20 juil

Faire du e-commerce en Europe 

Publié dans Les actualités | Par Victor

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Le marché de l’e-commerce européen a connu une croissance de 4,38 % entre 2009 et 2010. 1 internaute sur 4 est européen selon Comscore. Beaucoup d’e-commerçants pensent en premier lieu à ce marché, pour exporter leurs produits, de par sa proximité et son accessibilité apparente.

C’est un marché plutôt disparate, chaque pays a ses spécificités. L’Union européenne tente pourtant d’harmoniser les différentes législations en adoptant des directives s’appliquant uniformément à chaque pays. Le but est de protéger davantage le consommateur mais aussi de donner les mêmes chances aux e-commerçants de chaque pays souhaitant s’étendre au marché européen.

Des facteurs d’ordre économique, démographique et culturel sont à l’origine des disparités tels que l’accès à Internet, le pouvoir d’achat, la présence des entreprises sur la toile et bien entendu la législation. Le Royaume-Uni, l’Allemagne et les pays scandinaves font déjà parties des marchés matures en ce qui concerne le e-commerce alors que la France, l’Italie, l’Espagne et certains pays d’Europe du Sud ont plus un fort potentiel de croissance. C’est encore plus vrai pour les pays d’Europe de l’Est comme la Pologne qui n’en sont encore qu’à leurs débuts. Bien entendu, l’Europe n’est peut-être pas l’eldorado pour votre entreprise. Certains pays d’Europe auraient bien pâle allure si l’on osait la comparaison en volume avec des marchés comme la Chine ou le Brésil.

Actuellement, la difficulté est que peu d’internautes achètent sur des sites étrangers selon les études. La barrière de la langue est un frein important. C’est pourquoi l’Europe souhaitait, entre autres, que les sites e-commerce soient traduits obligatoirement dans 25 langues et incluent un système de paiement en 7 monnaies différentes. De nombreux acteurs du e-commerce comme la FEVAD sont montés au créneau contre cette directive qui a finalement été retoquée puis votée. Parmi les freins, on retrouve aussi le manque d’organismes d’aide à l’export, les frais douaniers ou encore la complexité administrative.

Selon le premier baromètre Export CGPME /UPS/TNS Sofres datant de juin 2011, 87 % des entreprises veulent augmenter leur chiffre d’affaires à l’export dans les prochaines années. Si vous souhaitez vous européaniser, deux solutions s’offrent à vous : soit vous adaptez votre offre aux pays, soit vous sélectionnez les pays susceptibles de correspondre à votre offre. Plus que la barrière de la langue, ce sont les spécificités culturelles qui deviennent vite contraignantes. Chaque pays consomme différemment. N’espérez pas vous lancer dans la vente en ligne de cuisses de grenouilles et d’escargots en Angleterre… Quoique… L’utilisation des moyens de paiement non plus n’est pas partout la même. Par exemple, il n’y a pas de paiement par chèque aux Pays-Bas. Il faut bien étudier la culture du pays en amont pour ne pas se risquer à des dépenses marketing inutiles.

L’internationalisation n’est pas une chose aisée mais il ne faut pas se décourager pour autant. Le e-commerce européen est largement viable malgré une concurrence américaine de plus en plus forte sur le vieux continent. D’autant plus que l’Europe souhaite encourager les consommateurs à faire confiance aux sites étrangers ainsi qu’aux sites e-commerce en général. Désormais, avec la nouvelle directive, il n’y aura plus d’opt-out (options pré-cochées), les e-acheteurs bénéficieront d’un délai de rétractation étendu à 14 jours, ils devront être remboursés sous deux semaines à partir de la date de réception et tous les éventuels frais annexes ou frais de retour devront être indiqués. D’ici deux ans, chaque pays membre devra transposer la directive. C’est plutôt contraignant pour le e-commerçant mais ça permet aussi de rassurer les consommateurs et de favoriser les ventes.

De nombreuses questions se posent avant de s’attaquer au marché européen. L’internationalisation devient quasi indispensable au développement d’une entreprise arrivée à une certaine échelle. Cela dépend en grande partie de la solidité de votre société, de votre offre et de toute votre préparation en amont.

Retrouvez trois autres articles détaillés sur le sujet sur Ecommerce Wall.

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Selon une étude commandée par Kelkoo et réalisée auprès de 12 pays, par le Center for Retail Research, basé en Grande Bretagne, les ventes sur Internet ont progressé de 22% en Europe en 2009 et devrait encore progresser de près de 20% en 2010.

En Europe, le chiffre d’affaires du commerce électronique a atteint 143,7 milliards d’euros en 2009, représentant ainsi 4,7% des ventes de détail.
Le E-Commerce est un des secteurs économiques qui enregistre la plus forte croissance en Europe, souligne l’étude. En 2003, le E-Commerce ne pesait que 44,7 milliards d’euros.

L’étude met en avant le rôle favorable joué par la crise économique pour le commerce en ligne, en effet les consommateurs ont été avant tout à la recherche des meilleurs prix et c’est sur Internet qu’il se sont orientés.

Les 3 pays en Europe qui sont leaders dans ce secteur sont :

  1. le Royaume-Uni qui a totalisé 42,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires
  2. l’Allemagne, 33,4 milliards d’euros
  3. la France qui, avec un bond de 33%, a vu son chiffre d’affaires atteindre 24,7 milliards d’euros

A eux trois,  ces pays totalisent 70% du commerce en ligne européen.

Les prévisions pour 2010 sont elles aussi très optimistes, puisque :

  • l’e-commerce français devrait encore progresser de 31,4% à 32,5 milliards d’euros
  • l’e-commerce au Royaume-Uni devrait progresser lui de 12,4%
  • l’Allemagne devrait connaître une progression de 17,2%

Sur l’année, l’internaute européen a dépensé 872,03 euros en moyenne. Les plus gros consommateurs sont les britanniques avec 1240 euros et près de 37 articles achetés contre 10 pour le polonais.
Le français à lui débourser en moyenne 995 euros pour 20 articles.

Comparativement aux ventes de détail, des grosses différences persistent entre les pays :

  • Au Royaume-uni, l’e-commerce représente 9,5%
  • En Allemagne, l’e-commerce représente 6,9%
  • En France, l’e-commerce représente 4,9%
  • En Espagne, l’e-commerce ne représente que 1%
  • En Italie, l’e-commerce ne représente lui aussi que 0,8%

Selon l’étude, cette nette différence avec l’Italie et l’Espagne est due au fait qu’il manque un système de livraison rapide et efficace ainsi que l’expérience de la vente à distance.

Les disparités enregistrées entre les différents pays européens au niveau de la taille et de la croissance du commerce en ligne s’expliquent également par le taux de connexion au web. En moyenne, 64% des foyers européens sont connectés (52,3% en haut débit), les Pays-Bas et plusieurs pays nordiques vont jusqu’à 80%. L’Allemagne et le Royaume-Uni sont eux à 75 et 71%, la France se situe légèrement en dessous de la moyenne à 62%.
L’Italie, la Pologne et L’Espagne sont en retard avec des taux entre 47% et 51%.

Concernant les produits les plus souvent achetés, on retrouve des logiciels, des anti-virus, de la musique en téléchargement, des téléphones mobiles… Mais des produits bien plus onéreux commence à être achetés tels des hôtels à plusieurs millions d’euros, des voitures haut de gamme neuve ou d’occasion, des bijoux…

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En cette période de crise mondiale, rare sont les secteurs qui continuent leur croissance. C’est le cas du secteur du e-commerce. C’est ce que confirme une étude, publiée hier et réalisée par le cabinet anglais Forrester, qui estime que les échanges en Europe devraient encore fortement progresser d’ici 2014, notamment en Grande-Bretagne, en Allemagne et en France.

Selon les chiffres communiqués, en 2008 :

  • les anglais ont dépensé en moyenne 1500 euros
  • les allemands ont déboursés 869 euros
  • et les français, eux, ont dépensés 781 euros.

En 2014, ces sommes devraient grimper respectivement à près de 1700 euros, 994 euros et 932 euros, boostées par les sites internet de voyage et de vente de détail.

Le chiffre d’affaires de la Grande-Bretagne devrait passer de 36,5 milliards de livres (40,5 milliards d’euros) en 2008 à 56 milliards de livres (63 milliards d’euros) en 2014. Les articles préféraient des anglais sont les produits culturels tels que les CD, livres ou DVD, ainsi que les voyages avec les billets d’avion et réservations à l’hôtel.

En France, le chiffre d’affaires devrait doubler pour s’établir à 37,9 milliards d’euros dans cinq ans. L’habillement occupe la première place suivi des livres et des voyages. La FEVAD, Fédération de l’e-commerce et de la Vente à Distance, avait déjà observé pour 2008 une hausse des achats en ligne de 29%, pour atteindre la somme de 20 milliards d’euros.

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23 oct

Le chiffre du jour : 74 

Publié dans Le chiffre du jour | Par Gregory

C’est le pourcentage d’entreprises suédoises qui ont acheté en ligne en 2007 !

La suède est de loin le leader des achats en ligne BtoB en Europe devançant le Royaume-Uni et l’Allemagne (60%) et laissant la france trèèèèèès loin derrière puisque seuls 28% des entreprises françaises achètent en ligne (chiffre de 2006).

Source : Eurostat – Enquête communautaire sur l’utilisation des TIC
Publication avril 2008.
Champ : Entreprises de 10 salariés ou plus

Le e-commerce interentreprises en France devrait donc connaitre encore une forte croissance. Une opportunité à saisir pour certains spécialistes du BoB…

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