30 août

Le chiffre du jour : 60 millions

Publié dans Le chiffre du jour | Par Gregory

C’est le nombre d’Européens qui seraient plus enclins à acheter un produit ou service s’ils lisaient un commentaire positif sur un blog d’après l’étude réalisée par Ipsos et relayée par le Journal Du Net il y a quelques semaines de cela.

Il est intéressant de voir ce chiffre au moment où de plus en plus d’acheteurs ne font plus confiance aux médias traditionnels. Le pouvoir qu’ont les acheteurs entre eux est infini. Il reprend le principe du bouche à oreille mais à grande échelle. Au lieu de dire à un ami que ce produit est révolutionnaire, je le dis sur un blog ou sur un site de shopping communautaire (j’y reviendrai dans le prochain paragraphe) et là je peux toucher des milliers de lecteurs ! Et il est évident qu’entre la marque qui nous dit « mon produit est révolutionnaire » et un internaute qui dit « j’ai acheté ce produit, il est révolutionnaire », nous allons accorder beaucoup plus de crédit à l’internaute…

Il n’est donc pas étonnant de voir fleurir les sites de shopping communautaire ces derniers temps tels que Shopreflex ou looneo. Le principe est simple, les internautes peuvent choisir leurs produits selon les recommandations des autres. Il est possible de laisser son avis, voir de noter les produits ou services.

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5 commentaires pour “Le chiffre du jour : 60 millions”

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  1. Jérôme

    “nous allons accorder beaucoup plus de crédit à l’internaute…” : peut-être, mais lequel ?

    Comment avoir confiance en un parfait inconnu ? Comment être sûr que derrière ce quidam, il n’y a pas une agence de comm ou un pigiste du service marketing ?

    N’a-t-on jamais vu des “blogueurs” parler de encenser des produits qu’il n’ont jamais vu ?

    Une solution serait d’identifier le quidam, de pouvoir le “tracer” pour l’évaluer afin de pondérer son avis. Mais quel sera la réaction des “rédacteurs d’avis” si on leur demande une identification formelle ainsi qu’une preuve achat ou d’utilisation du produit ?

    Bref le socialShopping a ses limites qu’il faut bien appréhender.

  2. Jérôme Charron

    “Comment avoir confiance en un parfait inconnu ?”
    Jérôme, c’est justement pour cela que sur Shopreflex nous mettons l’accent sur les outils communautaires (calcul d’affinités, discussions publiques, messagerie privée, visibilité des actions de chaque utilisateur), afin de rapprocher les gens.
    Tout comme si quelqu’un vous conseil un produit, vous n’aurez pas le même degré de confiance en fonction de la personne dont il s’agit, en fonction de ce que vous savez de lui, en fonction de ce que les autres vous ont dit de lui.
    Dans le shopping communautaire, il ne faut pas voir que l’aspect notations et commentaires, mais aussi et surtout l’aspect communautaire, les relations entre les gens qui comme dans la vraie vie vont se tisser en fonction d’affinités objectives ou subjectives.

  3. Jérôme

    Jérôme: Je comprend la démarche, mais j’en aperçois les limites.

    Tu fais une analogie monde physique/monde virtuel mais tu oublies que dans le monde physique nous avons beaucoup moins de masques. Quand je croise quelqu’un dans la rue, je l’écoute, je vois son allure, éventuellement son entourage… bref plein d’éléments qui permettent de situer la personne, et que l’on retrouve difficilement sur le net.

    De plus avec un système de pseudo “libre”, rien ne me garanti que le “dudule” sur le site X est bien celui qui paraissait expert sur le site Y. Les présentations peuvent même être trompeuses. Une identification fiable (type OpenID) pourrai atténuer ce problème.

    Et en l’absence de contrôle, si le phénomène socialShopping prends de l’ampleur, je ne serai pas étonné de voir des agences spécialisées dans la rédaction d’avis (d’ailleurs cela existe déjà sur les forum), ou des régies qui paie des quidam pour orienter les avis (un peu comme les billets rémunérés sur certains blogs)

    Mais le concept est intéressant et surement un bel avenir.

  4. Jean-Philippe

    Je suis d’accord avec Jérôme et le phénomène qu’il décrit (rédaction d’avis) existe déjà. Plusieurs cas de marques ayant payé des blogueurs (je ne peux pas retomber sur les noms, dsl) ont déjà éclaté au grand jour.

    Maintenant, les blogs et Internet en général permettent d’obtenir rapidement de nombreux avis sur un même produit.

    Encore une fois, il faudra rester critique sur les avis que nous lisons et sur les notes données au produit et vérifier cette note sur plusieurs sites

  5. Jérôme Charron

    Jérôme, Jean-Philippe, je suis tout à fait d’accord avec vous. Mais au delà du social shopping, c’est un problème bien plus large d’identité numérique. Les plateformes de social shopping indépendantes (type shopreflex) ont au moins l’avantage de n’être en partenariat avec aucun site de ecommerce. Ce qui veut dire que par exemple, les produits que nous mettons en avant le sont par des algorithmes non biaisés (contrairement à ce qui se pratique sur les sites de ecommerce par exemple) reposant uniquement sur les avis et commentaires des internautes.
    Certes, il faudra être vigilant aux attaques du style “rédaction d’avis par des agences”, mais nous n’en sommes pas encore là, et nous offrons déjà un premier niveau d’impartialité par rapport aux notes et commentaires.
    Plus les plateformes de social shopping seront fréquentées, plus elles seront “spammés” (tout comme les moteurs de recherche), et en effet, il faudra alors trouver les moyens de lutter contre ce spam.

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