1. Solutions classiques de paiement en ligne avec un contrat de Vente A Distance (VAD)

Votre démarche prioritaire doit être d’obtenir avec votre banque ou un autre organisme bancaire un contrat de vente à distance (VAD). Il s’agira simplement de remplir un formulaire, que l’organisme choisi vous remettra, en répondant à des questions concernant votre activité commerciale.

Une fois le contrat accepté et signé par les deux parties, la banque vous attribuera un numéro de VAD, c’est une clé commerçant qui vous permettra d’utiliser le Terminal de Paiement Electronique virtuel (en ligne) afin de pouvoir accepter le paiement en ligne par carte bancaire.

D’après une étude réalisée sur la sécurité des services de paiement, vous devez savoir que le paiement par carte bancaire reste le moyen le plus utilisé.

Concrètement comment celà fonctionne ?

C’est en fait la banque qui gère la transaction et assure aux deux parties, commerçant et client, le bon déroulement du paiement.
Au moment du règlement, le client bascule sur la page de paiement hébergée sur le serveur de la banque gestionnaire des transactions.
L’organisme bancaire vérifie en ligne l’autorisation de la transaction et informe le commerçant de la transaction.
Le commerçant gère les transactions (validation, annulation, paiement différé…) sur le site de la banque.
Les transmissions de données s’effectuent sur le réseau bancaire, avec confidentialité des données du client (infos carte bancaire).

Quels organismes bancaires contacter ?

Pour être tout à fait honnête, réussir à gagner la confiance d’une banque peut s’avérer parfois difficile. En effet, auprès de certains interlocuteurs, avoir envie de développer une activité e-commerce semble être une initiative marginale, surtout lorsqu’il s’agit d’une jeune entreprise qui n’a pas encore de passif. Malgré tout, avec la démocratisation du e-commerce, on devrait trouver de moins en moins d’agents bancaires étroits d’esprit et frileux de vous écouter, de vous aider et de vous accompagner dans votre démarche entrepreneuriale.
Ces efforts sont cependant nécessaires car la mise en place du système de paiement en ligne de votre banque sur votre site est un gage de crédibilité. Différentes études ont démontré que les consommateurs accordaient plus de confiance et achetaient plus facilement sur les sites présentant le logo et le moyen de paiement de leur banque.

Il est difficile de mettre en avant une banque plutôt qu’une autre, que ce soit en terme de services ou de tarifs.

Sachez que les banques fonctionnent avec des modèles économiques similaires : vous retrouverez chez tous ces prestataires des frais de mise en service, un abonnement mensuel et des commissions pour chaque transaction qui peuvent être un pourcentage, une somme définie voire les deux. Il faut savoir également que tous les tarifs proposés sont largement négociables en fonction de votre activité, du chiffre d’affaires escompté et… de la personne que vous avez en face de vous.
La sélection peut s’opérer selon les frais demandés par la banque, les monnaies proposées, les options du TPE virtuel (possibilité de remboursement des transactions par exemple), les cartes bancaires acceptées (American express, etc… ) ou tout simplement votre souhait de garder votre banque actuelle.

A titre informatif, je vous mets en lien les sites présentant les solutions de paiement en ligne des principaux établissements bancaires et également à titre indicatif, leurs tarifs :

BANQUE POPULAIRE : CyberPlus Paiement
Frais d’ouverture de 200€ HT, abonnement mensuel de 23€ HT, commission/transaction de 1% + 0,17€ de fixe.

BNP PARIBAS : Merc@net
Frais d’ouverture de 389€ HT, abonnement mensuel de 30€ HT, commission/transaction non communiquée.

CAISSE D’EPARGNE : SP Plus
Frais d’ouverture de 300€ HT, abonnement mensuel de 15€ HT, 0,8% + 20€/mois (100 transactions) + 0,5€/transaction supplémentaire.

CREDIT AGRICOLE : E-transactions
Frais d’ouverture de 242€ HT, abonnement mensuel de 16€ HT, commission/transaction NC.

CREDIT DU NORD : Webaffaires

CREDIT MUTUEL : Cybermut
Frais d’ouverture de 150€ HT, abonnement mensuel de 15€ HT, commission/transaction de 0,8% + 0,15€.

LA BANQUE POSTALE : Scellius
Frais d’ouverture de 300€ HT, abonnement mensuel de 15€ HT, commission/transaction de 1,5% + 0,15€.

LCL : Sherlock’s
Frais d’ouverture de 600€ HT, abonnement mensuel de 16€ HT, commission/transaction NC.

SOCIETE GENERALE : Sogenactif
Frais d’ouverture de 153€ HT, abonnement et commission/transaction NC.

CIC : SSL
Frais d’ouverture de 150€ HT, abonnement mensuel de 15€ HT, commission/transaction de 0,8% + 0,20€.

Dans la suite du dossier, nous verrons que votre contrat VAD vous donne la possibilité d’intégrer à vos modules de paiement des assurances supplémentaires afin d’augmenter la fiabilité des transactions.

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7 commentaires pour “Le paiement en ligne : les solutions avec contrat VAD”

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  1. Guillaume

    Ceci n’explore QUE les solutions proposées par les banques… et apr lesquelles tu leur es pieds et poings liés.

    Une alternative est d’adopter un TPE virtuel tiers, cad de payer un prestatire qui t’offre son outil à intégrer sur le site, et qui prend en charge la gestion de tes transactions et l’interaction avec ton compte VAD.

    L’intérêt est que tu ne dépend plus de l’outil proposé par les banques. Et que tu peux en général changer en moins de 24 H le compte VAD (et donc la banqueà liée à ce TPE virtuel… C’est un argument de poid dans les négo pour le VAD avec les banques.

    Il en existe plusieurs: PAYBOX et OGONE étant les plus réputés (j’ai personnellement été client avec bonheur du premier )!

  2. Gregory

    Ne t’inquiète pas, les prochains chapitres de ce dossier évoqueront les solutions alternatives ;)

  3. mathias

    Une bonne solution pour convaincre une banque d’ouvrir un contrat VAD : faire quelques mois en paypal avant de faire la demande avec en main l’historique des transactions…

  4. Guillaume

    A propos des difficultés d’ouverture d’un contrat VAD avec sa banque, il faut bien comprendre le point de vue des banquiers:
    l’entièreté du CA réalisé avec un contrat VAD par CB est considéré par eux comme une espèce très particulière de crédit.

    En effet, la loi impose aux banques de rembourser tout client qui s’estimerait floué… et la charge de la preuve appartient aux commerçant. Cad qu’un client demandant un remboursement aurait PAR PRINCIPE droit, charge au commerçant d’apporter la preuve de la commande…

    Deux conséquences:
    * rassurer son banquier sur les dispositifs de contrôle des logs que vous avez adoptés (preuve du double-clic notamment)
    * se rappeler dans la négo que dans l’esprit du banquier, si vous ne livrez pas, c’est LUI qui doit rembourser. Donc plus vous faites de chiffres… plus vous engagez SA responsabilité… on comprend qu’ils hésitent.

  5. Frederic LOOS

    Opter pour la solution de sa banque ou un prestataire indépendant ??

    Dans le cadre d’un service d’encaissement cartes bancaires sur internet ou en Vente A Distance (VAD), vous devez veiller à effectuer 2 comparatifs et 2 négociations :

    - Les frais liés à la solution de paiement ou TPE Virtuel, composés de 3 parties :
    * les frais de mise en service généralement facturés à l’ouverture et non renouvelables, (module, assistance à l’intégration, paramétrage, perso de la page de paiement),
    * l’abonnement mensuel au service TPE Virtuel intégrant ou pas un forfait de transactions inclues offertes,
    * le coût unitaire par transaction correspondant au coût technique associé au processing des transactions (X25),

    - Les frais liés au contrat monétique de Vente A Distance (VAD) composés de 3 ou 4 parties :
    * la commission proportionnelle ZONE EURO (% prélevé sur les montants encaissés - entre 0,5 et 1%),
    * la commission proportionnelle HORS ZONE EURO (environ 1,5%),
    * le minimum de perception de la commission proportionnelle (environ 0,20 Euro - poste très important à vérifier en cas de projet d’encaissement à faible montant unitaire),
    * la commission fixe (souvent 0,15 Euro si vous passez par le TPE Virtuel proposé par la banque).

    ATTENTION : si vous n’optez pas pour la solution techniquement propriétaire à votre banque, vous ne devez pas payer “la commission fixe (souvent 0,15 euro)” car c’est votre opérateur de paiement alternatif et indépendant qui vous facture ce poste via la ligne “coût unitaire par transaction”.

    Les autres points à vérifier :
    - Est-ce que le contrat de service du TPE Virtuel de la banque intègre une clause d’engagement de disponibilité, ainsi que des pénalités prévues en cas d’indisponibilité (SLA),
    - Est-ce que le Support Clients est accessible sans frais (n° surtaxé) et est compétent,
    - Est-ce que la solution est adaptée à votre mode de traitement (gestion des différés d’encaissement ou 3 fois sans frais par exemple, gestion d’abonnements,…),
    - La solution permet elle de vous accompagner au delà du canal internet (centre d’appel, mobilité, dialogue avec votre ERP VAD,.. + web),
    - Quelle est l’ouverture de la solution sur les cartes et méthodes de paiement du marché au delà des simples Visa et Mastercard (Amex, Diners, Jcb, Cetelem, Cofinoga, Sofinco, 1Euro, BornExpress, PayPal, Sofinco, Google CheckOut,…),
    - Les fonctions back-office (remboursement total partiel, annulation totale ou partielle, gestion des différés d’encaissement,…),
    - Services d’aide à la décision et alertes (anti-fraude),
    - Pouvez-vous recevoir quotidiennement un fichier structuré consolidant vos encaissements,
    - Page de paiement personnalisable ?
    - Les changements de banques sont ils possibles et gratuits ?
    - ….

  6. Nico

    @guillaume : “se rappeler dans la négo que dans l’esprit du banquier, si vous ne livrez pas, c’est LUI qui doit rembourser. Donc plus vous faites de chiffres… plus vous engagez SA responsabilité… on comprend qu’ils hésitent.”

    En fait, ce n’est pas lui qui rembourse, il revient chercher l’argent sur le compte du commercant ! donc sa frilosité tient plus du fait de la jeunesse de la société ou de la solvabilité minimale (certains banquiers demandes de bloquer une somme d’argent qui servirait en cas de répudiation de paiement)

  7. JM

    A une époque il fallait adosser au contrat VAD une somme bloquée (réserve ou garantie) pour garantir un certain nombre de transactions, est-ce toujours le cas / pour la fraude ?
    De plus je crois qu’il y avait aussi une facturation des transactions non abouties.

Un trackback

  1. [...] articles de wizishop (encore un ) que je vous copie/paste ici [...]

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