RDV bientôt sur notre blog pour consulter des témoignages d’experts e-commerce ! Si nous avons dans notre communauté des e-commerçants ayant déjà mis en place une stratégie cross-canal, je vous invite à commenter cet article et à nous faire partager votre expérience…

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Pour vous, agence web, quelle serait la solution ecommerce idéale ?

Publié dans Etudes le mercredi 4 septembre 2013 | Par Vanessa

Au cas où vous n’auriez pas lu mes précédents billets, je suis Vanessa, je travaille chez WiziShop depuis quelques mois et mon rôle est de renseigner les professionnels du web qui souhaitent s’appuyer sur notre technologie pour réaliser des sites marchands. Il y a deux semaines, j’ai dressé un panorama des différentes solutions ecommerce Open Source les plus utilisées par les agences web. La semaine dernière, je suis allée un peu plus loin en me demandant si l’Open Source était réellement synonyme de liberté. Et nous avons pu voir que les agences se trouvent régulièrement face à de nombreuses contraintes.

Aujourd’hui je vous propose de participer à une grande réflexion nationale. Ensemble, nous allons essayer de définir la solution ecommerce idéale pour une agence web…
François Ziserman et Romain Boyer se sont dernièrement penché sur la question… Définir les contours d’une solution ecommerce idéale n’est pas une mince affaire. Surtout que les attentes pour un ecommerçant débutant, un ecommerçant expert ou une agence web qui doit créer le site de son client sont totalement différentes.

Les contours d’une solution ecommerce idéale…

Comme nous l’avons vu la semaine dernière, pour moi et les agences web que j’ai pu interroger, l’open source présente de nombreuses contraintes : des coûts de développement importants, des mises à jour complexes, des modules isolés qui rendent le fonctionnement du back-office plus difficile, des bugs techniques pris en charge par les prestataires…

Pour moi, clairement, l’avenir du ecommerce est dans le SaaS car les professionnels du web sont en attente de :

1. Une solution qui n’a pas besoin d’être installée. En 1 clic, l’agence peut créer un nouveau projet sans se soucier des problèmes techniques ou des bases de données.

2. Un outil complet, tout-en-un et qui répondra directement aux besoins classiques du client (90% des besoins sont les mêmes pour tous !) sans avoir besoin d’installer des dizaines de modules payants et de gérer leur compatibilité.

3. Une solution simple à prendre en main pour le client. Pas de formation à donner ni d’améliorations ergonomiques à apporter au back-office avant de le remettre à son client.

4. Une solution qui comprend l’infrastructure technique et notamment l’hébergement. Un hébergement Cloud qui s’adapterait aux besoins du client sans que le prestataire n’ait à intervenir ! Un hébergement ultra optimisé pour des temps de réponse très courts et un système de cache performant.

5. Une solution ecommerce que l’on peut facilement personnaliser graphiquement, sans avoir besoin de connaissances en développement. Une solution ecommerce qui pourrait offrir aux agences des templates de base efficaces et comprenant toutes les meilleures pratiques ergonomiques afin de leur faire gagner un temps précieux.

6. Une plateforme ecommerce qui évoluerait constamment mais sans avoir besoin d’intervention de la part du prestataire. Le client bénéficierait automatiquement de nouvelles fonctionnalités sans mise à jour à effectuer et sans coupure de service !

7. Une solution ecommerce qui prendrait à sa charge le support technique et la résolution des bugs pour que l’agence puisse se concentrer sur son cœur de métier.

8. Une solution qui, naturellement, serait à la pointe de l’optimisation pour le SEO. Pas besoin de passer 10 jours à reprendre les bases du référencement, tout serait déjà conçu idéalement…

9. Une solution ouverte qui permettrait via des API de repousser les limites et imaginer toutes sortes de développements personnalisés.

10. Un vrai accompagnement. Une personne physique que le prestataire pourrait contacter quand il le souhaite afin d’obtenir de l’aide sur la solution.

11. Des outils de suivi et de statistiques afin de retrouver chacun de ses clients, de se connecter sur leur compte et de suivre leur activité facilement.

12. La possibilité de facilement personnaliser le back-office des clients. Par exemple ajouter son logo, désactiver certaines possibilités…

Et vous, quelles sont vos attentes ? Que pensez-vous de ces propositions ?

Un outil parfait peut-il réellement exister ?

Honnêtement, je pense qu’il n’existe pas et qu’il n’existera jamais de solution parfaite capable de répondre à 100% des besoins de chacun. Selon le client, ses produits, ses outils de gestion, sa maturité, les capacités de l’agence web, son expérience en e-commerce, ses ressources ou encore ses spécialités, certains outils seront plus adaptés que d’autres.

Mais le constat le plus frappant c’est que la quasi totalité des projets ecommerce actuels sont réalisés en Open Source. Pourtant, comme nous venons de le voir les solutions SaaS ou les solutions propriétaires présentent de nombreux avantages et se rapprochent plus de la solution idéale pour les agences. Elles pourraient donc convenir à une majorité de projets. Mais alors pourquoi les agences ne franchissent-elles pas le pas ? Est-ce par habitude ? Ou bien est-ce simplement car elles n’ont pas connaissance d’une autre voie ?

Si je me pose et vous pose toutes ces questions, c’est que nous réfléchissons chez WiziShop depuis de nombreux mois à des outils complémentaires destinés aux agences et professionnels du web. Des outils pour leur permettre de gagner du temps et être plus efficace dans leurs créations de sites marchands. Nous réfléchissons à comment offrir une véritable alternative à l’Open Source.

Et nous ne souhaitons plus perdre de temps. Dès mardi prochain, je vous présenterai notre programme partenaires et les outils que nous avons imaginés pour vous ! Agences web, freelances, webdesigners, agences de communication… Ne ratez pas ce rendez-vous ! Je vous expliquerai tout en détail mardi 10 Septembre à 10h30… Une nouvelle voie va s’offrir à vous ;)

 

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L’Open Source est-il réellement synonyme de liberté ?

Publié dans Etudes le mardi 27 août 2013 | Par Vanessa

Je vous propose aujourd’hui de continuer ma série de billets commencée la semaine dernière. Pour rappel, je m’occupe d’accompagner les différentes agences web qui souhaitent créer les sites de leurs clients avec WiziShop. Depuis plusieurs mois, je m’interroge sur leurs problématiques et sur les outils qu’ils ont actuellement à leur disposition. Mercredi dernier, j’ai commencé à dresser un tour d’horizon des solutions ecommerce open source utilisées par les professionnels du web.

Cette semaine, j’aimerais que nous allions un peu plus loin dans notre réflexion. Si une grande majorité de professionnels se tournent instinctivement vers de l’open source, cela signifie-t-il pour autant qu’ils ont raison ? Est-ce que l’Open Source est réellement la solution à tous les projets de leurs clients ? Y’a t-il des contraintes à prendre en compte ? Nous pourrions même nous poser cette question, un peu polémique mais que je trouve justifiée : « Est-ce que l’Open Source est vraiment synonyme de liberté ? » …

 

Développer un site ecommerce en Open Source coûte-t-il trop cher ?

Cette première question peut paraitre étonnante, car de prime abord, l’Open Source est souvent considéré comme « gratuit ». Oui, il n’y a pas de licence à payer pour utiliser la solution mais l’agence web doit prendre en compte bien d’autres facteurs lorsqu’elle concocte son devis :

  • L’installation
  • L’optimisation de la solution
  • La couche graphique
  • Les modules supplémentaires souhaités par le client
  • Le développement nécessaire pour intégrer tout cela
  • L’hébergement du site

Le problème que j’ai aperçu en sondant quelques agences web habituées à travailler avec de l’Open Source, c’est qu’au fur et à mesure que la solution se développe et se perfectionne, le degré de complexité technique grimpe en parallèle. L’agence est donc forcée d’embaucher de réels spécialistes techniques de la solution et d’allonger les temps de développement minimum. Bien entendu, cela se ressent fortement sur les tarifs qu’elle va devoir annoncer à son client. Un site assez basique sous Prestashop vendu il y a quelques années aux alentours de 5 000€ doit désormais être facturé 8 à 10 000€ pour que l’agence entre dans ses frais. Et là on ne parle pas de projets complexes qui peuvent bien évidemment grimper jusqu’à plusieurs centaines de milliers d’euros…

Mais ce tarif plancher d’environ 8000€ est-il en adéquation avec le marché ?

Là encore, vu le nombre de sites marchands produits chaque année par les agences web, freelances, agences de communication, on peut se dire que cela n’est pas forcément un frein. Mais si on creuse plus, on peut se demander :

1. Est-ce que les agences n’auraient pas encore plus de clients si les tarifs de développement étaient moins importants ? J’en ai rencontré plusieurs qui m’ont exposé le fait qu’elles refusaient des clients qui n’avaient que 4 à 6 000€ de budget. Pas assez rentables pour elles.

2. Est-ce que certains clients de ces agences qui ont un budget serré ne pourraient pas utiliser leur argent autrement ? Imaginons que le client ait 15 000€ de budget. L’agence va lui proposer un site à 10 000€ et 5 000€ d’actions marketing (SEO, accompagnement, Community Management, Adwords…). Ne croyez vous pas que l’agence et le client seraient plus heureux si le budget de création du site était de 5 000€ et le budget communication de 10 000€ ? Moi je suis convaincue que le client développerait mieux sa boutique et que l’agence y serait également gagnante. Pas vous ?

Je vais aller encore plus loin dans ma démonstration. Tenez vous bien ! Si l’on prend les chiffres récents de la FEVAD, on constate que 95% des boutiques en ligne françaises génèrent moins d’un million d’euros de ventes par an. Vous serez d’accord avec moi pour dire que nous avons donc 95% de moyens, petits et très petits sites ecommerce sur le marché. La moitié d’entre eux ne dépassera jamais les 100 transactions par mois.

Pour résumer, on a donc d’un côté un marché composé principalement de petites structures et de l’autre des agences web obligées de faire payer des sommes importantes à leurs clients. Ma question de départ n’est donc peut être pas si ridicule. On peut vraiment se demander si le marché et l’offre qu’on lui propose « collent » réellement entre eux, n’est-ce pas ?

 

Le site est créé. Et après ?

L’agence et le commerçant se sont mis d’accord pour un budget pour le développement et la mise en ligne du site, en fonction des besoins de ce dernier.
Le commerçant qui trépignait d’impatience, peut enfin activer sa boutique et se lancer à corps perdu dans le monde complexe et hyper concurrentiel d’Internet et du e-commerce en particulier…
Jusque là tout va bien, nous sommes dans une relation commerciale « normale »…
Mais imaginons une seconde que des événements complètement imprévus interviennent ? Prenons quelques exemples et posons-nous ensemble quelques questions :

Que se passe-t-il si le commerçant contacte de nouveau l’agence parce qu’il souhaite faire évoluer sa boutique ?
Parce que, bien entendu, après quelques semaines/mois d’activité et à regarder ce que proposait la concurrence, il aimerait bien lui aussi bénéficier de nouvelles fonctionnalités qui pourraient lui permettre de mieux animer sa boutique et peut-être vendre plus…

  • Est-ce que le commerçant avait prévu ce nouveau budget ? (achat de module + installation de la part de l’agence)
  • Est-ce que l’agence, qui sera certainement en train de travailler sur d’autres projets, aura de la disponibilité pour lui ?
  • Est-ce que les délais annoncés par l’agence, correspondront aux attentes du commerçant ?
  • Est-ce que les nouvelles fonctionnalités que l’agence va lui installer vont être compatibles avec les autres modules du site ?

Que se passe-t-il si quelques semaines après le lancement de la boutique, la solution Open-Source sort une mise à jour ?
Le client va prendre connaissance de cette mise à jour sur son back-office, il va forcément se tourner vers son agence pour pouvoir en profiter. Comme tous les autres clients… Au même instant…

  • Évidemment cela pose des questions d’organisation au sein de l’agence. Pourra t-elle réaliser la mise à jour pour ses 10, 50 ou 200 clients ? Sous quels délais ?
  • Comment le client va-t-il réagir quand l’agence va lui annoncer qu’il faut intervenir durant plusieurs heures, voir plusieurs jours, sur sa boutique ? Avait-il prévu ce budget ?
  • On peut raisonnablement imaginer que les modules mis en place sur la boutique ne fonctionneront plus… ce qui risque d’agacer l’agence et de faire grimper l’addition…

Que se passe-t-il si au bout de quelques semaines le client trouve un bug lié à la solution Open-Source ?
Le client de l’agence ne va pas se tourner vers Magento, Prestashop ou RBS Change. Non, il n’a pas de relation directe avec la solution Open-Source et devrait s’acquitter d’une prestation de support auprès d’elle si il le souhaitait vraiment. Il va donc s’adresser naturellement à son agence…

  • L’agence a t-elle mis en place un système de suivi par ticket ? Est-elle en mesure de traiter ses bugs ?
  • Plus généralement, est-ce le rôle de l’agence d’assurer ce suivi technique ?
  • Pendant combien de temps devra t-elle être l’interlocuteur du commerçant ? Les jours suivant le lancement ? Les premiers mois ? Pendant des années ? Si on multiplie par le nombre de clients de l’agence, cela peut rapidement devenir une activité extrêmement chronophage…

Que se passe-t-il si le site marchand augmente considérablement son trafic ?
L’activité commence à sérieusement décoller et l’hébergement prévu au départ ne suffit plus. Le marchand va, là encore, se tourner vers son agence pour trouver une solution.

  • Commençons par le commencement. A l’origine, l’agence a-t-elle tout fait pour optimiser le site ? La compression des CSS et javascripts, la mise en cache, l’optimisation HTML, les réglages et mises à jours du serveurs… L’hébergement est un métier complexe et qui doit être adapté à la solution technique. Est-ce que l’agence peut se permettre tout se travail de fond ? Ou est-elle obligée de sur-dimensionner son hébergement (et les coûts qui vont avec bien entendu !) ?
  • Combien de temps faudra t-il à l’agence pour arriver à augmenter les tuyaux ? Quel sera le coût supplémentaire pour le marchand ?
  • Si il y a un besoin temporaire (grosse campagne de communication, soldes, fêtes de fin d’année, passage au JT de 13h – Jean Pierre si tu nous lis, tu as le bonjour du comté Niçois -…), l’agence pourra t-elle répondre aux besoins dans un temps extrêmement court ? A t-elle imaginé un hébergement flexible ? Pas évident… Cette réactivité sera certainement réservée aux plus grosses agences et aux plus gros budgets… Le commerçant ne va donc pas pouvoir profiter de ce fabuleux coup de projecteur ?

 

Qu’est-ce que la liberté ?

En guise de conclusion, et comme c’est la rentrée la semaine prochaine, je vous pose cette question philosophique… Vous avez 2h pour me rendre votre copie !
Si l’on en croit notre ami Wikipédia, un logiciel Open-Source est un logiciel libre. Ou plutôt un logiciel qui est proposé par le biais d’une licence d’utilisation libre.
Mais avec toutes les questions posées précédemment, je me dis que la liberté semble s’arrêter là !

Si l’on se place au niveau du marchand, cela a un coût élevé. Il a donc moins de liberté par la suite pour faire ses actions marketing et des améliorations sur son site.
Si l’on se place au niveau de l’agence, cela lui ajoute un grand nombre de contraintes : la complexité technique (difficulté de recrutement, difficulté à marger, difficulté à évaluer le temps de travail), l’hébergement à prendre en compte, les mises à jours nombreuses à répercuter, des éventuelles failles de sécurité rapidement exploitées car publiques ou encore le support technique à prendre en charge.

Alors, bien évidemment, vous allez me dire que la liberté qu’offrent les solutions open-source réside dans la possibilité de faire du sur-mesure, d’ajouter son propre code PHP, de mettre les mains dans le cambouis. Ok, c’est un argument recevable. Mais combien d’ecommerçants ont-ils réellement besoin que leur agence leur développe une fonctionnalité unique et sur-mesure ? 5% ? 10% des projets tout au plus ?
De là à conclure que 90% des projets réalisés en Open-Source par les agences web ne devraient pas l’être… Il n’y a qu’un pas que je ne franchirai pas ! En tout cas pas cette semaine ;)

La semaine prochaine je vous donne rendez-vous sur ce blog pour débattre ensemble de ce que serait la solution ecommerce idéale pour les agences web. Une solution qui permettrait peut-être de gagner en liberté et de mieux répondre aux attentes du marché… En attendant, n’hésitez pas à me laisser votre avis sur ce billet et à donner votre point de vue sur toutes les questions que j’ai pu évoquer (et elles sont nombreuses !).
Bonne semaine à tous et à toutes !

 

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Panorama des solutions e-commerce open source

Publié dans Etudes le mercredi 21 août 2013 | Par Vanessa

Comme ce post est mon premier sur le blog WiziShop, je vais en profiter pour me présenter. Je suis Vanessa et j’ai rejoint l’équipe il y a quelques semaines. Mon rôle est de m’occuper des agences web qui utilisent notre solution pour créer les sites de leurs clients. Je suis là pour les accompagner dans la gestion de leurs projets, répondre à leurs questions et les conseiller. En échangeant avec eux, j’ai été surprise de constater que 99% des agences ont pour réflexe de se tourner vers des solutions open source pour créer les boutiques en ligne de leurs clients.

J’ai voulu comprendre pourquoi et j’ai donc fait un tour d’horizon des solutions e-commerce open source les plus utilisées par les agences web. J’en profite pour partager mes impressions avec vous.

Magento

Leader mondial sur son marché et propriété d’eBay, Magento est une solution flexible qui permet de répondre à une grande variétés de besoins. Riche en extensions et fonctionnalités (plus de 350), Magento offre notamment :

  • un outil de suggestion de produits avec commentaires et notations
  • mise en avant des promotions et du merchandising en fonction des cibles de client
  • segmentation de clients
  • SEO
  • option de paiement et de méthode de livraison multiples

Depuis sa création en 2008 aux Etats-Unis, plus de 150 000 boutiques ont été créées sous Magento avec des clients célèbres tels que The North Face, Zadig&Votltaire ou encore les boutiques australiennes et anglaises de Nike.

Mon avis : Magento est une des solutions open source les plus puissantes et populaires du moment. Mais c’est aussi une des solutions les plus complexes à maîtriser et à paramétrer qui nécessite de nombreuses connaissances techniques voire un spécialiste Magento en interne. Il me semble donc judicieux de ne se tourner vers cette solution que pour réaliser des projets ambitieux au budget adapté.

 Prestashop

Prestashop, le challenger français, a su s’imposer en France et en Europe et a reçu de nombreux prix depuis sa création. Après deux levées de fonds en 2010 et 2011, l’objectif est d’intensifier son développement à l’international et d’améliorer la solution : lancement d’une nouvelle version en mars dernier et développement de nouvelles fonctionnalités. La solution fédère une communauté importante d’agences, de développeurs et de commerçants. Elle met à disposition de ses utilisateurs plus de 300 modules et de fonctionnalités parmi lesquels :

  • SEO
  • outils statistiques et de reporting
  • gestion des taxes selon la localisation

Lancée en 2007, Prestashop revendique la création de 135 000 boutiques avec des clients tels que Planet Sushi ou The Fab Shoes.

Mon avis : simple à prendre en main, Prestashop est une bonne solution, française de surcroît, particulièrement adaptée pour les projets des PME disposant d’un budget moyen. Mais après une année 2012 difficile et le lancement laborieux de sa version 1.5, Prestashop suscite beaucoup d’interrogations et est attendu au tournant par ses partenaires. Beaucoup d’agences se demandent quelle va être la stratégie de Prestashop pour les mois à venir.

 OpenCart

Open Cart a fait son apparition récemment sur le marché des solutions e-commerce open source et s’est fait remarquée par sa facilité d’installation et ses nombreux avantages :

  • multi-langues, multi-devises, multi-boutiques
  • possibilité de noter et commenter les produits
  • SEO
  • outil de back-up et de restauration de la boutique

Crée en 2010 aux Etats-Unis, Open Cart a par exemple été choisie par The British Red Cross. et est actuellement la solution open source qui monte.

Mon avis : Open Cart est particulièrement adaptée pour les projets des start-ups et des petits e-commerçants mais nécessiterait de fortes compétences en matière de langage PHP. Encore confidentielle en France, c’est la solution open source qui monte en ce moment. A suivre de près donc.

RBS Change

Lancée en 2010 en open-source, cette solution française offre de nombreuses fonctionnalités intéressantes comme le multi-boutiques, le multi-canal, le multi-entrepôts. Sa véritable valeur ajoutée réside dans la gestion du cross-commerce.

Aubert et Rossignol ont choisi RBS Change pour la réalisation de leur site e-commerce.

Mon avis : Evolutive et efficace, RBS Change est à conseiller pour des projets ambitieux et des clients ayant un bon budget de départ.

Hybris

Cette solution allemande offre une très bonne gestion du multi-canal et des grands catalogues produits. Hybris possède de nombreux points forts comme les « demonstration stores », boutiques clés-en-main, pré-paramétrées et fonctionnelles.

Créé en 1997, Hybris a été choisie par des entreprises internationales comme AdidasLufthansa et Levi’s.

Mon avis : Hybris est une solution particulièrement adaptée aux enjeux des projets e-commerce de grandes entreprises.

 VirtueMart

Lancée en 1997, la solution allemande est utilisée par de nombreux e-commerçants et fédère une communauté active de 300 000 membres sur son forum. Si cette communauté produit de nombreux modules, la solution reste plutôt faible en terme de fonctionnalités. Hérité de Joomla, son système de templates est particulièrement efficace.

Mon avis : VirtueMart convient très bien dans le cas de petits et moyens projets e-commerce.

Drupal Commerce

Drupal Commerce est une solution robuste et complètement personnalisable grâce à 16 000 modules additionnels disponibles. Pour une prise en main plus simple et  un lancement rapide, Drupal propose une version « kickstart store » avec des paramètres préconfigurés.

Lancée en 2011, Drupal est une solution e-commerce jeune mais qui a déjà conquis plus de 25 000 commerçants tels que Cartier, ou Kenzo.

Mon avis : Drupal est une solution flexible qui s’adapte à de nombreux types de projets. Elle est particulièrement efficace pour les boutiques ayant à gérer des catalogues produits de plusieurs milliers de références.

Oracle

Présente sur le marché depuis 1998, ATG a été rachetée par Oracle en 2011.

Mon avis : Oracle est une solution flexible, au back-office simple à prendre en main et plutôt adaptée à des gros sites e-commerce disposant d’un beau budget.

Oxid E-shop

 

La solution allemande existe depuis 2003 mais n’est sorti en version open source qu’en 2008 et compte parmi ses clients Intersport et Haribo.

 

Mon avis : cette solution permet de réaliser des sites de qualité malgré quelques limites en termes de fonctionnalités. Elle réalise malgré tout de belles performances sur des projets e-commerce complexes.

ZenCart

Lancée en 2003 aux Etats-Unis,  ZenCart est aujourd’hui utilisée par une large communautés d’e-commerçants à l’international.

Mon avis : n’ayant pas bénéficié d’investissements et de développements, la solution apparaît comme « datée » comparée à ses concurrents.

Les questions à se poser avant de choisir une solution e-commerce

Comme nous pouvons le voir, les agences ont le choix entre de nombreuses solutions open source lorsqu’il s’agit de développer les sites e-commerce de leurs clients. Impossible de déterminer laquelle est la meilleure puisque chacune est adaptée à un type de projet. Pour déterminer quelle solution saura le mieux répondre aux besoins de leurs clients, les agences doivent ainsi pouvoir répondre à plusieurs questions :

  • Quel est le budget du client ?
  • Quels sont ses besoins en terme de fonctionnalités ?
  • Dispose-t-il de connaissances techniques ou faudra-t-il le former pour qu’il puisse prendre en main son site ?

De nombreuses questions se doivent d’être posées à son client afin de mieux connaître son projet, ses besoins, ses capacités… et bien évidemment son budget. Je vous propose d’approfondir ce sujet dans un nouveau billet qui sera publié la semaine prochaine et dont le thème sera « L’Open Source est-il réellement synonyme de liberté ?« . Tout un programme !
En attendant, je vous invite à réagir et à me faire partager vos expériences et votre point de vue en tant qu’agence web, freelance…

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