Dans le cadre du développement du commerce en ligne en Europe, la commission européenne a commandité une enquête dans laquelle était demandé à des acheteurs de commander à l’étranger une centaine de produits dont les appareils photo, des CD, des livres et/ou des vêtements.

D’après les résultats de l’étude rendus publics, il ressort que le marché commun en ligne est presque inexistant, en particulier parce que la plupart des commerçants n’assurent pas l’expédition à l’étranger ou qu’ils ne proposent pas de moyens de paiement adéquats.
En effet, sur 11 000 commandes, « 60% des transactions transfrontalières n’ont pu aboutir parce que le commerçant n’assurait pas l’expédition du produit vers le pays des acheteurs ou qu’il ne proposait pas de moyens de paiement transfrontalier adéquats » écrit la Commission. Les bonnets d’âne du classement sont la Lettonie, la Belgique, la Roumanie et la Bulgarie. Le compte rendu rajoute également que « Pire, plus de la moitié de ce type d’achats est vouée à l’échec dans vingt-cinq pays sur vingt-sept« .
La commissaire européenne Meglena Kuneva rajoute « Les résultats de cette enquête sont réellement frappants; nous disposons à présent de faits et de chiffres concrets illustrant la mesure de l’inexistence, pour le consommateur, du marché unique européen dans la vente au détail en ligne« .

Quelques chiffres évocateurs du chemin à parcourir

  • En 2006, la valeur estimée du commerce électronique en Europe était de 106 milliards d’euros
  • Le nombre d’acheteurs en ligne européens est passé de 27% à 33% de la population en deux ans (2006 à 2008)
  • Le nombre des acheteurs transfrontaliers est passé de 6% à 7% de 2006 à 2008
  • Seulement 21% des négociants réalisent déjà des ventes à distance au-delà des frontières

En analysant les chiffres cités, notamment l’évolution des acheteurs transfrontaliers, il est flagrant qu’il y a un retard à rattraper. La Commission l’a bien compris, elle propose une série de mesures dont la mise en place d’un ensemble simple et unique de droits pour les consommateurs européens.

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Le e-commerce britannique est entré dans les mœurs des consommateurs depuis bien plus longtemps que chez nous. Il suffit pour s’en convaincre de comparer par exemple le nombre de boutiques en ligne existantes à ce jour, 40 000 pour la France, 80 000 pour l’Allemagne et plus de 200 000 boutiques en ligne en Angleterre. Comme on avait déjà eu l’occasion d’en parler sur ce blog, la Grande Bretagne est le leader européen sur le secteur du e-commerce avec des paniers moyens les plus élevés d’Europe.

Ce que l’on peut apprendre dans une nouvelle étude, menée cette fois-ci par la société de paiement Pago eTransaction Services, c’est que le e-commerce anglais s’exporte aussi très bien hors de ses frontières. En effet, 55% des ventes en ligne sur des sites marchands au Royaume-Uni sont réalisées par des étrangers, on apprend aussi que ce même taux ne dépasse pas 5% pour l’Allemagne. Malheureusement le taux pour la France n’est pas connu.

On peut noter qu’un tiers des consommateurs étrangers ne sont pas européens, ils proviennent d’Asie ou des Etats-Unis essentiellement.

L’étude nous informe également que les consommateurs les plus actifs en ligne en Europe sont les anglais, les allemands, les français et les irlandais.

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