Suite du baromètre de l’ACSEL, dont je vous avais déjà communiqué la première partie samedi, qui nous apprend que 44% des e-commerçants français exportent leurs produits au moins dans un autre pays (étude réalisée auprès des 11950 e-commerçants répertoriés par LeGuide.com et ayant leur siège en France).
Si on regarde plus en détail, on s’aperçoit que les sites français sont surtout présents dans les pays francophones et limitrophes :

Source : LeGuide.com, 2008
Egalement, on apprend que un e-commerçant sur cinq, soit 20,4% cherche à séduire la clientèle étrangère au moyen d’un site dans une ou plusieurs autres langues :
- 95,2% des sites e-commerces sont traduits en anglais
- 29,9% sont en allemand
- 23,7% en espagnol
Tous ces chiffres ont pour effet de satisfaire Pierre Kosciusko-Morizet, qui je le rappelle est le président de l’ACSEL, quand au dynamisme du e-commerce français et sa volonté de vouloir s’exporter : “Étant donné le nombre de nouveaux sites dont la taille ne leur permet pas encore de commercialiser leurs produits à l’étranger, celà signifie que les autres sites exportent beaucoup.”
La Commission européenne souhaite harmoniser les règles au sein de l’Union
Du rapport de l’ACSEL ressort aussi que même si l’immense majorité des e-commerçants francophones actifs sur le marché français a son siège en France, 8,4% d’entre eux sont basés dans un autre pays :
- 22,5% en Belgique
- 12,3% en Suisse
- 11,3% en Allemagne
A ce titre, le président de l’ACSEL se félicite d’ailleurs des propositions de la Commission européenne visant à réduire les écarts de prix entre pays et à mieux protéger les consommateurs : “C’est par nature qu’Internet est potentiellement transfrontalier. Le fait que les pays membres de l’Union aient des règles différentes - que ce soit en matière de protection des consommateurs, de droit des sociétés ou de fiscalité - crée une distorsion de la concurrence et freine le développement du e-commerce. L’esprit des propositions de la Commission est donc excellent”. “Au sein de l’Union, les questions de fiscalité, par exemple, se décident à l’unanimité. Or le Luxembourg freine déjà. Je reste donc sceptique quant à l’application effective de ces propositions.”
Affaire à suivre.





