Pour la première fois, une étude a été menée par la FEVAD et Médiamétrie//NetRatings sur les services de paiement en ligne. Cette étude, réalisée auprès de 2574 internautes âgés de 15 ans et plus, permet de mieux comprendre leurs comportements et attentes vis à vis du paiement en ligne.

Le paiement par carte bancaire reste le moyen le plus utilisé

Il arrive largement en tête avec pas moins de 85% des internautes qui l’utilisent pour régler leurs achats en ligne.

En seconde position, on retrouve le portefeuille en ligne, service intermédiaire de paiement type paypal, avec 32% des cyber acheteurs qui déclarent l’utiliser.

D’une manière générale, l’étude nous montre une réelle diversification des moyens de paiement puisque 70% des gens interrogés affirment avoir déjà utilisé un autre procédé que la carte bleue tel que le portefeuille en ligne, le virement, le chèque, le chèque cadeau ou la carte privative. C’est la facilité d’utilisation et la sécurité qui déterminent le choix. Par ailleurs, on constate, d’après l’étude, que plus l’internaute achète en ligne et plus il utilise des services de paiement différents.

Un niveau de satisfaction élevé quelque soit le moyen de paiement

En moyenne le taux de satisfaction des acheteurs en ligne se situe entre 80 et 98%. Le paiement par carte requiert la note de satisfaction maximale contrairement au chèque qui recueille le moins de suffrage.

Moins d’un acheteur sur dix abandonne un acte d’achat par manque de confiance

Confirmation de la confiance des acheteurs en ligne envers les sites e-commerce, seulement 8% d’entre eux déclarent avoir abandonné le processus d’achat par crainte de payer en ligne. Résultat qui enthousiasme Marc Lolivier , Délégué Général de la FEVAD : “la confiance est un élément indispensable à l’essor du e-commerce.” Il estime que c’est “une excellente nouvelle pour les sites marchands. Les professionnels du e-commerce doivent maintenant continuer à travailler avec l’ensemble des acteurs concernés et les pouvoirs publics pour maintenir ce niveau élevé de confiance chez les cyberacheteurs et pour rassurer ceux qui n’achètent pas encore en ligne.”

Aucun commentaire

13 mai

Comment lit-on sur le web ?

Une étude de Jakob Nielsen sur l’attention que portent les internautes aux textes des pages web a été publiée et montre que notre façon de lire du contenu web est assez particulière.

Nous lisons plus attentivement les textes courts

Effectivement, selon cette étude, nous accordons une meilleure qualité de lecture aux textes courts (de moins de 111 mots). Généralement nous lisons un mot sur deux dans un texte court.

Nous survolons les textes longs

Cette étude montre également que pour un texte de 600 mots en moyenne, nous n’en lisons qu’environ 20%. Et de surcroît, on ne passe que 4,4 sec de plus par tranche de 100 mots supplémentaires (il faudrait 25 sec pour en lire 100 en moyenne) alors que 4,4 sec représente le temps nécessaire pour lire environ 18 mots.

Vous comprendrez donc qu’il est important, sur internet, d’accorder beaucoup d’attention aux textes et leur mise en forme, afin que l’internaute ne passe pas à côté de l’information importante ou que l’on souhaite véhiculer.

Le processus de lecture est complexe

D’ailleurs, certaines études ont été réalisées afin de montrer que notre lecture suivait un chemin logique en fonction de la disposition, des couleurs et des espaces entre les éléments présents sur la page.

On peut ainsi voir au travers de ces études qu’il existe plusieurs phases de lecture d’une page. Cela est dû en grande partie au fait que l’information est souvent dispersée sur le web et que parmi les résultats retournés par un moteur de recherche, il faut effectuer un tri pour ne garder que les plus pertinents. Ainsi, dans un premier temps, le processus de lecture est de type « scan » et correspond davantage au type de lecture étudiée dans l’étude de Jakob Nielsen. Une fois cette étape de « scan » passée, le texte est alors lu à 75 % et non « parcouru ».

C’est tout aussi important sur les sites de e-commerce

Ceci montre qu’au delà de la qualité, du prix, des informations détaillées sur les produits proposés, un site de e-commerce doit avant tout retenir l’attention de l’internaute en apportant beaucoup de soin à la mise en forme des éléments et des textes afin que l’internaute sache rapidement en arrivant sur le site qu’il est au bon endroit et qu’il trouvera ce qu’il cherche. Il apportera alors davantage d’attention à la lecture et la visualisation du contenu du site.

L’eye-tracking, un bon moyen de tester son site

Afin de vérifier que son site est architecturé de manière à ce que l’internaute soit orienté vers l’information qu’on souhaite véhiculer il existe l’analyse par eye-tracking. Cette analyse permet de suivre le regard et de connaître le chemin logique suivit par l’œil lors de la lecture. Cela permet d’adapter son site en conséquence et ainsi obtenir par exemple un meilleur taux transformation.

Eye-traking

Eye-traking

Je vous propose une sélection d’articles sur le sujet pour aller plus loin :

2 commentaires

Sans plus tarder, je vous propose ma revue de presse de la semaine :

1. 8,5 conseils pour concevoir et faire vivre son site de ecommerce
Un très bon article de Capitaine Commerce plein de bon sens pour le commerçant qui souhaite se lancer dans la vente en ligne.

2. PowerBoutique s’associe à Shopping.com France
PowerBoutique informe ses clients d’un nouveau partenariat avec le comparateur de prix shopping.com

3. Apple réfléchirait à une boutique en ligne sur le principe de Second Life
Le site MacNN décortique un brevet d’Apple sur « l’amélioration de l’expérience d’achat en ligne ». Une future évolution de l’Apple Store vers un univers virtuel en 3D ?

4. La Fevad accueille de nouveaux adhérents
Depuis le début de l’année la FEVAD a accueilli de nombreuses nouvelles enseignes dont Décathlon et les galeries lafayette.

5. Simplifier le processus de commande
Nico poursuit son dossier sur les facteurs de succès d’un site e-commerce avec ce billet consacré aux processus de commande.

6. Quel type de distribution face à la forte croissance du e-commerce ?
Une étude européenne très intéressante pour imaginer le futur du e-commerce.

7. Créez votre boutique en ligne avec Kiubi !
Ca y est ! Depuis aujourd’hui, la formule e-commerce de kiubi est officiellement disponible !

8. Loi Châtel : bientôt l’apocalypse pour les e-commerçants ?
Capitaine Commerce revient en détail sur la loi châtel

Aucun commentaire

Surprenant ! C’est ce que nous informe EBP dans son étude menée auprès de 2000 clients d’Oxatis, 63% des créateurs de sites e-commerce ont plus de 40 ans, 25.4% plus de 50 ans et 11% ont moins de…. 30 ans ! A titre personnel je suis assez étonné de la faible proportion que représentent les moins de 30 ans chez les créateurs de sites marchands. Ceci démontre également qu’il ne faut pas être forcément jeune et doué en informatique pour créer son site mais avant tout avoir un esprit commerçant et en connaître les rouages !

Dans leur grande majorité ce sont des professionnels déjà implantés dans le commerce traditionnel avec notamment des magasins physiques. Pour 65,5% d’entre eux, la démarche est de développer une activité complémentaire avec pour principales motivations de diversifier leurs sources de revenus et d’augmenter ainsi leur chiffre d’affaires (51,1%) .

Pour 36,6% il s’agit également d’accroître leur notoriété et 39,8% sont attirés par le fait de ne pas avoir de contraintes d’horaires de travail.

Pour 42% des commerçants, la boutique en ligne a permis d’augmenter leur chiffre d’affaires de moins de 10%, par contre 19,7% ne sont pas capables de chiffrer les revenus qu’ils en tirent.

Je trouve cette étude très intéressante, elle dégage la philosophie générale qui anime les commerçants se lançant dans le e-commerce aujourd’hui. A observer la courbe en constante croissance des chiffres du e-commerce, depuis quelques années, que ce soit en terme du chiffre d’affaires généré par le commerce en ligne, du nombre de transactions réalisées ou des nouvelles habitudes comportementales des consommateurs, on peut penser que ce commerce “nouvelle génération” va prendre une place de plus en plus prépondérante dans l’esprit des commerçants au fil des années !

5 commentaires

Dans le cadre de la Loi de Modernisation de l’Economie (LME), François Hurel a remis son rapport sur la réforme du statut de l’auto-entrepreneur (ou entrepreneur individuel) à Hervé Novelli, secrétaire d’État chargé des Entreprises et du Commerce Extérieur. Ce projet de réforme a pour objectif de simplifier considérablement les démarches de lancement, interruption, cessation d’une activité puis de faciliter la gestion de celle-ci.

La nécessité de modifier le statut de l’entrepreneur individuel afin de participer à la relance de l’économie française est démontrée par François Hurel qui s’appuie sur une étude statistique citée dans son rapport : ” Les chiffres qui nous parviennent sont simples mais très évocateurs. Sur les 23.5 millions d’entreprises américaines, 76 % sont des auto-entrepreneurs, sur les quelques 3,6 millions d’entreprises anglaises, près de 75 % sont des auto-entrepreneurs, en Espagne sur les presque 3 millions d’entreprises, 70 % sont des travailleurs indépendants. On pourrait multiplier ces exemples, il n’empêche que si nous les comparons à la situation française nous avons atteint en 2007 un parc de 2.9 millions d’entreprises mais dont seulement un peu plus de 50 % sont des entreprises individuelles et une seule petite partie d’entre elles pourrait se classer dans la catégorie des auto-entrepreneurs”.

Afin d’encourager et favoriser tout porteur de projet (salarié, étudiant, chômeur, commerçant, artisan, retraité, entrepreneur installé, médecin…), quelques mesures importantes sont exposées dans son rapport :

  • création d’un patrimoine de l’entreprise individuelle qui vise à distinguer le patrimoine affecté à une activité économique du patrimoine personnel, sans créer une personne morale.
  • l’amélioration du cas du cumul entre activité salariée et non salariée et de ses conséquences en matière de cotisations sociales. Cela consisterait à reprendre le régime micro-social plafonné sur le régime micro-entreprise au sens fiscal et de s’acquitter des cotisations sociales au 1er euro sans franchise.
  • la simplification du mode de calcul et de recouvrement de l’ensemble des cotisations sociales et l’absence de cotisations sociales si le chiffre d’affaires est nul. Chaque entrepreneur individuel quelle que soit son activité, sans franchise, s’acquitterait de la même cotisation à partir du premier euro encaissé et seulement à partir du premier euro encaissé. Sans chiffre d’affaires, pas de cotisations sociales.
  • s’en suivrait la mise en place d’une forfaitisation des prélèvements fiscaux et sociaux qui correspondrait à 13 % du chiffre d’affaires pour le secteur du commerce et 23 % pour les services. Libre choix pour l’entrepreneur d’effectuer un paiement mensuel ou trimestriel.
  • le relèvement du plafond du régime fiscal de la micro-entreprise avec dissociation du champ de la TVA. François Hurel propose de relever les plafonds de 76 300 euros à 100 000 euros pour les activités de revente et de 27 000 à 50 000 euros pour les activités de prestations de services.
  • enfin, l’immatriculation au registre du commerce ne serait plus obligatoire en dessous d’un certain seuil de chiffre d’affaires.

En marge de toutes ces mesures, François Hurel préconise la création d’un outil et d’un système d’accompagnement pour répondre à ceux qui veulent entreprendre. L’objectif est de lier dans le temps prise d’activité, facturation, encaissement, auto-liquidation des charges fiscales, sociales et le cas échéant cessation. Il s’agirait d’un “kit de l’entrepreneur” disponible auprès des CFE (Centre des Formalités des Entreprises).

Ce texte de loi n’est encore qu’un projet, je rappelle qu’il doit être présenté au conseil des ministres le 30 avril prochain avant d’être soumis au vote du parlement en mai. Mais, vu l’enthousiasme et les avis positifs suscités, il semble que ce statut de l’auto-entrepreneur soit en bonne voie.

5 commentaires