D’après le baromètre du e-commerce que vient de publier l’ACSEL, on observe que le chiffre d’affaires du e-commerce français a augmenté de 25% au troisième trimestre 2008 par rapport à la même période l’an dernier. Il atteint donc 4 milliards d’euros, ce qui correspond à 42,7 millions de transactions en ligne, chiffre en augmentation de 26% sur un an.

Dans ce troisième trimestre, les 23 e-commerçants du panel de l’ACSEL (Association de l’Economie Numérique) ont réalisé un chiffre d’affaires de près de un milliard d’euros, soit une progression de 12% par rapport à la même période de l’an dernier. Malgré ces résultats positifs, le président de l’ACSEL, Pierre Kosciusko-Morizet dresse une analyse assez lucide : “Pour ce panel, le troisième trimestre est objectivement moyen, car les mois de juillet et août, plongés dans une ambiance de crise, ont été moyens. Mais à côté de ces gros sites, il y a beaucoup de petits nouveaux qui tirent la croissance vers le haut. Une dynamique très positive, donc, et qui ne faiblit pas.”

Pierre Kosciusko-Morizet pense également que “à l’avenir, la croissance va reposer sur les très gros sites et sur les tout petits. C’est dans le ventre mou entre les deux que se situe le danger… et qu’on va sans doute assister à une concentration des acteurs.”

Un marché plus mature

Depuis 2007, le e-commerce en France connaît un très fort développement. Aujourd’hui encore avec 25% au troisième trimestre, le e-commerce connaît une belle croissance, pourtant il est observé un ralentissement qui “reflète surtout un business qui mûrit” comme le fait remarquer Pierre Kosciusko-Morizet.

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Éric Besson, secrétaire d’Etat chargé de la Prospective, de l’Evaluation des politiques publiques et du Développement de l’économie numérique, s’est vu confier une mission par le Président de le République au mois d’avril 2008.
L’objectif est d’élaborer un plan de développement de l’économie numérique, capable de replacer la France parmi les grandes nations numériques à horizon 2012 : France Numérique 2012 !

Ce plan, présenté le 20 Octobre 2008 à l’Élysée, fait suite aux Assises du numérique qui se sont déroulées en France en juin 2008. 154 actions sont proposées construites autour de quatre grands axes :

Permettre à tous les français d’accéder aux réseaux numériques

La priorité de ce premier point est de “généraliser l’accès à l’Internet haut débit fixe… mobile” qui est considéré aujourd’hui “une commodité essentielle” au même titre que l’eau ou l’électricité.

Développer la production et l’offre de contenus numérique

C’est à dire améliorer la diffusion des contenus cinématographiques, audiovisuels et musicaux. Mais également développer les secteurs du jeu vidéo et du logiciel.

Diversifier les usages et les services numériques

Dans ce chapitre est mis l’accent sur la nécessité de renforcer la confiance numérique. Pour ce faire, il est important de garantir la protection des données personnelles et de lutter contre toutes les formes de cybercriminalités. On évoque aussi l’importance d’accélérer la compétitivité et la croissance des entreprises par le numérique.
Enfin, l’objet principal qui nous rassemble tous… du moins sur ce blog, le développement du e-commerce, qui est traité à la fin de cette partie, et la reconnaissance de son rôle positif, notamment concernant l’emploi et le pouvoir d’achat des consommateurs. Il est envisagé aussi de promouvoir fortement le statut d’auto-entrepreneur.

Rénover la gouvernance et l’écosystème de l’économie numérique

Il est prévu la création au 1er janvier 2009 d’un Conseil National du Numérique regroupant les attributions de certains comités et entités de concertation et d’autorégulation. Ce Conseil National du Numérique “reprendrait les trois fonctions essentielles de ces différentes instances” qui sont :

  • “Une fonction d’orientation stratégique de l’économie numérique organisant une concertation de haut niveau avec les responsables des principales entreprises du secteur et des PME innovantes.”
  • “Une fonction de concertation avec l’ensemble des acteurs du numérique conduisant, notamment, à l’élaboration de chartes d’engagements et de bonne conduite. Cette fonction serait assurée par une assemblée large et représentative des différentes composantes de l’économie numérique, avec le travail de commissions thématiques (protection de l’enfance, protection des données personnelles, contrefaçon…)”
  • “Une fonction de vérification du respect des engagements. Cette fonction serait assurée par un comité plus restreint, présidé par exemple par un magistrat.”

Comme il est résumé dans le plan France Numérique 2012, “l‘économie numérique représente le secteur le plus dynamique de l’économie mondiale. Dans la plupart des pays développés, son taux de croissance est le double de celui de l’économie. Elle représente désormais plus de 25% de la croissance mondiale. Elle en représentera 30% avant 5 ans.”

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23 oct

Le chiffre du jour : 74 +

Publié dans Le chiffre du jour | Par Gregory

C’est le pourcentage d’entreprises suédoises qui ont acheté en ligne en 2007 !

La suède est de loin le leader des achats en ligne BtoB en Europe devançant le Royaume-Uni et l’Allemagne (60%) et laissant la france trèèèèèès loin derrière puisque seuls 28% des entreprises françaises achètent en ligne (chiffre de 2006).

Source : Eurostat - Enquête communautaire sur l’utilisation des TIC
Publication avril 2008.
Champ : Entreprises de 10 salariés ou plus

Le e-commerce interentreprises en France devrait donc connaitre encore une forte croissance. Une opportunité à saisir pour certains spécialistes du BoB…

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Nicolas Bernard, le PDG de La Redoute, numéro un français de la vente à distance (VAD), a annoncé hier dans un communiqué de presse “un plan de relance” pour faire face au déclin de la vente par correspondance traditionnelle. La société qui emploie près de 5000 personnes précise que ce “plan de relance présenté vise, grâce à l’utilisation du web comme canal de vente majeur et à l’adaptation des structures et des organisations, à développer une offre produit plus innovante et plus réactive, à créer une relation commerciale encore plus proche des clients et à mieux répondre à leurs attentes”.

Le e-commerce devient la priorité de La Redoute

Aujourd’hui, La Redoute est le troisième site de e-commerce le plus visité en France derrière Ebay et Price Minister. Ses ventes sur Internet ayant dépassé, au premier semestre 2008, la moitié de son chiffre d’affaires (54%, contre 50% pour 2007, 40% pour 2006 et moins de 4% en 2001), le véadiste veut faire d’Internet “son canal de vente majeur”. Ce qui, explique le dirigeant, “nécessite une adaptation structurelle et exige une organisation différente pour être plus réactif, avec plus d’actualisation en cours de saisons, et des offres nouvelles pour surprendre et déclencher l’acte d’achat”.

Changement de stratégie qui n’est pas sans conséquences

Malheureusement cette nouvelle politique a des répercussions directes sur l’emploi puisque ce plan prévoit la suppression de 672 postes, soit près de 13,5% de l’effectif actuel. Ce plan d’action se décompose de la façon suivante :

  • réorganisation du siège à Roubaix, 151 emplois
  • fermeture étalée sur 4 ans des 81 points de contacts avec la clientèle, 430 emplois
  • externalisation du traitement des commandes par courrier, 91 emplois

En contrepartie, chaque salarié concerné se verra proposer un reclassement dans le groupe ou des aides pour mener à bien un projet personnel, ce qui évidemment est loin de satisfaire les syndicats.

Le PDG précise également que “Dans le même temps, le réseau des 3800 relais colis partenaires sera développé pour s’adapter aux nouveaux comportements d’achat des clients”, il a ainsi annoncé l’ouverture sur la même période de 450 relais colis supplémentaires.

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Bonjour à tous, je vous propose une petite sélection des articles et billets qui ont marqué la blogosphère cette semaine. Bienvenue dans la revue de presse, bonne lecture !

1. Le marketing pour tous
Le blog de NetPME a la bonne idée d’expliquer simplement les fondamentaux du marketing…

2. Comment faire connaître une entreprise pour moins de 1000 euros
Le blog de ConseilsMarketing, jamais avide de bons tuyaux, propose plusieurs solutions pour faire connaître votre entreprise, et tout celà à moindre coût…

3. Demain, qui va vendre en ligne ? Les marchands ou les moteurs de shopping ?
Sur son blog, François Ziserman publie un billet où il analyse l’évolution du e-commerce…

4. E-commerce à l’international : quels acheteurs ?
Sur son blog, Miss Tics met en garde les e-commerçants, qui souhaitent s’étendre à l’international, à bien étudier le ou les pays dans lesquels ils veulent vendre…

5. 9 conseils pour booster votre site e-commerce pendant Noël
Pour terminer cette revue de presse, quelques conseils, proposés par le blog Seo, Adsense et Référencement à l’approche des fêtes de Noël, pour les sites e-commerce ayant une activité saisonnière ou pas…

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Il est vrai que nous n’en avons pas parlé sur notre blog, mais la semaine dernière, plus précisément les 7, 8 et 9 octobre, se tenait une manifestation très importante à Lille : le douzième salon de la Vente à Distance, du e-commerce et du marketing direct.
A cette occasion, le CREDOC a réalisé pour la FEVAD, La Poste et Reed/CCI Grand Lille, une étude sur le profil des acheteurs à distance et en ligne.

Concernant la vente à distance en général, 78% des français ont acheté des produits à distance au cours des douze derniers mois, soit 5% de plus qu’en 2006. L’élément positif est que 92% des acheteurs envisagent de réutiliser ce mode de consommation à l’avenir. Un taux de satisfaction élevé dû à deux facteurs importants :

  • 81% des acheteurs trouvent la procédure d’achat simple et rapide.
  • 77% des acheteurs trouvent qu’il est plus facile de comparer les différentes offres et les prix.

Vu la conjoncture économique actuelle, il n’est pas étonnant de voir que plus de 36% des acheteurs attendent et observent attentivement les offres promotionnelles. Ils n’étaient que 20% l’an dernier.

Quelques freins subsistent

En effet, malgré le succès de la vente à distance et la démocratisation du e-commerce, 74% des français estiment gênant le fait de ne pas pouvoir toucher ou voir le produit qu’ils achètent et 61% pensent que l’absence de conseils de la part d’un vendeur est préjudiciable. Même si ces chiffres sont en baisse par rapport à l’an dernier, ils doivent sensibiliser les e-commerçants sur les efforts à produire encore pour rendre le processus d’achat le plus simple et le plus naturel pour le consommateur.

Toutes les tranches d’âge sont concernées

L’étude montre également que la vente à distance n’est plus exclusivement réservée à certaines tranches d’âge mais concerne aussi bien les 35-44 ans, qui restent les plus gros utilisateurs (88%), que les plus de 65 ans (65% en 2008, 50% en 2007) qui sont de plus en plus à utiliser ce mode d’achat.

Internet, principal canal de commande

Confirmation du développement exponentiel de l’achat en ligne, Internet constitue, aujourd’hui, le principal canal de commande avec une proportion d’acheteurs exclusifs qui est passée de 7 à 23% en quatre ans. Internet devance le courrier et le téléphone.
Concernant le canal d’information, le courrier postal reste leader avec les catalogues papier et les courriers commerciaux qui sont très appréciés des consommateurs. La communication par mail se développe mais ne concerne que 35% des personnes contre 41% pour le courrier postal.

Cette étude confirme une fois de plus que les français plébiscitent et privilégient de plus en plus Internet, qui représente le canal d’achat le plus adapté pour gagner du temps et de l’argent.

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Aujourd’hui un nouveau témoignage d’e-commerçant avec Alexandra qui nous présente sa boutique en ligne de… chocolat : D’lys Couleurs. Attention aux excès de gourmandise !

Tout d’abord, pouvez vous vous présenter ?
J’ai 36 ans et je suis issue d’une formation d’ingénieur. Après avoir travaillé 10 ans dans le bâtiment, je me suis lancée dans l’entrepreneuriat en créant D’lys couleurs.
D’lys couleurs est un site de vente en ligne de cadeaux autour du chocolat :
- Des bouquets de fleurs et chocolats,
- Des ballotins raffinés de chocolats fins,
- des coffrets cadeaux originaux autour du chocolat.
A travers le blog associé à la boutique, je parle du Chocolat, du web et de ma vie de tous les jours chez D’lys couleurs.

Depuis quand vous êtes vous lancé dans la vente en ligne ?
La boutique en ligne a été lancée en janvier 2007. Nous avons rajouté le blog cet été.

Qu’est-ce qui vous a motivé ?
Je savais qu’un jour je me lancerais dans la création d’entreprise pour être indépendante et vivre une aventure passionnante. Entreprendre sur le web a été un double challenge puisque je suis une autoditacte du web.

Avez-vous eu d’autres expériences dans le commerce avant cela ?
Dans mon ancienne vie professionnelle, j’avais un rôle de commercial afin de vendre des contrats, dans une relation B to B.

Est-ce que vous avez éprouvé des difficultés à vous lancer dans le e-commerce ? Si oui, lesquelles ?
Pour me lancer cela a été assez facile de par mon expérience professionnelle.
Par contre, je n’avais pas mesuré l’importance d’un point crucial pour un site internet « se faire connaître » !
Je n’avais pas du tout appréhendé le fait qu’en démarrant le site, je me retrouvais dans une « cave ». Qu’après être sorti de la cave, j’étais au dernier étage du centre commercial « Google » et qu’il fallait que je descende au rez-de-chaussée pour que les clients me voient. Le référencement est le point sur lequel j’ai dû tout apprendre toute seule et je remercie tous mes blogs préférés qui m’ont beaucoup aidés.

De combien de personne est maintenant composée votre équipe ?
Je m’occupe seule de la boutique et ma mère s’occupe de la comptabilité. Des personnes me rejoignent pendant les périodes de fêtes.

Externalisez vous beaucoup de domaines ?
Je travaille avec une photographe professionnelle pour les prises de vues. Les campagnes publicitaires sont confiées à une société d’affiliation.
Tout le reste est géré en interne.

Quelle est votre stratégie et votre budget pour faire connaître votre boutique en ligne ?
En 2007, j’ai acheté des mots clefs pour générer du traffic et avoir des commandes.
En 2008, j’ai amélioré le référencement naturel du site, établit un contrat d’affiliation, lancé un blog et conclut des partenariats. J’achète des mots clefs uniquement pendant les périodes de fêtes.

Pouvez vous nous donner quelques chiffres ?
Je préfère ne pas communiquer sur ces chiffres. Par contre, j’ai une progression significative du nombre de ventes et du CA à chaque fête de plus de 30%.

Quelles sont les améliorations que vous aimeriez apporter à votre boutique ?
L’amélioration de la boutique se fait constamment, principalement suite aux remarques faites par nos clients. D’autre part, quand mes finances me le permettront je souhaiterais faire des vidéos sur les produits et sur la dégustation de chocolat.

Selon vous, quelles sont les clés du succès ?
Je ne pense pas qu’il y ait une recette magique. Il faut croire en son projet, savoir le vendre, ne jamais baisser les bras, s’accrocher et beaucoup travailler.

Qu’aimeriez vous dire à toutes les personnes qui vont faire le grand saut et se lancer dans la vente en ligne ?
Avec ma petite expérience, il m’est difficile de donner des conseils. Néanmoins, je pense qu’il est important de se rapprocher d’acteurs du web afin de bien cibler les problématiques et les chiffrer. Ensuite, il faut être passionné par le web qui évolue très vite et ne pas avoir peur de travailler.

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Je participe aujourd’hui à Blog Action Day, une manifestation de blogueurs du monde entier qui, une journée dans l’année, parlent tous d’un sujet commun. Cette année, le thème porte sur la pauvreté. Je vais donc m’éloigner exceptionnellement du e-commerce pour vous parler plus précisément de la famine et de la malnutrition dans le monde…

Crise Financière et Famine

En ces temps de crise économique et financière, on en arriverait presque à en oublier le principal. A l’heure où plusieurs dizaines de milliards de dollars peuvent être gagnés ou perdus par une poignées de traders en seulement quelques secondes, il semble inimaginable que 850 millions d’enfants, de femmes et d’hommes se couchent chaque soir le ventre vide !

Or « quand il s’agit du drame de la faim, de la malnutrition, on a beaucoup de mal à mobiliser les énergies et les fonds », constate François Danel, directeur général d’Action contre la faim (ACF). Pourtant « traiter un enfant malnutri coûte environ 60 dollars par an », précise Valérie Bemo, de la Fondation Gates.

D’après les experts, 55 millions d’enfants sont concernés. Un rapide calcul permet donc d’estimer que 3 milliards de dollars par an seraient suffisant pour éradiquer la malnutrition !

3 milliards de dollars… Autant cette somme pourrait paraitre énorme habituellement, autant celle-ci semble ridicule face aux chiffres annoncés ces dernières semaines et notamment les 700 milliards du plan Paulson sencés sauvés les banques américaines !

Nous en sommes donc arrivés là. A injecter (nous les contribuables du monde entier) des sommes pharaoniques dans un système boiteux qui lui-même crée la misère sur le dos du monde. Il n’y a qu’à prendre un exemple concret sur la spéculation abusive. En une seule séance, le 27 mars 2008, le cours du riz, qui je le rappelle, est l’aliment de base pour la moitié de la population mondiale, a progressé de … 31% ! En tout, l’explosion des matières premières a fait perdre 40% de son pouvoir d’achat au Programme alimentaire mondial

Il serait peut être temps de tout remettre à plat, de responsabiliser le système financier et de faire pression pour que les politiques agissent enfin. Mais c’est également à chacun d’entre nous de réaliser la chance que nous avons de manger à notre faim et d’aider certaines associations.

Voici quelques liens pour aller plus loin dans la lutte contre la famine :

N’hésitez pas à régir à cet article et à me donner votre point de vue. Et si vous êtes blogueur, n’oubliez pas que vous avez toute la journée pour publier un message à l’occasion du Blog Action Day.

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Bonjour à tous en ce lundi matin… nuageux, du moins chez nous à Nice ! Une fois n’est pas coutume, me direz-vous ! J’espère que le soleil prédomine chez vous en tout cas ? En attendant moins de morosité, je vous présente la revue de presse hebdomadaire qui, je pense, vous intéressera plus que mes états d’âme météorologique… Bonne lecture !

1. PME : 10 bases pour vous lancer dans l’e-commerce
En collaboration avec Cortix, Blog Web Marketing a réalisé un article recensant quelques bases nécessaires à connaître pour se lancer dans l’e-commerce…

2. Quand l’entreprise se développe, il faut grandir avec…
Billet intéressant écrit par Valérie Weill pour le blog de NetPME sur la nécessité aux entrepreneurs d’anticiper afin de bien gérer le développement de leur entreprise, qui peut arriver plus vite que prévu…

3. Référencement : 20 astuces pour améliorer son positionnement dans les moteurs de recherche
Mickaël, sur son blog, nous propose un résumé, en 20 points, des conférences sur le référencement auxquelles il a pu assister à la convention e-commerce à Paris…

4. Création de boutique en ligne TPE/PME : comment améliorer le texte de votre site marchand ?
Stéphane Cordier délivre quelques conseils très utiles pour la rédaction de certaines informations importantes sur votre site marchand…

5. Le e-commerce connaît pas la crise ??
Capitaine Commerce
publie un billet de réflexion concernant la crise économique qui nous touche actuellement et son impact sur le e-commerce…

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Après la mise en ligne ce matin de notre première boutique Wizishop, je vous propose de retrouver le rythme normal de ce blog avec aujourd’hui, le témoignage de Xavier qui tient une boutique de Tee Shirt.

Tout d’abord, pouvez vous vous présenter ?
Je me prénomme Xavier, j’ai 34 ans. Mon parcours brièvement : Ingénieur informaticien, j’ai travaillé quelques années en tant que prestataire dans différents grands comptes avant de me retrouver responsable systèmes et réseaux pour une grande enseigne de prêt à porter. En parallèle à ce poste, j’ai monté en 2004 ma propre structure afin de gérer mes différentes activités (développement/gestion de sites internet, production/vente de produits manufacturés, prestations informatiques diverses). Je gère notamment la boutique de tee-shirts imprimés en édition limitée Gérard Marcel. La boutique propose une collection de modèles issus de graphistes dont les visuels ont été au préalable soumis aux votes et à l’approbation de la communauté du site.

Depuis quand vous êtes vous lancé dans la vente en ligne ?
Mon premier site de vente en ligne remonte à 2005 avec une première boutique qui proposait à la vente les vêtements (polo, tee shirt, débardeur, chemisette) de la marque de streetwear Islord, marque que j’avais lancée quelques mois plus tôt. Cela m’a permis à l’époque de me familiariser avec Oscommerce et du process de commande en ligne. Les choses sérieuses ont vraiment commencées avec le lancement du site Gérard Marcel, qui a ouvert ses portes début 2007. Il a fallu à peu près 6 mois (à mi temps) de développement et d’intégration pour finaliser le site de vente et toutes les autres briques logicielles (blog, système de notation, etc…)

Qu’est-ce qui vous a motivé ?
Sans pouvoir l’expliquer, j’ai toujours été attiré par la création textile. Penser un modèle, le fabriquer, le porter, le faire découvrir aux autres, j’ai toujours eu ça à l’esprit. Travailler dans le monde du prêt à porter a fini de me décider. De plus, la commercialisation d’un produit fini (notamment sur le web) permet d’approcher de nombreux métiers : le suivi de production, le marketing, la relation clientèle, le commerce (notamment off-line), la programmation, le référencement, etc… C’est la certitude d’avoir des journées bien remplies, jamais monotones.

Avez vous eu d’autres expériences dans le commerce avant cela ?
Avant Gérard Marcel, je me suis occupé de la vente de ma précédente marque : Islord. J’ai notamment utilisé les services de plusieurs agents commerciaux pour placer les produits chez des distributeurs multimarques. Je me suis également testé au difficile métier du démarchage de point de vente. Par manque de temps, je ne le fais que très peu pour Gérard Marcel, c’est probablement un tord.

Est-ce que vous avez éprouvé des difficultés à vous lancer dans le e-commerce ? Si oui, lesquelles ?
Je n’ai pas vraiment eu de difficulté à me décider ni à me lancer. Je savais dans quoi je m’engageais. Avoir la main sur tous les métiers de la chaine, de la trésorerie ainsi que d’autres activités annexes qui fonctionnaient déjà m’ont permis de démarrer serein.

De combien de personne est maintenant composée votre équipe ?
Je suis seul à m’occuper des différentes tâches. De tempérament indépendant, cela me convient. Je ne remercierais toutefois jamais assez une fidèle du site qui m’aide à la modération des visuels et à l’intégration de graphismes divers. J’ai tenté parfois de me faire aider par des stagiaires pour différents projets, avec un résultat mitigé. Au quotidien, je travaille dans un local commun avec un ami également indépendant qui gère lui-même un site de vente sur le net, dans un tout autre secteur. Ce mode de fonctionnement nous permet d’éviter l’isolement (souvent néfaste), de confronter nos difficultés, de s’entraider et de partager nos expériences.

Externalisez vous beaucoup de domaines ?
Seul le design du site a été réalisé par une personne extérieure. Je gère moi-même toute l’exploitation du site, du développement logiciel à la remise des commandes à la Poste. Je m’occupe également de la comptabilité de la structure (SARL) et de l’administration système des serveurs web dédiés. Cela me permet de réduire au strict minimum les charges.

Quel est votre stratégie et votre budget pour faire connaître votre boutique en ligne ?
Je n’alloue actuellement pas de budget pour faire connaitre le site. L’augmentation des ventes se fait à l’aide de 4 supports : le référencement et autres partenariats, l’affiliation, l’augmentation de la taille de la communauté et le bouche à oreille des clients satisfaits. Ayant notamment la gestion de plusieurs sites internet à fort trafic dans un domaine très concurrentiel (les jeux), j’ai acquis une plutôt bonne expertise dans le domaine du référencement. Cela assure un trafic ciblé et régulier.

Pouvez vous nous donner quelques chiffres ?
Le seul chiffre que je peux indiquer est : 42 (comprenne qui pourra J). Le business du tee shirt en ligne est un monde impitoyable dans lequel moins on en dit, mieux on se porte. Je préfère alors rester discret.

Quelles sont les améliorations que vous aimeriez apporter à votre boutique ?
Alléger les pages, car à trop vouloir un site graphique, je me suis retrouvé avec une interface lourde à gérer. La mise en ligne de promotions ou des soldes est notamment (trop) fastidieuse.

Selon vous quelles sont les clés du succès ?
Du succès en général, je ne sais pas, mais de ma propre relative réussite professionnelle, j’ai quelques idées. Prendre du plaisir à ce que l’on fait, se remettre (parfois) en question, être sérieux dans ses affaires, ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier, ne pas compter ses heures, ne pas rougir à être parfois opportuniste et avoir la faculté de dormir peu.

Qu’aimeriez-vous dire à toutes les personnes qui vont faire le grand saut et se lancer dans la vente en ligne ?
Qu’à moins d’avoir 2 ans de trésorerie devant soi, le mieux est encore de se lancer en parallèle d’un travail à la rémunération sûre. De bien se renseigner et pourquoi pas de profiter du statut d’auto-entrepreneur qui va entrer en vigueur le 1er janvier. Ensuite, l’essentiel est de prendre du plaisir dans le projet dans lequel on va s’investir corps et âme. Et d’y croire !

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