3. Solutions de paiement en ligne sans contrat VAD

Vous êtes marchand, vous souhaiter vendre vos produits sur internet et accepter les paiements par carte bancaire, malheureusement vous n’avez pu obtenir de contrat de VAD ? Pas d’affolement, des solutions existent.
En effet, grâce à des sociétés telles que Blue Paid, Paysite Cash, Eurowebpaiement ou encore, la plus célèbre d’entre elles, Paypal, vous pouvez bénéficiez d’un système de paiement en ligne vous permettant ainsi d’accepter les paiements par carte bancaire.

Je vais, tout d’abord, vous parler de Blue Paid, Paysite Cash et Eurowebpaiement qui ont un mode de fonctionnement similaire.
L’idée générale est la suivante, vous vous inscrivez chez un de ces prestataires afin qu’ils procèdent à la création de votre compte marchand, ensuite vous avez juste à installer le service de paiement en ligne et rediriger l’étape du paiement sécurisé vers leur serveur. Vous recevez, le mois suivant ou à une date définie par le prestataire, le montant de vos commandes par chèque ou virement bancaire.

On peut détailler le schéma technique d’une transaction de la manière suivante :

- 1) Le client commande les produits de son choix sur votre site
- 2) Après vérification, vous acceptez la commande
- 3) Votre client procède au paiement par carte bancaire
- 4) Echange avec le serveur de la banque
- 5) Réponse du serveur de la banque
- 6) Traitement de la transaction côté vendeur (il est averti par mail de l’état de la transaction)
- 7) Traitement de la transaction côté acheteur (il reçoit un accusé de réception de son paiement sur sa messagerie).

Processus de paiement via Paypal

En ce qui concerne les tarifs et conditions de ces trois plateformes :

Blue Paid : frais de mise en service 235€ HT, abonnement mensuel de 9,5€ HT, 0,25€/transaction + % prélevé directement à la base par VISA et MASTERCARD (entre 2.65 et 3.55%).

Eurowebpaiement : pas de frais de mise en service, pas d’abonnement, mais 10% de commission sur chaque vente + une commission fixe de 0,50 euro.

Paysite Cash : pas de frais de mise en service, pas d’abonnement, commissions comprises entre 4,9 et 10%.

Je continue avec Paypal, solution de paiement en ligne la plus connue au monde, qui compte aujourd’hui plus de 150 millions de comptes dans plus de 190 pays. A l’origine Paypal a été développer pour permettre les paiements de personne à personne sur la plateforme Ebay.

Devenue, par la suite, une filiale d’Ebay, Paypal s’est développé et s’est imposé comme une alternative presque incontournable aux moyens de paiement classiques par carte bancaire. Je tiens à rajouter que même pour les détenteurs de contrats VAD qui utitlisent des solutions de moyen de “paiement classique”, il est souvent conseillé de proposer également Paypal sur son site marchand. Celà permet de toucher une clientèle plus large et d’augmenter ainsi son chiffre d’affaires.
Laurent Le Moal,
dirigeant de Paypal France, résume les avantages de sa société en une phrase “sécurité pour les acheteurs et augmentation des ventes pour les marchands (extrait de l‘excellente interview de Laurent Le Moal réalisée par Jérémie Berrebi).
En effet, pour revenir à son fonctionnement, Paypal permet aux acheteurs de ne communiquer leur numéro de carte qu’une seule fois, lors de l’ouverture du compte Paypal sur lequel les personnes vont mettre la somme d’argent qu’ils souhaitent. De même, le commerçant doit posséder un compte Paypal afin de permettre à ses clients, titulaires également d’un compte Paypal, de payer par carte bancaire. Le client n’a aucune information bancaire à fournir, tout se passe par virement de compte à compte.

En ce qui concerne les tarifs proposés, sachez que Paypal prend une commission sur chaque transaction comprise entre 1,4% et 3,4% + une somme fixe de 0,25 euro. il n’y a pas de frais de mise en service ou d’abonnement.

FIA-NET et Sofinco s’associent afin de proposer également leur solution

Il s’agit de Receive and Pay, solution qui s’adresse à tout le monde, j’entends par là que vous ayez un contrat VAD ou non, vous pouvez l’intégrer à votre site marchand.
La seule condition imposée par Receive and Pay pour utiliser ses prestations, est d’avoir, au moins, une autre solution de paiement à proposer aux acheteurs, donc soit une solution bancaire, soit une solution type Paypal par exemple.

Quel est le mode de fonctionnement de Receive and Pay ?

Son principe est simple, le client ne paye qu’après avoir reçu et vérifié le produit commandé. Concrètement le client, au moment du paiement, communique son numéro de carte sur la page hébergée par Receive and Pay. Après vérification de la fiabilité de la transaction, le commerçant est crédité immédiatement sur son compte du montant de la commande tandis que le client, lui, ne sera débité qu’une fois la commande reçue, s’il valide la conformité de celle-ci.
De plus, grâce au partenariat avec Sofinco, le client a la possibilité de contracter des micro-crédits et ainsi de payer en plusieurs fois. A noter que pour le commerçant, celà ne change rien, il aura la totalité de la somme viréé immédiatement sur son compte.

Quel est son coût ?

Vous n’avez aucun frais de mise en service, aucun abonnement, Receive and Pay prend une commission de 1,5% sur chaque transaction réalisée. A noter que l’assurance FIA-NET est comprise dans ce pourcentage.
Pour résumer, on peut dire que cette solution présente une grande souplesse pour les acheteurs et permet aux commerçants de pouvoir proposer un paiement différé à ses clients et ainsi de les rassurer dans leur achat. On peut en déduire qu’utiliser cette solution permet d’élargir sa clientèle et ainsi augmenter son chiffre d’affaires.

Vous avez pu voir dans ce billet que des solutions existent pour ceux qui n’ont pas la posibilité, dans un premier temps, d’obtenir un contrat VAD et qui ont envie de développer leur activité e-commerce.
Dans la suite et fin du dossier nous verrons que d’autres systèmes de paiement peuvent être utilisés.

10 commentaires

2. Solutions complémentaires à votre système de paiement en ligne (VAD obligatoire)

Si je vous cite Fia-net, Blue Paid, PayBox, Cashtronics, Payline ou encore Klik and Pay, est-ce que ça vous dit quelque chose ? Ce sont des passerelles de paiement sécurisé qui permettent de faire le lien entre les acheteurs de votre boutique en ligne et les réseaux bancaires. Ce sont des assurances complémentaires voire supplémentaires à celles proposées par la banque.

Comment celà fonctionne ?

Concrètement celà permet à chaque transaction par carte bancaire d’être traitée, puis de déposer le montant de la vente sur le compte marchand de votre société.

Concernant le mode opératoire utilisé, ces divers prestataires procèdent tous de la même manière :
- récupération des informations bancaires de votre client en mode sécurisé
- vérification et contrôle divers
- autorisations données par les centres de traitement des cartes bancaires
- informations par email dès que les transactions sont effectuées
- télé collecte et rapatriements des sommes encaissées sur votre compte marchand
- destruction des informations sensibles dès que l’ensemble de ces opérations est terminé

Vous l’aurez compris ces prestataires se placent dans la partie centrale du schéma afin de gérer au mieux les transactions.

Mise en place et tarifs

S’il était utile de le rappeler, pour bénéficier des prestations de ces passerelles de paiement sécurisé il est nécessaire d’être titulaire d’un contrat VAD mais rassurez vous si vous n’avez pu l’obtenir, toutes ces sociétés ont des partenariats avec divers organismes bancaires et proposent dans leurs packs, l’obtention d’un contrat VAD.

Pour la partie technique, la mise en place sur votre site peut se faire grâce à un kit de développement fournit par le prestataire qui se veut simple et assez rapide à installer, ou l’intégration peut se faire à distance par les services techniques du prestataire.

En ce qui concerne les couts et tarifs, le modèle économique est assez uniforme entre les différentes assurances : il s’agit pour chaque solution de frais d’installation et de mise en service, et un pourcentage sur chaque transaction avec parfois un forfait mensuel. Je vous dresse, ci-dessous, la liste des principaux intervenants avec, à titre indicatif, des tarifs qu’il faut prendre avec modération, car chaque prestataire propose plusieurs formules avec différentes options. A noter également que chaque tarif est négociable, notamment en fonction de votre activité et de votre chiffre d’affaires.

BLUE PAID : frais de mise en service compris entre 235 et 255 euros. Forfait mensuel de 9,50 euros + 21 cts par transaction.

CASHTRONICS : eux sont un peu plus précis, frais d’installation de 149 euros, frais mensuel d’administration de 29,99 euros, frais par transaction de 0,40 euros et taux de commission compris entre 2,5 et 8% selon le type d’activité et le chiffre d’affaires.

EPAY : frais de mise en service de 390 euros HT, formule standard avec 0,89 euros par transaction.

FIA-NET : forfait de 700 euros HT + une cotisation annuelle de 500€ HT (pour un chiffre d’affaires compris entre 0 et 199 999€), et un pourcentage sur le chiffre d’affaires de l’entreprise compris entre 0,25 et 0,70.

KLIK AND PAY : frais de mise en service de 200 euros, frais mensuels suivant les options choisies (20 euros par option), ainsi qu’un pourcentage et un fixe sur chaque transaction (montant non communiqué).

PAYBOX : frais de mise en service de 390 euros HT, forfait mensuel de 21,71 euros/100 transactions et 0,061 euro par transaction supplémentaire.

PAYLINE : frais de mise en service de 149 euros HT, forfait mensuel à partir de 14,90 euros HT pour la formule de base.

OGONE : frais de mise en service de 300 euros HT, forfait mensuel à partir de 85 euros HT et commission de 0,14 euro par transaction.

Des assurances couteuses mais qui permettent une augmentation de votre chiffre d’affaires

Elément très important à prendre en considération dans votre réflexion de passer par ces prestataires, sachez que les tarifs imposés par ces différentes solutions se rajoutent aux frais bancaires que vous avez déjà via votre contrat VAD.

Celà peut représenter un coût non négligeable, mais il faut savoir que la fiabilité de chaque transaction est sensiblement augmentée, en effet les systèmes de sécurité mis en place permettent une meilleure gestion de la fraude et évitent un pourcentage important d’impayés. Ce qui a pour effet, un gain direct sur votre chiffre d’affaires.
On peut mettre en avant, également,
l’effet sur les consommateurs de la visibilité du logo de ces prestataires, qui est un gage de crédibilité, ce qui leur donne plus de confiance dans le bon déroulement de l’achat qu’ils vont réaliser.
Selon des études réalisées, il s’est avéré que sur les sites présentant une de ces assurance, le taux de transformation était plus élevé, ce qui s’est traduit par une augmentation du chiffre d’affaires de chaque boutique en ligne.

Un petit conseil, lors de votre demande de contrat VAD auprès d’une banque, le fait de souscrire à une de ces assurances peut vous aider à obtenir le contrat VAD.

Dans le prochain billet, je vous parlerai des solutions alternatives qui existent pour les marchands qui n’ont pas de contrat VAD et également de quelques nouveaux moyens de paiement en ligne.

7 commentaires

1. Solutions classiques de paiement en ligne avec un contrat de Vente A Distance (VAD)

Votre démarche prioritaire doit être d’obtenir avec votre banque ou un autre organisme bancaire un contrat de vente à distance (VAD). Il s’agira simplement de remplir un formulaire, que l’organisme choisi vous remettra, en répondant à des questions concernant votre activité commerciale.

Une fois le contrat accepté et signé par les deux parties, la banque vous attribuera un numéro de VAD, c’est une clé commerçant qui vous permettra d’utiliser le Terminal de Paiement Electronique virtuel (en ligne) afin de pouvoir accepter le paiement en ligne par carte bancaire.

D’après une étude réalisée sur la sécurité des services de paiement, vous devez savoir que le paiement par carte bancaire reste le moyen le plus utilisé.

Concrètement comment celà fonctionne ?

C’est en fait la banque qui gère la transaction et assure aux deux parties, commerçant et client, le bon déroulement du paiement.
Au moment du règlement, le client bascule sur la page de paiement hébergée sur le serveur de la banque gestionnaire des transactions.
L’organisme bancaire vérifie en ligne l’autorisation de la transaction et informe le commerçant de la transaction.
Le commerçant gère les transactions (validation, annulation, paiement différé…) sur le site de la banque.
Les transmissions de données s’effectuent sur le réseau bancaire, avec confidentialité des données du client (infos carte bancaire).

Quels organismes bancaires contacter ?

Pour être tout à fait honnête, réussir à gagner la confiance d’une banque peut s’avérer parfois difficile. En effet, auprès de certains interlocuteurs, avoir envie de développer une activité e-commerce semble être une initiative marginale, surtout lorsqu’il s’agit d’une jeune entreprise qui n’a pas encore de passif. Malgré tout, avec la démocratisation du e-commerce, on devrait trouver de moins en moins d’agents bancaires étroits d’esprit et frileux de vous écouter, de vous aider et de vous accompagner dans votre démarche entrepreneuriale.
Ces efforts sont cependant nécessaires car la mise en place du système de paiement en ligne de votre banque sur votre site est un gage de crédibilité. Différentes études ont démontré que les consommateurs accordaient plus de confiance et achetaient plus facilement sur les sites présentant le logo et le moyen de paiement de leur banque.

Il est difficile de mettre en avant une banque plutôt qu’une autre, que ce soit en terme de services ou de tarifs.

Sachez que les banques fonctionnent avec des modèles économiques similaires : vous retrouverez chez tous ces prestataires des frais de mise en service, un abonnement mensuel et des commissions pour chaque transaction qui peuvent être un pourcentage, une somme définie voire les deux. Il faut savoir également que tous les tarifs proposés sont largement négociables en fonction de votre activité, du chiffre d’affaires escompté et… de la personne que vous avez en face de vous.
La sélection peut s’opérer selon les frais demandés par la banque, les monnaies proposées, les options du TPE virtuel (possibilité de remboursement des transactions par exemple), les cartes bancaires acceptées (American express, etc… ) ou tout simplement votre souhait de garder votre banque actuelle.

A titre informatif, je vous mets en lien les sites présentant les solutions de paiement en ligne des principaux établissements bancaires et également à titre indicatif, leurs tarifs :

BANQUE POPULAIRE : CyberPlus Paiement
Frais d’ouverture de 200€ HT, abonnement mensuel de 23€ HT, commission/transaction de 1% + 0,17€ de fixe.

BNP PARIBAS : Merc@net
Frais d’ouverture de 389€ HT, abonnement mensuel de 30€ HT, commission/transaction non communiquée.

CAISSE D’EPARGNE : SP Plus
Frais d’ouverture de 300€ HT, abonnement mensuel de 15€ HT, 0,8% + 20€/mois (100 transactions) + 0,5€/transaction supplémentaire.

CREDIT AGRICOLE : E-transactions
Frais d’ouverture de 242€ HT, abonnement mensuel de 16€ HT, commission/transaction NC.

CREDIT DU NORD : Webaffaires

CREDIT MUTUEL : Cybermut
Frais d’ouverture de 150€ HT, abonnement mensuel de 15€ HT, commission/transaction de 0,8% + 0,15€.

LA BANQUE POSTALE : Scellius
Frais d’ouverture de 300€ HT, abonnement mensuel de 15€ HT, commission/transaction de 1,5% + 0,15€.

LCL : Sherlock’s
Frais d’ouverture de 600€ HT, abonnement mensuel de 16€ HT, commission/transaction NC.

SOCIETE GENERALE : Sogenactif
Frais d’ouverture de 153€ HT, abonnement et commission/transaction NC.

CIC : SSL
Frais d’ouverture de 150€ HT, abonnement mensuel de 15€ HT, commission/transaction de 0,8% + 0,20€.

Dans la suite du dossier, nous verrons que votre contrat VAD vous donne la possibilité d’intégrer à vos modules de paiement des assurances supplémentaires afin d’augmenter la fiabilité des transactions.

8 commentaires

Fin de semaine oblige, je vous présente ma revue de presse avec un petit coup de projecteur sur l’équipe d’Emob qui se lance dans un projet ambitieux, il s’agit de la 1ère place de marché consacrée aux tutoriels vidéos (voir l’article ci-dessous), toute l’équipe de Wizishop leur souhaite bonne chance et plein de réussite. Pour le reste je vous souhaite une bonne lecture.

1. Emob se lance dans une nouvelle aventure
Découvrez plus en détails leur projet de plateforme vidéos qui verra le jour en septembre…

2. L’e-commerce progresse en Europe mais peine lorsqu’il est transfrontalier
D’après une étude résumée par NetEco, on peut voir que les consommateurs ont du mal à faire confiance au e-commerce international…

3. La e-logistique change la donne sur le marché de l’e-commerce
Les relations clients-fournisseurs se sont modifiées, la e-logistique prend de plus en plus d’importance dans le développement des boutiques en ligne…

4. L’internet de demain fera la part belle au e-commerce
D’ici 2012, près du tiers de la population mondiale sera régulièrement connecté à Internet. L’accès au web par mobile, la vente en ligne et les applications communautaire devraient exploser…

5. Trafic du Retail physique vs Trafic e-commerce
Michel de Guilhermier
met en évidence l’importance de générer du trafic lorsque l’on a une boutique en ligne…

6. 80% des TPE gagnent de nouveaux clients grâce à la vente en ligne
Etude menée par Paypal qui démontre que les TPE existantes, qui ont commencé une activité en ligne, ont gagné des clients grâce au e-commerce…

7. Les soldes pèsent 13% du chiffre d’affaires des marchands
Importance des soldes dans le chiffre d’affaires annuels…

1 commentaire

6 juin

Le chiffre du jour : 62

De plus en plus d’articles, d’enquêtes et d’études associent l’e-commerce et le téléphone mobile. Il est vrai que l’évolution croissante et constante du e-commerce en France font du téléphone mobile un vecteur logique dans le développement du commerce en ligne.

C’est pour ces raisons que l’institut de sondage Ipsos a publié une étude, menée au 1er trimestre 2008 pour le compte de l’Association Française du Multimédia Mobile (AFMM), qui révèle que 62% des personnes de 15 à 50 ans qui se connectent à l’internet mobile sont intéressées par les services de e-commerce sur mobile.

L’enquête nous révèle également que 27% d’entre eux souhaitent acheter un article, 41% désirent suivre une commande ou 48% recevoir une alerte sur la date de livraison. A noter que pour les 25-34 ans, on atteint 54 et 56% aux deux dernières questions.

Autres chiffres intéressants à savoir, 32% aimeraient recevoir des offres promotionnelles spécifiques et 26% consulter un catalogue.

Enfin 65% des mobinautes connaissent déjà au moins un service de vente à distance sur mobile. Parmi eux, 40% ont déjà utilisé un tel service.

J’ai essayé de vous résumer l’essentiel de l’étude réalisée mais pour ceux qui souhaitent avoir plus de détails je leur transmets l’étude complète.

Aucun commentaire

J’ai écrit et publié pas mal de statistiques et de chiffres divers sur le e-commerce français tout au long de mes différents billets mais rarement sur ce que pouvait représenter le e-commerce à l’échelle européenne. Je vais essayer de m’en arranger aujourd’hui en vous résumant une étude effectuée et publiée par l’ACSEL (Association pour le Commerce et le Service En Ligne) dans l’ouvrage intitulé “L’Europe, une opportunité pour l’e-commerce”.

Le marché européen a un potentiel de 200 millions de consommateurs en ligne

Le marché du e-commerce européen représente en 2007, 106 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 105 millions d’acheteurs en ligne. Loin d’être considéré comme mature le marché n’est pas encore exploité à sa juste mesure. En effet l’association estime que l’Europe recèle de très fortes réserves de croissances avec un potentiel de 200 millions de consommateurs en ligne. Le chiffre d’affaires du e-commerce européen pourrait atteindre 330 milliards d’euros d’ici 2011: L’Europe représente d’ores et déjà 28 % des internautes mondiaux. Si l’on considère qu’un consommateur sur deux en Europe a accès à Internet, et qu’un internaute sur deux seulement est un acheteur en ligne, le réservoir de croissance de ce marché est très supérieur à celui des États-Unis et devrait tripler d’ici à 5 ans pour atteindre les 330 milliards d’euros en 2011.” A titre de comparaison le marché en Outre-Atlantique représente 140 millions de cyberacheteurs générant un chiffre d’affaires de 130 milliards d’euros, soit une très légère avance sur l’Europe.

En ce qui concerne les habitudes de consommation, les cyberacheteurs se dirigent tout d’abord vers les voyages, les produits culturels et technologiques, l’habillement, l’équipement pour la maison et enfin les produits alimentaires.

Dans son étude l’ACSEL met l’accent sur la temporalité des achats et indique que dans les pays de l’Europe du Nord le marché est rythmé par une forte saisonnalité. Pour exemple en Grande Bretagne, 40% des achats sont réalisés durant les deux derniers mois de l’année. En revanche, en France la saisonnalité n’existe pas car les ventes sont équilibrées par les soldes.

Quelques écueils freinent la croissance du e-commerce européen

Malgré des prévisions et des chiffres très enthousiasmants, l’ACSEL liste une série d’écueils qui freinent l’évolution du marché européen :

- En tête, la concentration du marché, trois pays : le Royaume-Uni, l’Allemagne et la France se partagent 70% du marché.

- Ensuite le marché est dominé par des acteurs nationaux puissants qui laissent peu de place aux grands acteurs internationaux.

- Et enfin l’ACSEL met en évidence l’absence d’offre homogène à l’échelle européenne concernant les délais, les moyens de paiement et service après vente ainsi que la difficulté de mettre au point une méthode de marketing globale.

Tous ces enjeux, l’ACSEL, qui regroupe 200 entreprises, tend à y répondre.

3 commentaires

Pour son exercice clôturé au 31 mars 2008, Rue Du Commerce a annoncé avoir généré un chiffre d’affaires de 308,9 millions d’euros, progression de 14,7% par rapport à l’exercice précédent. Au 4ème trimestre, RDC a réalisé 67,9 millions d’euros, croissance de 7,6%.

Les dirigeants du groupe se félicitent de ces résultats, d’autant plus que le contexte économique actuelle est peu propice à favoriser la consommation des ménages. D’après l’INSEE, un recul de 0,2% en février et 0,7% en mars, a pu être observé en ce qui concerne les dépenses des ménages en biens d’équipement du logement (électronique grand public, électroménager, meubles). Ces chiffres témoignent de l’attractivité du site RueDuCommerce conclut les dirigeants du Groupe.

Sur l’exercice 2007-2008, le Groupe a indiqué avoir poursuivi sa stratégie de croissance maîtrisée sur son cœur de métier, la vente de produits High-Tech. Aujourd’hui le site peut se prévaloir de rassembler 4 à 6 millions de visiteurs mensuels, et grâce aux nouveaux services qui ont été mis en place en 2007, comme les extensions de garantie, assurances vol & casse, services à domicile (installation, maintenance, dépannage), hotline technique, réparation hors garantie ou encore eStock (sauvegarde & partage de fichiers en ligne), RDC fidélise désormais près de 2,4 millions de clients.

Enfin, autre pilier important de la stratégie commerciale de RDC c’est la Market Place, lancée en juillet 2007, véritable réussite puisque dépassant les objectifs initiaux qui étaient d’obtenir 300 sites partenaires. Or au 31 mars 2008 le Groupe déclare plus de 450 sites partenaires référençant ainsi plus de 200.000 produits. Elle permet de fédérer des univers de ventes complémentaires : Electroménager, Mode, Beauté, Maison, Jouets & Jeux, Voyages et depuis peu Sport et Bricolage. L’arrivée de ces nouveaux espaces marque la volonté de RDC d’élargir sa gamme afin de devenir leader de l’e-commerce en France.

En 2008, Gauthier Picquart le PDG indique que “Rue du Commerce poursuivra le modèle de croissance rentable mis en œuvre depuis près de 18 mois autour du High Tech, des Services et de la Galerie”. Cette dernière prendra progressivement part à la croissance de l’activité du Groupe, par les commissions générées sur le chiffre d’affaires réalisé par les partenaires.“Nous confirmons également le bon déroulement de notre plan de marche : assurer une croissance élevée et rentable pour notre entreprise et diversifier ses sources de revenus pour les années à venir”.

6 commentaires

Surprenant ! C’est ce que nous informe EBP dans son étude menée auprès de 2000 clients d’Oxatis, 63% des créateurs de sites e-commerce ont plus de 40 ans, 25.4% plus de 50 ans et 11% ont moins de…. 30 ans ! A titre personnel je suis assez étonné de la faible proportion que représentent les moins de 30 ans chez les créateurs de sites marchands. Ceci démontre également qu’il ne faut pas être forcément jeune et doué en informatique pour créer son site mais avant tout avoir un esprit commerçant et en connaître les rouages !

Dans leur grande majorité ce sont des professionnels déjà implantés dans le commerce traditionnel avec notamment des magasins physiques. Pour 65,5% d’entre eux, la démarche est de développer une activité complémentaire avec pour principales motivations de diversifier leurs sources de revenus et d’augmenter ainsi leur chiffre d’affaires (51,1%) .

Pour 36,6% il s’agit également d’accroître leur notoriété et 39,8% sont attirés par le fait de ne pas avoir de contraintes d’horaires de travail.

Pour 42% des commerçants, la boutique en ligne a permis d’augmenter leur chiffre d’affaires de moins de 10%, par contre 19,7% ne sont pas capables de chiffrer les revenus qu’ils en tirent.

Je trouve cette étude très intéressante, elle dégage la philosophie générale qui anime les commerçants se lançant dans le e-commerce aujourd’hui. A observer la courbe en constante croissance des chiffres du e-commerce, depuis quelques années, que ce soit en terme du chiffre d’affaires généré par le commerce en ligne, du nombre de transactions réalisées ou des nouvelles habitudes comportementales des consommateurs, on peut penser que ce commerce “nouvelle génération” va prendre une place de plus en plus prépondérante dans l’esprit des commerçants au fil des années !

5 commentaires

19 avr

Le chiffre du jour : 40

Et oui, 40 % des français ont déjà effectué un achat sur internet ! Ce sondage nous est livré par l’institut Benchmark qui, dans son étude, désigne l’habillement, l’équipement de la maison et le tourisme comme les trois principaux secteurs d’activité tirant cette croissance vers le haut.

Dans son enquête, il est expliqué que l’engouement des français pour l’achat sur internet est dû en premier lieu à la multitude de l’offre et des prix, et de plus en plus par le confort d’achat. Effectivement, on peut comprendre que de ne pas prendre sa voiture (frais d’essence, circulation, parking….), éviter la foule, l’attente… traduit un gain de temps et évite du stress !

1 commentaire