24 juin

Le chiffre du jour : 76,8

C’est le pourcentage des internautes qui trouvent “leur pouvoir d’achat plus important sur internet”. En effet, d’après une étude réalisée par l’institut Brandalley et Benchmark group, sur un échantillon de 20 763 personnes interrogées, 71,4% d’entre elles privilégient leurs achats sur internet pour faire face à la hausse des prix. Egalement 79,8% des personnes interrogées pensent que l’achat en ligne est une bonne alternative et 76,8% y trouvent la vie moins chère d’une manière générale.

Concernant la lutte pour le pouvoir d’achat, 78% sont pour un allongement de la période des soldes de deux semaines par an. Ce qui, pour 64,5%, serait une mesure efficace pour lutter contre la hausse des prix.

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Commandé le 31 janvier 2008, par la ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, Madame Christine Lagarde, le secrétaire d’Etat chargé de l’Industrie et de la Consommation, Monsieur Luc Chatel et le secrétaire d’Etat chargé du Commerce, de l’Artisanat,des PME, du Tourisme et des Services, Monsieur Hervé Novelli, le rapport sur “Les mécanismes de réduction de prix” a été rendu public mardi 1 avril . Ce dernier préconise diverses mesures visant à améliorer le pouvoir d’achat des français dont certaines concernent directement le e-commerce et les cybermarchands. Plusieurs axes de travail et de réflexion ont été mis en avant par la commission.

Modification des périodes de soldes

Le groupe de travail, coprésidé par Valérie Expert, journaliste à LCI, et Philippe Moati, professeur d’économie à l’université Paris-Diderot et directeur de recherche au CREDOC, s’est prononcé pour le maintien des deux périodes de soldes actuelles avec des dates identiques pour tout le territoire et internet. La commission propose également « d’autoriser chaque établissement et chaque e-commerçant à pratiquer deux semaines supplémentaires de soldes par an, aux dates de leur choix », ce qui représente une véritable nouveauté afin de dynamiser l’offre en permettant aux commerçants de jouer sur des évènements singuliers.

Exception pour les “produits technologiques à obsolescence rapide”

Une des mesures souhaitée par le groupe de travail est de permettre aux commerçants la revente à perte, hors période de soldes, de certains produits. Aujourd’hui cette pratique est interdite mais une exception serait instaurée pour ‘les produits technologiques à obsolescence rapide’, tel que les produits high-tech. Mesure qui va dans le bon sens pour Ulric Jérome, directeur France de Pixmania.com, d’après ses propos rapportés dans le Journal du net “c’est une mesure en totale cohérence avec le marché que nous attendions depuis longtemps. Elle apportera une meilleure cohésion de l’offre, sans pour autant déstabiliser le marché, les commerçants ayant avant tout besoin de protéger leurs résultats”.
Cette levée d’interdiction est accompagnée de garde fous précis : ces produits ne doivent plus faire l’objet d’un réapprovisionnement par le commerçant, et auront été payés par lui et mis en vente depuis plus de trente jours. L’objectif est de leur permettre de bénéficier de possibilités de destockage supplémentaires, en raison du renouvellement rapide des produits de haute technologie.

Transparence sur les prix

Afin de mettre en avant plus de transparence sur les prix, trois mesures ont été citées, envisagées pour l’instant comme un principe“d’engagement librement consenti et non par voie règlementaire”, précise Marc Lolivier, délégué général de la FEVAD, qui se félicite de la responsabilisation des commerçants.

- tout d’abord les e-commerçants devront signaler plus en amont les frais de port, il est vrai qu’ils n’ont tendance à être affichés qu’au moment du paiement.

- ensuite le groupe de travail a pour idée d’interdire l’ajout automatique de prestations au panier de l’internaute (assurance, carte de fidélité, etc.). Il est vrai qu’un non initié de l’internet et de ses pratiques a de fortes chances de payer, en supplément du produit qu’il achète, un service qu’il ne souhaite pas.

- enfin la commission souhaite inciter les marchands à indiquer plus clairement le prix auquel ils se réfèrent lorsque des réductions sont annoncées.

Comparateurs de prix

Les comparateurs de prix ont eux aussi prêté à discussion au sein du groupe de travail qui envisagerait de créer un label afin de les inciter à adopter des méthodes « garantissant une plus grande impartialité des comparaisons ». Il est vrai que le modèle économique utilisé par Kelkoo, Shopping.com ou encore Leguide.com ne permet pas d’être exhaustif et donc impartial puisqu’ils sont rémunérés par les sites marchands vers lesquels ils redirigent l’internaute. Malgré tout Corinne Lejbowicz, PDG de Leguide.com, se réjouit de cette annonce, comme elle le précise dans le Journal du net, “Récolter l’intégralité des informations sur un produit, y compris les frais annexes, c’est ce que nous nous efforçons de faire depuis toujours, explique-t-elle. “Si un label peut mettre en lumière que la comparaison est un métier assuré par des professionnels, avec des règles, tant mieux.”

Parallèlement, le texte prône la création d’un comparateur de prix géré par les pouvoirs publics sur le secteur très spécifique des produits alimentaires commercialisés par la grande distribution.

Je pense, comme beaucoup d’internautes qui ont commenté cette information, que ces différentes mesures vont dans le bon sens pour clarifier les prix afin d’améliorer la confiance entre le consommateur et le marchand, mais est-ce que ces différentes mesures vont permettre de réduire les prix ? On peut avoir un début de réponse avec Marc Lolivier, qui le reconnaît aisément : “les pistes étudiées apportent plus de transparence et d’information au consommateur, mais ne feront pas baisser les prix.”

Télécharger le rapport complet (pdf - 51 pages)

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