Aujourd’hui je vous propose le témoignage de Benoît, vous le connaissez peut-être si vous êtes un lecteur de ce blog de la première heure. Il s’agit en fait de Mister Zippy, j’avais eu l’occasion de faire un commentaire sur sa nouvelle boutique il y a quelques mois.
- Tout d’abord, pouvez vous vous présenter ?
Je suis un autodidacte du e-commerce. A la base j’ai une formation dans l’animation socio-culturelle et un DU en management de projets. En parallèle de Look-zippy, je gère une entreprise de tourisme rural (hébergement-restauration).
Look-zippy est une boutique en ligne de tee-shirts sérigraphiés édités en série limitée. C’est aussi une communauté de graphistes qui propose ses visuels et les soumet aux votes des internautes.
A travers le blog, un véritable dialogue s’est engagé et dans la mesure du possible, je tente d’associer les visiteurs à mon quotidien d’entrepreneur.
- Depuis quand vous êtes vous lancé dans la vente en ligne ?
Look-zippy a été lancé dans sa version initiale le 1er avril 2006. Il y donc 2 ans 1/2.
- Qu’est-ce qui vous a motivé ?
La motivation de départ, c’était simplement d’occuper mes mois d’hiver et de compléter mon activité saisonnière par un truc sympa.
- Avez vous eu d’autres expériences dans le commerce avant cela ?
Oui, et même si c’est différent dans le e-commerce, je pense que c’est un atout dans la bonne compréhension du client.
- Est-ce que vous avez éprouvé des difficultés à vous lancer dans le e-commerce ? Si oui, lesquelles ?
J’ai travaillé pendant près d’un an sur le concept et j’ai longuement réfléchi avant de me lancer (peut être trop). La principale difficulté à laquelle j’ai été confronté, c’est d’être systématiquement comparé à des sites existants et que mes spécificités soient complètement occultées.
- De combien de personne est maintenant composée votre équipe ?
Je suis tout seul aux commandes mais ma femme me seconde en permanence (même si elle reste dans l’ombre). Elle m’aide aussi sur toute la partie logistique et lors des gros pics j’embauche aussi mes enfants.
- Externalisez vous beaucoup de domaines
Hors impression des tee-shirts, quasiment tous les aspects de la vie de l’entreprise sont gérés en interne. Le développement et la maintenance du site est confié à une agence avec qui je travaille depuis la deuxième version.
- Quel est votre stratégie et votre budget pour faire connaître votre boutique en ligne ?
J’ai essentiellement une stratégie de bouche à oreille basée sur une qualité de service. Je sais que c’est une stratégie très longue, mais que les retombées sont très pertinentes. J’essaie également d’être présent sur les différents réseaux sociaux, mais c’est très chronophage pour un résultat difficile à mesurer.
- Pouvez vous nous donner quelques chiffres ?
Je ne donne que très peu de chiffres. Je suis sur un secteur très concurrentiel. Ce que je peux dire c’est que je récolte aujourd’hui plus de 2 ans d’investissement en temps et en énergie, la V3 devient de plus en plus pertinente et impacte directement l’évolution du CA. De nouveaux projets sont en cours pour un lancement dans les prochaines semaines et devraient eux aussi apporter encore du chiffre.
Globalement je suis très satisfait de la progression actuelle.
- Quelles sont les améliorations que vous aimeriez apporter à votre boutique ?
J’apporte des améliorations en permanence et j’ai essentiellement travaillé sur le front-office. Aujourd’hui j’aimerais développer un peu plus le back-office, notamment sur des outils automatisés de web-marketing. Sinon un des aspects que je souhaiterais améliorer, c’est le coté participatif avec les internautes.
- Selon vous quelles sont les clés du succès ?
Le courage et la ténacité sont des facteurs essentiels dans la réussite d’un projet. Il ne faut absolument pas compter sur le seul facteur chance. L’innovation permanente est aussi une nécessité, je considère qu’il vaut mieux être copié que copier les autres.
- Qu’aimeriez vous dire à toutes les personnes qui vont faire le grand saut et se lancer dans la vente en ligne ?
Bien réfléchir à son projet avant de se lancer, ne pas chercher à recopier un concept qui marche sans y apporter une valeur ajoutée et prévoir une trésorie suffisante pour tenir plusieurs mois (années).






