Suite à l’étude réalisée, par Médiamétrie/NetRatings en association avec la FEVAD auprès de 2574 internautes, sur les chiffres du e-commerce, aujourd’hui je vous propose d’analyser les nouvelles pratiques des consommateurs sur internet.

La barre des 20 millions de cyber acheteurs franchie

Quand je parle de nouvelles pratiques, je pense avant tout aux français qui diversifient leur façon d’acheter. En effet, le nombre de français converti à l’achat sur internet ne cesse de croître, ils sont de plus en plus à avoir confiance en l’internet (+ 14% par rapport à l’année dernière). Pour preuve ce 1er trimestre 2008, 21 millions de français ont acheté en ligne contre 19,8 millions au 4ème trimestre 2007, résultats qui réjouissent Marc Lolivier, Délégué Générale de la FEVAD : “le cap des 20 millions de français cyberacheteurs a été dépassé avec 21 millions d’acheteurs en ligne, soit 3 millions de cyberacheteurs supplémentaires en un an. Cette augmentation s’explique par une progression du niveau de confiance constatée par Médiamétrie. Celui-ci n’a jamais été aussi important qu’au 1er trimestre 2008″.

Les internautes tentés par le crédit en ligne

Selon les résultats de l’enquête, 1% des internautes interrogés déclarent avoir souscrit un crédit en ligne lié à un achat. Pourcentage qui devrait également évoluer et augmenter puisque 32% des personnes interrogées déclarent envisager de souscrire à un crédit en ligne. Ce que confirme Bertrand Krug, Directeur des études de Médiamétrie/NetRatings : “Au 1er trimestre 2008, 3,2 millions d’internautes ont consulté chaque mois au moins l’un des 5 premiers sites de crédit en ligne partenaires de sites e-commerce. L’audience de ces 5 premiers sites a augmenté de plus de 40% en un an. Propos matérialisé dans le tableau ci-dessous :

Le téléphone mobile, nouveau canal pour acheter en ligne

Dans les nouvelles pratiques des consommateurs, l’étude met en évidence un très fort potentiel de développement de l’achat sur l’internet mobile. Au cours des 6 derniers mois, l’achat sur internet à partir d’un téléphone mobile a concerné 9% des personnes interrogées, également 36% d’entre elles déclarent ne pas l’avoir fait mais être prêtes à le faire. On peut donc considérer que c’est près d’un internaute sur deux qui se déclare intéressé par ce type d’achat.

Pour ne parler que du 1er trimestre 2008, ils sont près d’un million, ou plus précisément 981000 utilisateurs, a avoir effectué un achat via ce canal, soit 21% de plus qu’au 4ème trimestre 2007. Preuve que l’achat mobile a un bel avenir devant lui.

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Pour la première fois, une étude a été menée par la FEVAD et Médiamétrie//NetRatings sur les services de paiement en ligne. Cette étude, réalisée auprès de 2574 internautes âgés de 15 ans et plus, permet de mieux comprendre leurs comportements et attentes vis à vis du paiement en ligne.

Le paiement par carte bancaire reste le moyen le plus utilisé

Il arrive largement en tête avec pas moins de 85% des internautes qui l’utilisent pour régler leurs achats en ligne.

En seconde position, on retrouve le portefeuille en ligne, service intermédiaire de paiement type paypal, avec 32% des cyber acheteurs qui déclarent l’utiliser.

D’une manière générale, l’étude nous montre une réelle diversification des moyens de paiement puisque 70% des gens interrogés affirment avoir déjà utilisé un autre procédé que la carte bleue tel que le portefeuille en ligne, le virement, le chèque, le chèque cadeau ou la carte privative. C’est la facilité d’utilisation et la sécurité qui déterminent le choix. Par ailleurs, on constate, d’après l’étude, que plus l’internaute achète en ligne et plus il utilise des services de paiement différents.

Un niveau de satisfaction élevé quelque soit le moyen de paiement

En moyenne le taux de satisfaction des acheteurs en ligne se situe entre 80 et 98%. Le paiement par carte requiert la note de satisfaction maximale contrairement au chèque qui recueille le moins de suffrage.

Moins d’un acheteur sur dix abandonne un acte d’achat par manque de confiance

Confirmation de la confiance des acheteurs en ligne envers les sites e-commerce, seulement 8% d’entre eux déclarent avoir abandonné le processus d’achat par crainte de payer en ligne. Résultat qui enthousiasme Marc Lolivier , Délégué Général de la FEVAD : “la confiance est un élément indispensable à l’essor du e-commerce.” Il estime que c’est “une excellente nouvelle pour les sites marchands. Les professionnels du e-commerce doivent maintenant continuer à travailler avec l’ensemble des acteurs concernés et les pouvoirs publics pour maintenir ce niveau élevé de confiance chez les cyberacheteurs et pour rassurer ceux qui n’achètent pas encore en ligne.”

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Sans plus tarder, je vous propose ma revue de presse de la semaine :

1. 8,5 conseils pour concevoir et faire vivre son site de ecommerce
Un très bon article de Capitaine Commerce plein de bon sens pour le commerçant qui souhaite se lancer dans la vente en ligne.

2. PowerBoutique s’associe à Shopping.com France
PowerBoutique informe ses clients d’un nouveau partenariat avec le comparateur de prix shopping.com

3. Apple réfléchirait à une boutique en ligne sur le principe de Second Life
Le site MacNN décortique un brevet d’Apple sur « l’amélioration de l’expérience d’achat en ligne ». Une future évolution de l’Apple Store vers un univers virtuel en 3D ?

4. La Fevad accueille de nouveaux adhérents
Depuis le début de l’année la FEVAD a accueilli de nombreuses nouvelles enseignes dont Décathlon et les galeries lafayette.

5. Simplifier le processus de commande
Nico poursuit son dossier sur les facteurs de succès d’un site e-commerce avec ce billet consacré aux processus de commande.

6. Quel type de distribution face à la forte croissance du e-commerce ?
Une étude européenne très intéressante pour imaginer le futur du e-commerce.

7. Créez votre boutique en ligne avec Kiubi !
Ca y est ! Depuis aujourd’hui, la formule e-commerce de kiubi est officiellement disponible !

8. Loi Châtel : bientôt l’apocalypse pour les e-commerçants ?
Capitaine Commerce revient en détail sur la loi châtel

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14 avr

Les premières assises du numérique

Eric Besson vient d’annoncer la tenue, dès le mois prochain, des Assises du Numérique. Cette initiative permettra aux différents acteurs de l’Internet de faire entendre leurs propositions en matière de numérique.

Ces Assises sont préparées en vue du plan de développement de l’économie numérique qui sera présenté par le Ministre le 31 Juillet prochain.

La Fevad (Fédération du E-commerce et de la Vente A Distance) vient d’annoncer qu’elle souhaitait apporter sa contribution au débat “sur les moyens susceptibles d’accélérer le développement du commerce électronique, au service des entreprises, des consommateurs et de l’économie française”.

De même, elle est “prête à prendre part aux discussions sur l’évolution du cadre règlementaire européen, domaine pour lequel le Ministre s’est vu confier la mission de représenter la position française auprès des instances communautaires”.

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Commandé le 31 janvier 2008, par la ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, Madame Christine Lagarde, le secrétaire d’Etat chargé de l’Industrie et de la Consommation, Monsieur Luc Chatel et le secrétaire d’Etat chargé du Commerce, de l’Artisanat,des PME, du Tourisme et des Services, Monsieur Hervé Novelli, le rapport sur “Les mécanismes de réduction de prix” a été rendu public mardi 1 avril . Ce dernier préconise diverses mesures visant à améliorer le pouvoir d’achat des français dont certaines concernent directement le e-commerce et les cybermarchands. Plusieurs axes de travail et de réflexion ont été mis en avant par la commission.

Modification des périodes de soldes

Le groupe de travail, coprésidé par Valérie Expert, journaliste à LCI, et Philippe Moati, professeur d’économie à l’université Paris-Diderot et directeur de recherche au CREDOC, s’est prononcé pour le maintien des deux périodes de soldes actuelles avec des dates identiques pour tout le territoire et internet. La commission propose également « d’autoriser chaque établissement et chaque e-commerçant à pratiquer deux semaines supplémentaires de soldes par an, aux dates de leur choix », ce qui représente une véritable nouveauté afin de dynamiser l’offre en permettant aux commerçants de jouer sur des évènements singuliers.

Exception pour les “produits technologiques à obsolescence rapide”

Une des mesures souhaitée par le groupe de travail est de permettre aux commerçants la revente à perte, hors période de soldes, de certains produits. Aujourd’hui cette pratique est interdite mais une exception serait instaurée pour ‘les produits technologiques à obsolescence rapide’, tel que les produits high-tech. Mesure qui va dans le bon sens pour Ulric Jérome, directeur France de Pixmania.com, d’après ses propos rapportés dans le Journal du net “c’est une mesure en totale cohérence avec le marché que nous attendions depuis longtemps. Elle apportera une meilleure cohésion de l’offre, sans pour autant déstabiliser le marché, les commerçants ayant avant tout besoin de protéger leurs résultats”.
Cette levée d’interdiction est accompagnée de garde fous précis : ces produits ne doivent plus faire l’objet d’un réapprovisionnement par le commerçant, et auront été payés par lui et mis en vente depuis plus de trente jours. L’objectif est de leur permettre de bénéficier de possibilités de destockage supplémentaires, en raison du renouvellement rapide des produits de haute technologie.

Transparence sur les prix

Afin de mettre en avant plus de transparence sur les prix, trois mesures ont été citées, envisagées pour l’instant comme un principe“d’engagement librement consenti et non par voie règlementaire”, précise Marc Lolivier, délégué général de la FEVAD, qui se félicite de la responsabilisation des commerçants.

- tout d’abord les e-commerçants devront signaler plus en amont les frais de port, il est vrai qu’ils n’ont tendance à être affichés qu’au moment du paiement.

- ensuite le groupe de travail a pour idée d’interdire l’ajout automatique de prestations au panier de l’internaute (assurance, carte de fidélité, etc.). Il est vrai qu’un non initié de l’internet et de ses pratiques a de fortes chances de payer, en supplément du produit qu’il achète, un service qu’il ne souhaite pas.

- enfin la commission souhaite inciter les marchands à indiquer plus clairement le prix auquel ils se réfèrent lorsque des réductions sont annoncées.

Comparateurs de prix

Les comparateurs de prix ont eux aussi prêté à discussion au sein du groupe de travail qui envisagerait de créer un label afin de les inciter à adopter des méthodes « garantissant une plus grande impartialité des comparaisons ». Il est vrai que le modèle économique utilisé par Kelkoo, Shopping.com ou encore Leguide.com ne permet pas d’être exhaustif et donc impartial puisqu’ils sont rémunérés par les sites marchands vers lesquels ils redirigent l’internaute. Malgré tout Corinne Lejbowicz, PDG de Leguide.com, se réjouit de cette annonce, comme elle le précise dans le Journal du net, “Récolter l’intégralité des informations sur un produit, y compris les frais annexes, c’est ce que nous nous efforçons de faire depuis toujours, explique-t-elle. “Si un label peut mettre en lumière que la comparaison est un métier assuré par des professionnels, avec des règles, tant mieux.”

Parallèlement, le texte prône la création d’un comparateur de prix géré par les pouvoirs publics sur le secteur très spécifique des produits alimentaires commercialisés par la grande distribution.

Je pense, comme beaucoup d’internautes qui ont commenté cette information, que ces différentes mesures vont dans le bon sens pour clarifier les prix afin d’améliorer la confiance entre le consommateur et le marchand, mais est-ce que ces différentes mesures vont permettre de réduire les prix ? On peut avoir un début de réponse avec Marc Lolivier, qui le reconnaît aisément : “les pistes étudiées apportent plus de transparence et d’information au consommateur, mais ne feront pas baisser les prix.”

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