Dans la continuité de Noël Éthique, je vous présente un nouveau témoignage d’e-commerçant. Aujourd’hui je vais à la rencontre de Clovis qui a crée avec trois autres associés la boutique Quat’rues.

Tout d’abord, pouvez-vous vous présenter ?
Quat´rues est avant tout une marque de vêtements équitables et engagés. Mais c’est aussi une envie commune aux 4 créateurs : celle de proposer à tous l’opportunité de s’habiller équitablement dans la vie de tous les jours. Et ce avec des vêtements qui ont du sens ! Du sens car ils sont issus de filières équitables, mais aussi parce qu’ils sont porteurs d’un visuel engagé.

Depuis quand vous êtes vous lancé dans la vente en ligne ?
La marque a été officiellement créée le 2 Mai 2006. La vente  en ligne des produits Quat´rues a démarré au mois de novembre de cette même année. Dernièrement, le site Quat´rues a été traduit en Allemand et le sera très prochainement en anglais.

Qu’est-ce qui vous a motivé ?
Nous voulions créer une entreprise nous permettant de mettre en adéquation nos compétences et nos idées. Pouvoir contribuer au développement du commerce équitable est bien sûr une chose importante pour nous.  Nous essayons d’être cohérents sur toute la ligne, et utilisons par exemple désormais des encres à l´eau pour nos sérigraphies. Par la même, nous intégrons à chaque nouvelle collection davantage de produits en coton biologique, dans un souci d’accompagnement progressif de nos partenaires.

Avez-vous eu d’autres expériences dans le commerce avant cela ?
L’un de nous était commercial pour une grande marque de lingerie fine. Un autre, illustrateur de métier, avait aussi une certaine expérience dans la relation fournisseur-client. Un troisième évoluait davantage dans la logistique, domaine aussi très important dans notre nouveau métier.

Est-ce que vous avez éprouvé des difficultés à vous lancer dans le e-commerce ?
Il fut difficile de faire parler de nous sur internet dans un premier temps. Nous avons pris le pari de nous faire connaitre sans avoir recours à une publicité payante. Nous créons des partenariats par le biais d’échanges (liens, bannières, jeux concours…) et comptons, il faut le dire, sur de bonnes âmes (comme WiziShop ), pour relayer notre actualité. Aujourd’hui´hui encore, même si notre notoriété grandit chaque jour, nous manquons de relais pour pouvoir toucher toutes les personnes susceptibles d’être intéressées par nos produits.

Externalisez-vous beaucoup de domaines ?
Nous avons eu recours à certaines aides, pour le développement de notre référencement notamment, et nous n´aurions pu nous développer ainsi sans elles. Pour le reste, nous tâchons de faire au mieux avec nos connaissances respectives.

Quel est votre stratégie et votre budget pour faire connaître votre boutique en ligne ?
Comme nous le disions plus haut, nous n’avons pas de budget pour faire de la publicité en ligne. Cette volonté est encouragée par le désir d’éviter l’incitation à la surconsommation. Celà peut paraître paradoxal pour l’activité que nous exerçons, mais nous partons du principe que les personnes  désireuses de faire un achat correspondant à ce que nous proposons, peuvent nous trouver. Mais pour cela, il nous a fallut, et il nous faut encore, créer suffisamment de liens et d´échanges avec nos partenaires évoluant dans les mêmes types de  commerces ou relayant des informations comme les nôtres.

Une autre façon de nous faire connaitre, et qui nous tient résolument à cœur, est de créer davantage de partenariats avec des associations comme dernièrement avec Oxfam-France Agir ici et le visuel « précipice ». Nous sommes très heureux de pouvoir communiquer sur ce genre d’évènements.

Pouvez vous nous donner quelques chiffres ?
Notre chiffre d’affaire, pour la deuxième année d´exercice, a progressé de 57%. C´est bien mais pas encore suffisant car nous devons toujours compléter nos revenus par d’autres activités. Nous faisons 5 ventes par jour en moyenne avec un panier moyen à 50 euros.

Selon vous quelles sont les clés du succès ?
Intégrité, transparence et cohérence.

Qu’aimeriez vous dire à toutes les personnes qui vont faire le grand saut et se lancer dans la vente en ligne ?
Il est bon de savoir et d’être conscient qu’un site de vente en ligne n’est pas une poule aux œufs d’or. Un site web demande beaucoup de travail en termes de référencement, de mises à jour, de gestion des stocks et des paiements …
Il y a énormément de concurrence sur Internet. Des sites de vente s’ouvrent tous les jours, et il est difficile de réussir à faire sa place au milieu de tout ça. Mais c’est une aventure passionnante, donc « bon courage… et surtout bonne chance ! »

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Aujourd’hui, j’ai décidé de vous présenter Evy Poulard, femme passionnée et de conviction, qui nous fait partager l’expérience de sa première année d’e-commerçante. Sa boutique en ligne s’appelle evydemment bio.

Tout d’abord, pouvez vous vous présenter ?
Passionnée de cosmétiques depuis de nombreuses années et sensibilisée à l’écologie, j’ai décidé (à l’aube de la quarantaine…) de conjuguer passion et conviction et d’ouvrir ma boutique en ligne de cosmétique bio à Aix en Provence. J’ai voulu faire en sorte que cet espace de beauté bio soit un espace de vente mais aussi de conseils beauté et d’informations (sur la cosmétique, les labels,…)

Depuis quand vous êtes vous lancé dans la vente en ligne ?
J’ai ouvert la boutique evydemment bio fin novembre 2007.

Qu’est-ce qui vous a motivé ?
A l’occasion d’un changement de région (de Saint Raphaël à Aix en Provence) j’ai eu l’occasion de me poser LA question : « qu’as tu envie de faire vraiment ? » La réponse s’est imposée à moi comme une « evydence… » de part cette passion pour la cosmétique (mais aussi pour la phytothérapie, la naturopathie..) qui m’a accompagnée durant  des années et qui m’a amenée tout naturellement aux cosmétiques bio il y a environ 8 ans. Mon projet initial était d’ouvrir une boutique en centre ville mais le droit au bail sur Aix en Provence demandant un investissement de départ trop important, j’ai décidé d’ouvrir la boutique mais en ligne.

Avez vous eu d’autres expériences dans le commerce avant cela ?
Non, aucune ! Enfin pas dans le commerce où on l’entend (dans une boutique) mais des expériences commerciales oui (dans l’immobilier…).

Est-ce que vous avez éprouvé des difficultés à vous lancer dans le e-commerce ?
La difficulté pour moi a été de me  lancer seule. D’appréhender un monde totalement nouveau (celui de la vente en ligne et du web en général), de faire les bons choix au niveau des prestataires (c’est très dur de pouvoir comparer des offres dont les termes sont parfois très techniques voire incompréhensibles) et de devoir gérer une société dans son ensemble (côté administratif, comptable, commercial, clientèle, communication..), même si c’est également très enrichissant et passionnant.

De combien de personne est maintenant composée votre équipe ?
Pour l’instant je gère seule la boutique mais ça commence à devenir lourd à gérer…

Externalisez vous beaucoup de domaines ?
A part le référencement, je m’occupe du reste. La boutique est encore trop récente pour faire appel à des prestataires dans chaque domaine.

Quel est votre stratégie et votre budget pour faire connaître votre boutique en ligne ?
Pour l’instant je n’ai pas fait appel à l’achat de mots clefs sur google, je travaille sur le référencement naturel du site. Je positionne aussi la boutique sur des annuaires, quelques guides d’achat, sur des forums, sur des sites gratuits de communiqués de presse,… Le blog est aussi un bon moyen de faire connaître son activité.

Pouvez vous nous donner quelques chiffres ?
Au niveau du panier moyen il se situe autour de 60 euros. Concernant la progression du site,  depuis le travail sur le référencement naturel, le taux d’activité a progressé de 30% environ.

Quelles sont les améliorations que vous aimeriez apporter à votre boutique ?

La liste est longue, une boutique doit évoluer constamment. Ma priorité est ma page d’accueil à modifier. J’y travaille actuellement.

Selon vous quelles sont les clés du succès ?
Croire en son projet avant tout, mais aussi bien le monter en amont, ne rien oublier. Ensuite il faut une bonne dose de patience, de travail et d’énergie !

Qu’aimeriez vous dire à toutes les personnes qui vont faire le grand saut et se lancer dans la vente en ligne ?
Qu’il y a de place pour tout le monde !

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Dans la continuité du lancement de notre opération Noël Éthique 2008, je vous présente aujourd’hui Sophie qui a fondé la boutique Nelua qui a pour qualité principale de vendre des produits qui privilégient le commerce équitable et le développement durable.

Tout d’abord, pouvez vous vous présenter ?
Nelua a un an, c’est une boutique en ligne spécialisée dans les cadeaux éthiques. Nous commercialisons divers articles de décoration, bien-être, mode, loisirs et épicerie fine tous conçus dans une optique de développement durable (commerce équitable, agriculture biologique, artisanat local, énergies renouvelables, recyclage, conception à base de produits naturels, pas de tests sur les animaux, dimension sociale des entreprises…) Pour ma part je m’appelle Sophie et je suis la gérante de Nelua.

Qu’est-ce qui vous a motivé ?
Plusieurs choses, tout d’abord le défi de l’entrepreneuriat, ensuite celui de concilier deux mondes : la consommation et le développement durable en proposant des articles cadeaux alternatifs, en accord avec nos convictions personnelles.

Avez vous eu d’autres expériences dans le commerce avant cela ?
En tant que salariée, oui j’ai eu la chance d’avoir un parcours professionnel dans le commerce.

Est-ce que vous avez éprouvé des difficultés à vous lancer dans le e-commerce ?
Non aucune. Le concept de la e-boutique s’est imposé de lui même, car mon associé et moi avions à nous deux toutes les compétences requises pour nous lancer.

De combien de personne est maintenant composée votre équipe ?

A ce jour l’équipe se compose de deux personnes : mon associé dont la mission principale est la technique, et moi-même pour la partie commerciale.

Externalisez vous beaucoup de domaines ?
Nous gérons tout en interne.

Quel est votre stratégie et votre budget pour faire connaître votre boutique en ligne ?
Nous avons plusieurs axes pour faire connaître Nelua : le référencement naturel et payant ainsi que des opérations commerciales avec différents partenaires.

Pouvez vous nous donner quelques chiffres ?
Nous ne communiquons pas sur nos chiffres. Concernant l’ensemble des données précitées nous progressons d’en moyenne  300% par trimestre, ce qui nous a “obligé” à avancer le projets de développement d’une année !

Quelles sont les améliorations que vous aimeriez apporter à votre boutique ?
Nous sommes en perpétuelles améliorations pour rendre la boutique toujours plus ergonomique et plaisante à utiliser. Mais nous allons accorder une attention particulières aux visuels et au design du site.

Selon vous quelles sont les clés du succès ?
Je pense qu’il s’agit d’un cocktail dont les ingrédients de base sont : la motivation, l’ardeur au travail et la pensée positive pour le reste à chacun de rajouter son ingrédient personnel !

Qu’aimeriez vous dire à toutes les personnes qui vont faire le grand saut et se lancer dans la vente en ligne ?
De ficeler un projet en béton armé avant de se lancer, cela prend du temps mais c’est indispensable. Ensuite le principal est de croire en son projet et de se battre pour le mener à bien.

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Retour à notre rubrique “Témoignages” avec aujourd’hui Frédéric Peters qui nous fait partager son expérience et nous délivre de nombreux conseils… Très intéressant !

- Tout d’abord, pouvez vous vous présenter ?

Frédéric PETERS, 35 ans. Mon parcours en quelques mots : école supérieure de commerce puis plusieurs postes dans le second œuvre du bâtiment (électricité, robinetterie), plutôt dans les domaines de la communication (réalisation de catalogue) et vente. Il y a 3 ans environ, j’ai pris une année pour m’auto-former en HTML et j’ai démarré mon premier site www.trampofun.fr.
J’ai créé la société Trampofun en Novembre 2007, il y a moins d’un an, et mis en ligne la boutique de vente de trampoline ( mon-trampoline.com ) à la même date.

- Depuis quand vous êtes vous lancé dans la vente en ligne ?

Le projet a en fait muri lentement depuis Septembre 2005. Réalisation d’un premier site pour le compte d’un cousin, puis à Noël 2006, réalisation de google ads avec vente de trampoline par chèque uniquement et enfin refonte du site de conseil trampoline ( trampofun.fr ) en 2007 (travail de référencement naturel). Mais si j’avais pendant cette période d’autres occupations, la boutique a été mise en ligne au moment de la création de la société et me prend maintenant 100% de mon temps.

- Qu’est-ce qui vous a motivé ?

Pour moi, c’était une évidence ! D’une part, Internet permet de lever de nombreuses barrières à l’entrée sur un marché, et d’autre part cela permet d’être en prise direct avec le marché. Et pour celui qui comprend les règles de base du référencement naturel, il est possible d’avoir une bonne visibilité dans les moteurs.

- Avez vous eu d’autres expériences dans le commerce avant cela ?

Non

- Est-ce que vous avez éprouvé des difficultés à vous lancer dans le e-commerce ? Si oui, lesquelles ?

Les premiers jours ont été euphoriques. Normal : je me suis volontairement lancé en période de Noël 2007, et en achetant du trafic google ads, les ventes ont démarrées immédiatement.
Mais je me considère encore en période de lancement car l’activité est très saisonnière.

Les difficultés que je rencontre après 10 mois d’activité sont plus liées à la gestion de la société en elle même (logistique, soutient financiers…).
Les difficultés liées à la boutique proprement dite sont plus de l’ordre du choix des prestataires et de l’intégration de solutions techniques. On est fréquemment sollicité mais il est nécessaire de choisir les partenaires et les actions entreprises (comparateurs de prix, affiliations, emailing…) sous peine de se disperser. Les ventes ne sont pas toujours aux rendez-vous.

En fait, si j’ai trouvé le lancement assez simple (”nez dans le guidon”), la phase de consolidation et “ré-accélération” est à venir.

- De combien de personne est maintenant composée votre équipe ?

Je travaille seul.

- Externalisez vous beaucoup de domaines ?

Je gère l’ensemble des sujets. Le lieu de stockage est une ancienne porcherie dans le nord de la Creuse, la hotline est mon N° Skype sur l’ordinateur portable qui ne me quitte jamais et voici un exemple d’action marketing : séance photo de saut sur trampoline. C’est très valorisant pour mon travail car les tâches sont multiples mais il est tout de même temps de passer aux choses sérieuses. Le premier objectif est l’externalisation de la logistique afin de me dégager du temps pour de la visite clientèle.

- Quel est votre stratégie et votre budget pour faire connaître votre boutique en ligne ?

Les grands axe pour faire connaitre ma boutique en ligne :

  • le référencement naturel: je m’appuie sur mon site de conseil en trampoline qui est en première page sur Google.fr depuis septembre 2007 et en première position pour les 4 derniers mois. Outre l’apport de traffic, le site de conseil rassure et me positionne comme spécialiste.
  • Le référencement payant est surtout centré sur google ads (j’ai arrêté Yahoo) et j’ai mis en place les partenariats vers les comparateurs de prix
  • le volet social est travaillé avec la mise en ligne de vidéo de trampoline, l’écriture d’un blog et je suis l’actualité des blogs et forum pour répondre aux interrogations des internautes.

- Pouvez vous nous donner quelques chiffres ?

Voici les chiffres google analytics de la boutique de novembre 2007 à fin Août 2008 :

  • 34 800 visites
  • 145 000 pages vues
  • 4,16 pages par visites
  • 40,9 % concernant le taux de rebond
  • 03:17 minute pour le temps moyen sur le site
  • 76% de nouvelles visites

Concernant le trafic :

  • 6% en accès direct
  • 33% de sites référents ==> dont les 2 tiers en provenance de Trampofun. Donc, mon référencement naturel me génère 20% de trafic.
  • 61% de moteurs de recherche ==> 93% par Google… mais comme je ne fais que du google ads… Donc, 50% de trafic payant environ.

Concernant les chiffres de vente :

  • CA de 60 000€ pour Noël 2007 et les 2 premiers semestres 2008
  • panier moyen de 300€

- Quelles sont les améliorations que vous aimeriez apporter à votre boutique ?

Avec ma boutique Oxatis, je suis un des lauréat 2008 de l’E-commerce-academy. Donc, quelques améliorations sont en cours: notamment le design du site. Autre gros travail en cours: l’ensemble des photos doivent être retravaillées car toutes mes références se ressemble et il est impératif de rendre le choix du client plus intuitif (on ne peut pas faire la différence entre 2 trampolines de taille différentes lorsqu’ils sont sur une photo de 100 pixels!!).

Les marges de progression qui subsistent et que je dois travailler sont:

  • intégration de moyen de paiement autre que Paypal (je viens enfin de signer mon contrat VAD).
  • intégration du paiement en plusieurs fois (indispensable pour mon activité!).
  • retravail des catégories et de l’ergonomie (faciliter le choix client et la navigation et retravailler le référencement naturel de la boutique).

Pour la société, externalisation de la logistique et mise en place d’un suivit administratif et comptable sont également au programme.

- Selon vous quelles sont les clés du succès ?

Selon moi, les clefs de la réussite pour un créateur de boutique en ligne, c’est d’être spécialiste et de se rendre indispensable le plus rapidement possible.
Être spécialiste :
Vous devez vous spécialiser sur un sujet tout simplement pour avoir quelque chose à dire ! Le référencement naturel passe par du contenu original et mis à jour. Rabâcher un sujet déjà présent 100 fois sur la toile est selon moi épuisant et peu motivant. Même si votre activité est très compétitive (jouet enfant): choisissez un thème, un axe de contenu.  Il vaut mieux être premier sur un sujet peu courant qu’en page 10 sur un produit commun.
Etre indispensable :
Il faut savoir se rendre indispensable, incontournable. Étudier votre écosystème et cibler les sujets sur lesquels vous pouvez être unique. Au niveau de votre clientèle ? Si vous êtes le seul à proposer un produit, vous pouvez faire de la pré-vente, ce qui est très utile quand on débute. Se rendre indispensable vis à vis de son fournisseur? Ouvrir le marché français à un fournisseur peut également être un axe de développement.

C’est en étant spécialiste et en se rendant indispensable sur un sujet précis que vous pourrez ensuite vous appuyer sur cette première marche afin de vous développer sur de nouveaux marchés.

- Qu’aimeriez vous dire à toutes les personnes qui vont faire le grand saut et se lancer dans la vente en ligne ?

Pour faire le grand saut, il faut acheter un trampoline avec filet (le filet, c’est pour la sécurité et l’achat, c’est pour mon compte en banque…)

Plus sérieusement, conseil pour un entrepreneur indépendant qui veut se lancer dans la vente en ligne :

  • Choisissez votre bataille (pour le référencement naturel) ==> je vends des chaises - la requête chaise est tapée 100 000 fois chaque mois sur Google: la bataille pour le référencement naturel sera trop dure mais je m’aperçois que “tabouret” fait 10 000 requêtes par mois et “chaise en osier” également ==> je choisis de me battre pour l’une de ses 2 requêtes afin d’avoir plus rapidement un bon positionnement sur les moteurs, même si c’est une requête secondaire. Un positionnement rapide, c’est 1 an et je pourrais ensuite m’appuyer sur mes premiers résultats pour attaquer des mots cléfs plus compétitifs.
  • choisissez votre boutique en ligne==> si vous avez un bon niveau technique, vous pouvez choisir de travailler avec un CMS en open source tel que Joomla avec virtuemart. Il a l’avantage d’être gratuit et d’avoir une communauté dynamique. C’est la solution que j’ai retenu pour mon site secondaire de jeux pour enfants. Je crois que c’était une erreur car je n’ai pas le niveau suffisant et donc je perds beaucoup de temps pour résoudre les problèmes techniques. Ma boutique principale est en Oxatis qui est un acteur important de l’e commerce en France. La mutualisation de nombreux services, l’écosystème développé par Oxatis avec l’ensemble des acteurs français et la souplesse de la boutique en font une excellente solution. La solution de boutique internet Wizishop semble prometteuse mais je n’ai pas travaillé avec puisqu’elle vient à peine de sortir.
  • créez vos catégories ==> quelque soit la boutique choisit, vous devez créez des catégories. Pour mon activité: par marque de trampoline, par taille, trampoline enfant, trampoline avec filet…. C’est la structure de votre boutique. Cette structure doit refléter vos mots clefs secondaire et elle doit permettre une visite de la boutique logique et agréable pour vos visiteurs. Pensez votre boutique comme la carte administratif française:

o Paris = mot clef principal ==> ma page d’accueil
o Lyon - Marseille - Lille = mots clefs secondaires ==> mes pages de catégories

o chef lieux de préfectures = produits ==> mes pages produits (sauf que dans une boutique, un produit appartient toujours à plusieurs catégories).

  • Créez un modèle de page produit et remplissez quelques pages (par exemple une catégorie ou 10 pages produits)
  • créez votre compte Paypal, vérifiez l’interaction boutique/compte Paypal et…
  • mettez votre boutique en route !!! Alimentez dés le départ votre boutique avec du trafic payant afin de générer quelques ventes: rien de tel que les retours de vos clients au téléphone pour améliorer l’ergonomie de votre boutique. De plus, il ne sert à rien d’attendre 6 mois pour fignoler les détails: votre boutique doit vivre et vous apporterez chaque jour des modifications.

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Je vous propose aujourd’hui le témoignage d’Olivier qui a créé le site Platine Center spécialisé dans la vente de matériel sono.



- Depuis quand vous êtes vous lancé dans la vente en ligne ?

Nous existons depuis Novembre 2006, nous sommes un pure-player et vendons du matériel de sono en ligne.

- Qu’est-ce qui vous a motivé ?

La sonorisation en ligne était un marché concurrencé à l’époque où nous nous sommes lancés, et cela créait une bonne dynamique. Dynamique dans laquelle nous avions décidé de devenir un acteur de poids.

- Avez vous eu d’autres expériences dans le commerce avant cela ?

Nous avons en interne une personne bien au fait des ficelles du métier e-commerce, qui avait aidé quelques personnes à se lancer avant.

- Est-ce que vous avez éprouvé des difficultés à vous lancer dans le e-commerce ? Si oui, lesquelles ?

Le difficultés viennent d’abord des banques, quoi sont très frileuses face aux projets ecommerce, voire même Internet en général. Nous avons dû faire intervenir des « relations » pour faire passer notre dossier et décrocher un contrat VAD. Tout le monde n’a pas cette chance et c’est très dommage pour l’entrepreneuriat en France.

La deuxième difficulté n’est pas de créer le site, mais de générer des visiteurs. Nos compétences internes ont été cruciales sur ce point.

- De combien de personne est maintenant composée votre équipe ?

2 personnes + 1 stagiaire.

- Externalisez vous beaucoup de domaines ?

La logistique et la charte graphique sont les 2 seuls domaines externalisés.

- Quel est votre stratégie et votre budget pour faire connaître votre boutique en ligne ?

Notre stratégie passe par le référencement naturel de Google. Un canal gratuit, à fort trafic et ciblé. Mais nous devons avouer avoir une expertise interne sur ce domaine qui nous aide beaucoup.

- Pouvez vous nous donner quelques chiffres ?

La panier moyen est de 400 euros (il était de moins de 100 euros à nos débuts).
En terme de trafic, après une forte croissance, nous visons maintenant une augmentation de 5% par mois.

- Quelles sont les améliorations que vous aimeriez apporter à votre boutique ?

Il y en a beaucoup. Nous souhaitons essentiellement proposer plus de photos de chaque produit à nos internautes. Il y a une demande à ce sujet. Mais cela est plus facile à dire qu’à faire (trouver les bonnes sources de photos, bonne résolution, bonne taille, mise en ligne.. le tout pour plus de 1200 produits !!).

- Selon vous quelles sont les clés du succès ?

Une des clefs est sans aucun doute le référencement naturel, car les coûts aux clics (Adwords, comparateurs de prix, etc…) augmentent chaque année… là où, au contraire, les marges chutent chaque année (hausse du pétrole, hausse des prix de fabrications, hausse de la concurrence, etc…).

Une deuxième clef est d’avoir un panier moyen élevé (ou en tout cas une marge brut en valeur absolue forte, disons au-moins 60 euros/panier).

- Qu’aimeriez vous dire à toutes les personnes qui vont faire le grand saut et se lancer dans la vente en ligne ?

Il y a beaucoup de pièges. Il faut se faire accompagner par des gens qui connaissent les ficelles du métier et ne pas croire n’importe qui.
Je conseillerai aussi d’avoir au-moins une année de trésorerie de côté, car le CA va mettre quelques mois avant d’arriver.

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Aujourd’hui je vous propose le témoignage de Franck de l’entreprise Exalte. Je vous laisse découvrir sa petite histoire et ses conseils…

- Tout d’abord, pouvez vous nous en dire plus sur vous ?

Je m’appelle Franck, j’ai 44 ans, et avec ma femme sabine qui est la gérante de la société EXALTE, nous gérons plusieurs activités autour du e-commerce.

  1. Nous exploitons nos sites marchands : (www.mon-cheval.fr, www.bonbons-candy.fr, www.kdo-debil.fr)
  2. Nous créons des sites et des back-offices pour nos clients.

- Depuis quand vous êtes vous lancé dans la vente en ligne ?

Sabine à débuté l’aventure il y a quatre ans pour le matériel d’équitation, en ce qui me concerne, le site bonbons-candy.fr est en ligne depuis huit mois, et kdo-debil.fr depuis un an.

- Qu’est-ce qui vous a motivé ?

Notre motivation est liée à nos passions respectives, Sabine était cavalière et travaillait au sein du service marketing d’un grand groupe en tant que graphiste.
Moi, graphiste et webdesigner au sein d’un studio graphique, puis webdesigner free-lance. Et puis il y a quatre ans, Sabine cherchait une reconversion professionnelle, alors de rencontre en rencontre, de rendez vous avec la chambre de Commerce en réflexions, elle a décidé de vendre des produits liés à sa passion : l’équitation et a créé la sellerie en ligne “mon cheval”.
De mon coté, quel meilleur expertise pour mes clients d’avoir moi-même un site marchand sur mes passions : les bonbons et les cadeaux débiles.

- Avez vous eu d’autres expériences dans le commerce avant cela ?

Oui, même si vendre du service ou convaincre un client de choisir tel ou tel logo n’est pas comparable à la vente de produits manufacturés, la relation avec le client reste la même :
Être à l’écoute, proactif et réactif, être rapide, installer une relation basé sur la confiance.

- Est-ce que vous avez éprouvé des difficultés à vous lancer dans le e-commerce ? Si oui, lesquelles ?

Les difficultés rencontrées sont les mêmes que pour un commerce traditionnel, trouver des fournisseurs, créer un stock, inspirer la confiance aux banquiers.
Auxquelles viennent se greffer les spécificités liées au e-commerce :
Créer son site, donc, trouver un graphiste, un programmeur pour la partie dynamique du site, pour la base de données et le backoffice et pour la pierre angulaire de cet édifice, un référenceur.
(Le référencement, c’est comme trouver le meilleur emplacement pour un commerce traditionnel.)

A l’époque, c’est à dire il y a quatre ans, les solutions e-commerce clef en mains du type open-source ou du type “Oxatis” était rares. Et celles qui existaient ne nous satisfaisaient pas, nous préférions avoir la main sur l’ensemble pour pouvoir plus tard y rajouter des modules persos.
Le plus dur aussi à l’époque était le regard amusé des gars de l’industrie ou du commerce “tradi”, qui nous disaient je cite : “C’est super votre truc, mais vous avez un boulot à coté ?”.
Les mêmes qui maintenant viennent nous consulter en tant qu’acteur de ce nouveau canal de distribution.
Au final nous nous sommes occupé du graphisme, de l’ergononie, de l’arborescence et le reste a été fait par un programmeur free-lance et un référenceur.
Depuis nous en sommes à la troisième mouture, réalisé entièrement en interne.
Nous avons intégré un programmeur à plein temps depuis deux ans et demi dans notre équipe. Un vrai vrai plus.

- De combien de personne est maintenant composée votre équipe ?

Aujourd’hui nous sommes 5.

- Externalisez vous beaucoup de domaines ?

Tout est traité en interne, nous disposons à présent des compétences nécessaires.

- Quel est votre stratégie pour faire connaître votre boutique en ligne ?

Notre stratégie repose :

  1. sur le référencement,
  2. sur les adwords,
  3. sur le retour client,
  4. sur les articles dans la presse ou les passages dans les pages shopping de certains magasines

- Pouvez vous nous donner quelques chiffres ?

Notre pourcentage de progression est le même que celui indiqué par la “FEVAD” dans son reporting annuel.
Ceci dit, il ne faut pas croire que le e-commerce soit le nouvel “Eldorado” de la “VAD” ou de la vente, c’est un boulot à plein temps, il faut réactualiser ses prix et son offre, batailler avec les fournisseurs, répondre aux questions des internautes, s’occuper des commandes et des livraisons et du suivi client.
Créer de nouvelles fiches produits, donc prendre des photos (un gros argument de vente, comme les informations de la fiche produit), refaire la façade tous les mois.
(Un nouveau métier du web  : Etalagiste indépendant pour des sites marchands ?).
Penser sans cesse à améliorer l’ergonomie de la navigation, et tout ce qui peut aider les internautes à se sentir bien chez vous.

- Quelles sont les améliorations que vous aimeriez apporter à votre boutique ?

Tous ce qui tourne autour de la personnalisation, on a déjà bien avancé dans se domaine pour le site mon-cheval.fr

- Selon vous quelles sont les clés du succès ?

Un bon produit, occuper une niche sélective, beaucoup de travail sur les photos, les argumentaires, le suivi client, rassurer les internautes sur les modes de paiement, sur les modes livraison et l’accueil téléphonique, un bon produit.
Un bon produit et beaucoup de temps, d’énergie, et d’argent passé pans le référencement.

- Qu’aimeriez vous dire à toutes les personnes qui vont faire le grand saut et se lancer dans la vente en ligne ?

Qu’il me semble que dans l’avenir des sites marchands ultra spécialisés dans un domaine vont tirer leur épingle du jeu.
Et puis aussi de ne pas écouter tous les gens chagrins qui vont vous expliquer de quelle façon vous allez vous planter !

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J’inaugure aujourd’hui une toute nouvelle rubrique. Le but est de rassembler des témoignages de e-commerçants qui vous donneront leur vision de la vente en ligne et quelques clés pour réussir.

Pour débuter ce nouveau type de billet, j’ai choisi de vous faire découvrir Mathilde de Bagatelles, très célèbre dans la blogosphère francophone.

- Tout d’abord, pouvez vous nous en dire plus sur vous ?

J’ai 32 ans, je suis diplômée en droit et science politique, et j’étais directrice de la communication d’une SSII avant de fonder Bagatelles.fr, mon site de cadeaux en ligne.

Mon site présente une sélection d’idées cadeaux originales, sous la forme d’assortiments ou de paniers cadeaux thématiques. Il y a un blog, associé à ma boutique, où je partage avec mes lecteurs et clients toutes mes joies et déconvenues de chef d’entreprise, ainsi que mon quotidien d’entrepreneuse.

Je suis à l’origine, avec François de Rochebouët le fondateur de Hellotipi, des réunions mensuelles d’entrepreneurs du web : les Entreprenautes Associés.

- Depuis quand vous êtes vous lancé dans la vente en ligne ?

J’ai ouvert Bagatelles en novembre 2004 mais j’avais déjà monté un petit site avec des amis en 1999.

- Qu’est-ce qui vous a motivé ?

Je crois que j’ai toujours eu une fibre entrepreneuriale. J’ai commencé étudiante avec des associations 1901 qui ont pris une dimension plus professionnelle rapidement, puis j’ai collaboré sur un petit site de contenu en 99, ensuite j’ai co-fondé une petite agence de communication, dont j’ai cédé mes parts au moment où je démissionnais de mon job pour me lancer à temps complet sur Bagatelles.

On va dire que ce qui a joué, c’était l’idée qui me paraissait bonne, la faisabilité (j’avais un peu d’argent à investir) et l’envie de bosser sur un projet rien qu’à moi.

- Avez vous eu d’autres expériences dans le commerce avant cela ?

Mis à part des jobs de vendeuse l’été, aucune.

- Est-ce que vous avez éprouvé des difficultés à vous lancer dans le e-commerce ? Si oui, lesquelles ?

Comme mes compétences se limitaient à de la gestion de projet en marketing/communication, il a fallu que j’apprenne à gérer des stocks, mettre en place la logistique, lire un bilan, optimiser un site etc.
Disons que fonder cette boite a été le job le plus formateur que j’ai jamais eu !

- De combien de personnes est maintenant composée votre équipe ?

Dans les bureaux de Bagatelles, il y a trois personnes à l’année. Ensuite, il y a des personnes qui vont venir en plus pour gérer les commandes lors des grosses périodes commerciales.
Faisant partie de “l’équipe”, mais travaillant en distant, j’ajoute deux personnes supplémentaires : le webmaster et une assistante de direction à temps partiel

- Externalisez vous beaucoup de domaines ?

La gestion des campagnes publicitaires est externalisée, ainsi que le graphisme et les photos. Pour le reste, tout est géré en interne.

- Quel est votre stratégie et votre budget pour faire connaître votre boutique en ligne ?

Jusque récemment, le budget publicitaire était proche de zéro, c’était le référencement naturel, certaines opérations gérées en interne et le blog qui apportaient le trafic sur Bagatelles.
Depuis quelques mois, j’ai affecté un budget récurrent de mille euros par mois à l’achat de mots-clefs.

- Pouvez vous nous donner quelques chiffres sur votre activité ?

J’avoue que je préfère ne pas communiquer sur certains chiffres, notamment parce que de nombreuses boutiques ressemblant à la mienne ont éclot ces derniers mois. Néanmoins, si on parle progression des ventes, disons que je vise une croissance à 100% pour 2008.

- Selon vous quelles sont les clés du succès ?

Je ne suis pas certaine qu’il existe une recette miracle. Mais si j’observe un peu les entrepreneurs qui réussissent autour de moi, je dirais qu’ils ont trois traits de caractère communs : pugnacité, inventivité et sagacité.

- Qu’aimeriez vous dire à toutes les personnes qui vont faire le grand saut et se lancer dans la vente en ligne ?

Que les premiers mois, on a l’impression que c’est beaucoup de temps de travail pour peu de ventes, mais qu’il ne faut pas se décourager.

Voilà pour ce premier témoignage. Si vous avez une boutique en ligne et que vous souhaitez partager vous aussi votre expérience avec les autres lecteurs de ce blog, n’hésitez pas à me contacter.

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