3 oct
Nouvelle mesure pour augmenter la sécurisation des transactions en ligne +
Publié dans Les actualités | Par CedricDepuis deux jours, soit depuis le 1er octobre 2008, les consommateurs réalisant des achats sur des sites affiliés à la norme de paiement en ligne 3D Secure doivent communiquer leur date de naissance en plus des renseignements habituels, c’est à dire le numéro de carte, la date d’expiration et le cryptogramme visuel. Ces sites sont reconnaissables grâce aux logos spécifiques de Visa et Mastercard.


Quel est l’intérêt de cette norme ?
- Pour le consommateur, celà ne change rien, si ce n’est un champ de sécurité de plus à renseigner au moment du paiement. Dans tous les cas, si le consommateur, qui utilise sa carte de crédit sur internet, est victime d’une transaction frauduleuse, sa banque est tenue de lui rembourser le préjudice commis.
- Pour les banques et les e-commerçants, il s’agit d’une réelle avancée. Jusqu’à présent, en cas de fraude, la banque devait rembourser le porteur de la carte de crédit mais avait la possibilité de se retourner vers la banque du commerçant qui elle-même pouvait se retourner vers le commerçant… Depuis le 1er octobre celà n’est plus possible puisque seule la banque du porteur de la carte est responsable financièrement.
C’est ainsi que pour limiter les risques, une information personnelle en plus est demandée lors du paiement. En l’occurrence, il a été décidé de demander la date de naissance au titulaire de la carte. Celui-ci a trois tentatives de saisie, au-delà un message indiquera à l’internaute que sa carte ne peut plus effectuer de paiement sur les sites affiliés aux programmes de sécurisation Visa et Mastercard.
A ce jour, moins de 1% des e-commerçants utilisent 3D secure.
Même s’il s’agit d’une évolution positive pour le e-commerce, on peut regretter l’immobilisme des organismes bancaires. En effet, Visa et Mastercard ont crée cette sécurisation avancée en 2003, mais ont du faire face à la frilosité des banques. Cinq années pour communiquer dessus et en entendre parler davantage… Celà fait long et contraste avec le dynamisme et la croissance du e-commerce que l’on connaît.





