
Après avoir passé un délicieux Noël auprès de vos proches, distribué et reçu de nombreux cadeaux, apprécié cet esprit de famille et d’harmonie, nous voici à parler d’un sujet qui en fâche certains (j’en fais partie).
« La revente des cadeaux de Noël » : c’est un filon qui connaît un succès grandissant puisqu’il est passée de 13,6 à 20,2% entre 2009 et 2010. Néanmoins, cette méthode soulève un véritable débat sur le plan moral puisqu’il peut apparaître irrespectueux voir honteux de revendre des cadeaux reçus par des membres proches : famille ou amis.
L’anthropologue Dominique Desjeux est parvenu à démontrer que la « revendabilité » des cadeaux dépend principalement du degré de distance entre le donateur et le récipiendaire, et de la pertinence du cadeau. Il précise : «Ce sont plutôt les classes moyennes basses, et des gens qui sont à la retraite qui revendent leurs cadeaux. La classe ouvrière est très peu représentée car il faut avoir un ordinateur chez soi. Cela ne fait que deux ans que le taux d’équipement des foyers en ordinateur a dépassé 50%».
Ce business a été lancé par PriceMinister en 2001 et pour Pierre Kosciusko-Morizet, PDG de PriceMinister, les mises en vente devraient se poursuivre à un rythme soutenu jusqu’à début janvier. Il nous explique également que « le phénomène de revente, qui est apparu il y a dix ans, s’est bien installé depuis la crise et, maintenant, il fait partie de Noël».
Les cadeaux les plus revendus sont à chercher parmi les jeux-vidéos, les best-sellers littéraires et les jouets.
Mais la pratique reste honteuse aux yeux de beaucoup de revendeurs, c’est ce que révèle une étude de PriceMinister puisqu’on apprend que moins de 15% des revendeurs l’ont avoué à la personne qui leur avait offert le cadeau.
Et vous, quel est votre avis, est-ce à ce point démoniaque de revendre les cadeaux que l’on a reçu ou est-ce simplement faire preuve d’ingéniosité et « d’esprit recycleur » ?
Source : Cerise Club