Archive pour la catégorie 'Les dossiers du e-commerce'

Je vous présente aujourd’hui l’entreprise B2LOG, spécialisée dans la logistique pour le e-commerce. Alex Bellon a bien voulu répondre à mes quelques questions…

Pouvez-vous nous présenter votre société ?

B2LOG est une société spécialisée dans le domaine de l’externalisation de la logistique e-commerce B2C et B2B. Notre rôle est d’assurer la gestion des marchandises d’un site de commerce électronique, depuis la réception en provenance des fournisseurs jusqu’à la livraison de l’internaute par le moyen d’expédition de son choix.
Notre société repose sur un partenariat d’experts l’un dans les domaines de l’internet et des nouvelles technologies l’autre dans les domaines du transport et de la logistique. Ces deux métiers étant le cœur de l’activité de logistique e-commerce.

Situé à Saint-Martin-de-Crau (13), nous disposons d’une implantation géographique stratégique : les grands axes de communication (autoroutes A7, A8 et A9, port maritime de Fos-sur-Mer, aéroport de Marignane, gare de marchandises de Miramas) garantissent au site un environnement idéal aux activités du secteur de la logistique et offrent des perspectives de développement à l’échelle nationale et internationale.

Notre plateforme récente répond aux dernières normes en vigueur en termes de sécurité et d’environnement pour un maximum de performance :

  • 18.000 m² d’entreposage
  • 23 quais de réceptions et d’expéditions
  • gardiennage du site 24/7
  • surveillance vidéo et alarme incendie

Pouvez- vous nous décrire exactement votre activité ?

Même si nous schématisons notre activité en parlant de préparation de commandes, nous intervenons bien en amont du processus de vente. Nous assurons les différentes étapes de :

  • Réception des approvisionnements (dépotage container, palettes ou à l’unité colis) avec un contrôle quantitatif et qualitatif, afin de détecter les avaries de transport
  • Entreposage dans une zone saine et sécurisée avec des emplacements de stockage adaptés selon la nature et la taille des marchandises confiées
  • Préparation des commandes avec vérification des commandes avant le colisage
  • Remise aux transporteurs des colis selon le schéma transport établi et selon les souhaits de l’internaute (express, relais colis, remise avec signature, assurance…)
  • Gestion des retours de commandes quelque soit le motif (colis refusés, colis cassés, erreurs commandes,
    NPAI, …)

Notre activité ne se limite pas seulement aux prestations de préparation de commandes, nous avons également un rôle de conseil. Ce pilotage de projet, basé sur la recherche d’une « convergence d’intérêts » avec nos clients, constitue un véritable service « à valeur ajoutée » par une optimisation continue des coûts fixes.

A quels types de e-commerçants s’adresse votre plateforme ? Y a-t-il un nombre minimum de commandes/mois à réaliser avant de passer par votre plateforme logistique ?

Notre business model et nos process internes ont été étudiés pour répondre aux attentes des plus grands comme des plus modestes. Notre solution logistique s’adresse tant aux commerçants traditionnels souhaitant dynamiser leur activité que les pure-players déjà en ligne.

Il s’agit généralement de e-marchands dont l’activité s’est confirmée après 1 ou 2 ans d’expérience, générant un volume croissant de commandes et ne pouvant répondre efficacement à la demande croissante. E-marchands modestes, ils ont cependant un fort potentiel d’évolution.
Pour ces raisons, notre offre s’adresse à tout ces e-commerçants et sans minimum de commandes.

Notre infrastructure récente entièrement sécurisée ainsi que les moyens de stockage adaptés (palettiers, étagères, bacs) nous permettent une prise en charge de tout type de marchandises.
Toutefois, il s’agit d’un stockage à température ambiante, donc non adapté aux denrées alimentaires nécessitant une température dirigée.

Y-a-t’il des adaptations techniques à faire pour les e-commerçants ?

Un des éléments clés de la e-logistique est la performance de son système d’information non seulement pour des raisons de rentabilité, mais aussi pour des questions de qualité de service, et au final, de satisfaction du e-marchand et aussi de celle du e-consommateur. Nous avons donc opté pour un système d’information intégré (ERP) qui nous garantit des performances optimales et un suivi en temps réel de toute notre activité.
Notre système d’information offre plusieurs niveaux d’interface :

  • En M2M (Machine 2 Machine) avec des transferts automatiques des différents flux d’information entre le back office du e-commerçant et notre système d’information (WMS)
  • Via un portail applicatif qui donne au e-commerçant une visibilité instantanée de toute son activité et lui permet d’effectuer des actions de pilotage

Concernant le couplage M2M, une adaptation est nécessaire : nous avons établi des cahiers des charges précis afin de décrire les différents flux d’informations nécessaires. L’architecture ouverte de notre système nous permet d’intégrer tout type de protocole de communication (fichiers CSV, Web Services, FTP, mail, SAP…).
Nous disposons également de modules déjà réalisés pour la plupart des plateformes de e-commerce (Prestashop, Magento, OSCommerce…) ce qui facilite beaucoup l’intégration.
Pour ce qui est du portail applicatif, l’accès se fait simplement à l’aide d’un identifiant et d’un mot de passe comme un simple outil intranet.

Quels sont les tarifs de vos différentes prestations ?

Il est toujours difficile de fournir une réponse tarifaire immédiate tant les typologies des demandes que nous recevons sont diverses. Toutefois différents éléments sont à considérer comme :

  • La nature et la fréquence des réceptions de marchandises (en provenance des fournisseurs)
  • Le volume nécessaire au stockage (nombre de palettes, étagères…)
  • La nature et les caractéristiques des articles (volume, poids)
  • Les spécificités de la commande type (nombre d’articles, type d’emballage…)

La prise en compte de ces différents éléments nous permet d’établir une étude personnalisée afin d’optimiser les différents schémas logistiques. Nous fournissons ensuite une estimation budgétaire précise et détaillée afin de donner le maximum de visibilité sur les coûts logistiques.

La plupart des offres proposées aujourd’hui par les leaders de la e-logistique, même si elles restent ouvertes aux plus modestes, inclut des coûts fixes de gestion (administratif, informatique) élevés. Ces frais pénalisent de surcroit les e-commerçants à faible volume de commandes et permet à ces e-logisticiens de mettre en avant des coûts de stockage et de préparation de commande moindres.
Or dans la globalité, ces coûts de mise en œuvre importants sont un des principaux freins dissuadant les e-commerçants d’externaliser leur logistique.

La stratégie commerciale de B2LOG repose sur une gamme de prestations flexible mais adaptée et centrée sur le marché du e-commerce afin de minimiser les coûts de mise en œuvre et les différents frais fixes et permettre aux nouveaux acteurs du e-commerce d’accéder à une solution logistique industrielle digne de celle des grands.

Quels conseils donneriez-vous aux e-commerçants qui préfèrent gérer leur propre logistique et qui hésitent ou ne souhaitent pas encore l’externaliser ?

De nombreuses enquêtes soulignent l’importance de la logistique pour les internautes car elle représente le seul contact « physique » entre le client et le e-commerçant. La qualité du service et la palette des options de livraison proposées aux e-acheteurs sont donc des éléments fondamentaux.

Lors du lancement de leur entreprise, peu d’entrepreneurs avaient anticipé une montée en puissance rapide de leur activité ainsi qu’à l’importance que représentent les retours de marchandises, les échanges, les garanties. Il est nécessaire de s’engager à livrer le produit, en bon état et dans les délais.
Une promesse qu’ils ne peuvent honorer sans une logistique parfaitement huilée, basée sur un système d’information performant et sur des équipements d’entreposage dédiés.

Il est donc essentiel de disposer d’outils performants, entre autre informatique, afin d’assurer une traçabilité complète tout en garantissant un délai de traitement minimum.

Pourquoi choisir votre plateforme logistique plutôt qu’une autre ?

Nos principaux atouts résident dans notre souhait d’accompagner nos clients afin de mettre en place une stratégie commune d’optimisation. Il est important que les e-commerçants qui optent pour l’externalisation de leur logistique ne se sentent pas prisonnier de leur sous-traitant et puissent ré-internaliser leur logistique sans risque pour leur activité. Pour cela nous avons intégré dans nos process une phase de réversibilité qui assure un transfert de compétence total et rapide de l’activité vers la plateforme de notre client.

Au-delà de cette notion de réversibilité, B2LOG propose :

  • une plateforme logistique performante, 18.000 m² d’entreposage (sous douane) sécurisée et gardiennée, implantée au cœur de nombreuses infrastructures de transport
  • une massification des flux pour une réduction des coûts, et une négociation des tarifs transporteur
  • un interlocuteur unique pour toutes les activités de logistique (préparation de commandes) et de transport
  • un système d’information (WMS) performant basé sur les dernières technologies
  • la capacité de mise en place d’une offre complexe multimodale (express, routier, aérien, maritime, chemin de fer)
  • des opérations sous douane (gestion administrative)
  • le pilotage du projet et la définition des axes d’amélioration permettant une réduction des coûts fixes

Je vous invite à nous retrouver sur notre site B2LOG pour une présentation plus large de notre société. N’hésitez pas à nous faire part de votre projet, nous restons à votre disposition pour répondre à toutes vos questions. Vous pouvez nous joindre à contact@b2log.fr.

A savoir : B2LOG est également partenaire de WiziShop. Les utilisateurs de notre solution de vente en ligne bénéficient d’une réduction de 30% sur les frais de mise en place et des 50 premières préparations de commandes offertes.

Aucun commentaire

Aller en haut Aller en bas

Cet article a été rédigé par notre partenaire L’expert-Comptable.com spécialement pour les lecteurs du blog WiziShop dans le cadre de notre dossier « e-commerce et comptabilité« .

A chacun ses spécificités, le e-commerce ne déroge pas à la règle ! En effet, les facteurs clés de succès d’un e-commerce sont totalement différents d’un commerce classique. Un site sexy, un nom de domaine explicite, un bon référencement, une stratégie web adaptée, une logistique performante et des facilités de paiement en ligne sont les bases de succès d’un site de e-commerce, une bonne gestion des chiffres également…

Les investissements et le financement

Là où, en terme de création d’entreprise, un commerce classique nécessite de gros investissements (local, emplacement, travaux…) impliquant quasi systématiquement l’intervention  d’un banquier, la création d’un site internet en demande beaucoup moins !

En effet, s’il on occulte les comptes du secteur, le capital libéré à l’origine est moins important, il faut juste développer un bon site et tout ce qui l’accompagne ! Mais dans des proportions bien moins importantes qu’un commerce sur les Champs Elysées.

Cependant, on note que les sites de e-commerce sont des consommateurs de frais publicitaires et de référencement bien plus importants qu’un commerce classique. En effet, un commerce classique va se pencher plus sur son emplacement, sa vitrine pour optimiser la chalandise et la conversion. Un site de e-commerce va pour sa part dépenser plus en référencement, en publicité et en marketing afin d’améliorer sa visibilité sur le net et ainsi augmenter son nombre de visiteurs et ses chances de convertir ! On s’y retrouve quand même…

La trésorerie, la rançon du succès !

La différence majeure entre un site de e-commerce et un commerce est la trésorerie. En effet, là ou un commerce classique doit financer ses stocks constamment, les sites de e-commerce non pas foncièrement besoin de le faire ! En effet, la plupart des sites de e-commerces traitent avec des logisticiens qui vont directement chez le fournisseur récupérer les produits déjà vendus.

En analysant le circuit : le client paie sur le net et une fois la commande validée, le logisticien va chercher le produit et assure la livraison au client final. C’est bien après que vous réglez vos fournisseurs en fonction des délais que vous avez négocié. Dans ce sens, la gestion commerciale est sensiblement la même que les supermarchés.

Ainsi, le développement d’un site de e-commerce est directement financé par les clients. Il faudra cependant analyser le chiffre d’affaires, son évolution et notamment le chiffre d’affaires réalisé par visiteurs. En effet, un ratio qui diminue signifie soit que vos prix baissent et que le nombre d’achats n’augmente pas pour autant (essayer de comprendre pourquoi…) ou que le visiteur navigue sur votre site sans pour autant acheter (veille concurrentielle à réaliser).

Dans tous les cas, la rançon du succès pour un site de e-commerce à priori c’est le nombre de visites. Sans visite l’achat n’existe pas ! A vous alors d’établir une stratégie web efficace pour optimiser votre trafic !

Aucun commentaire

Aller en haut Aller en bas

Cet article a été rédigé par notre partenaire L’expert-Comptable.com spécialement pour les lecteurs du blog WiziShop dans le cadre de notre dossier « e-commerce et comptabilité« .

Là où un compte bancaire classique n’est pas une révolution en comptabilité, Paypal bouleverse la donne pour le travail effectué par nos comptables. En effet, l’identification du mouvement bancaire Paypal implique une étude plus approfondie sur la nature du mouvement bancaire, sa provenance ou sa destination et surtout s’il est utile pour la mise à jour de la comptabilité.

Mouvements Bancaires Non Identifiés

Paypal, c’est une facilité dans le secteur du e-commerce mais pas forcement pour le comptable. En effet, l’étude du relevé d’opérations Paypal est obscure même pour un expert comptable aguerri et ce, pour plusieurs raisons :

Mouvements Paypal n’affectant pas le solde bancaire :
Sur un relevé bancaire classique, par essence, chaque mouvement bancaire affecte directement le solde bancaire de fin de mois. Et bien, sur le relevé Paypal ce n’est pas automatique ! En effet, il y figure souvent des mouvements qui sont des opérations spécifiques à Paypal mais qui ne riment pas nécessairement avec une sortie ou une rentrée d’argent. Une analyse obligatoire supplémentaire pour notre comptable !

Libellés Paypal peu explicites :
Pour compliquer un peu plus la tâche du comptable, certains libellés du type « Mise à jour de l’annulation », « Suspension temporaire »…et j’en passe, font référence à un mouvement passé antérieurement. Le libellé étant peu explicite, un vrai travail de détective s’impose.

Destination ou provenance Paypal à identifier :
Quand bien même, l’identification de la nature et du libellé du mouvement a été réalisée, il convient de déterminer la destination ou la provenance des fonds. En effet, le sujet de la TVA est un véritable enjeu !

Quid du formalisme ?

Enfin, un bon comptable  sait travailler surtout avec des factures, qu’elles soient émises ou reçues. Le problème Paypal  concernant ce formalisme repose sur le fait que Paypal fournit des ordres de paiement et non pas des factures ! Il est ainsi difficile de savoir ce qui est taxable de ce qui ne l’est pas. De la même manière, l’ordre de paiement ne renseigne pas l’origine ou la nature du mouvement bancaire identifié.

Dans ce sens, les travaux effectués par le comptable seraient plus simple, si une facture était produite à chaque opération Paypal. Un travail de pointage serait nécessaire mais permettrait un gain de temps certain. Ce surplus de formalisme semble fastidieux mais reste réalisable par l’entrepreneur. Cependant, il n’est pas systématique dès lors que les mouvements deviennent nombreux, transitent à l’international et si le business est réalisé avec des particuliers…

13 commentaires

Aller en haut Aller en bas

Cet article a été rédigé par notre partenaire L’expert-Comptable.com spécialement pour les lecteurs du blog WiziShop dans le cadre de notre dossier « e-commerce et comptabilité« .

Le fonctionnement d’une boutique en ligne engendre un certain nombre de problématiques telles que : le positionnement, les cibles visées, les moyens…
Avant de penser aux méthodes de gestion de votre boutique ou de votre e-commerce, il faut parfois penser à faire adhérer les investisseurs à votre projet. Soyez-en certains, l’adhésion des investisseurs ne se fera pas sans un business plan bien ficelé.

Savoir présenter son projet

Depuis le temps que vous y penser, vous maîtrisez parfaitement votre sujet. N’oubliez pas cependant que si votre projet vous semble clair, il n’en va pas de même pour tout le monde. Vous devez être en mesure de faire comprendre votre projet de création d’une boutique en ligne ou d’un e-commerce à tout intervenant. Le business plan va donc traduire votre projet de manière précise aux yeux de tous.

Cela sous entend que votre projet de boutique en ligne ou d’e-commerce soit déjà assez précis. Il ne sert à rien d’entamer un business plan si votre projet est encore au stade embryonnaire.
Au sein de votre business plan, il va falloir énoncer les objectifs de votre futur e-commerce car gérer une boutique en ligne c’est aussi se préoccuper de son positionnement vis-à-vis de ses concurrents.

Comme pour les autres types de commerce, une boutique en ligne doit choisir ses cibles. Votre e-commerce est – il adressé à des particuliers ou des professionnels ? À une zone géographique particulière ? À une catégorie socio professionnelle ?
Votre business Plan doit être capable de répondre à cette question.

Votre business plan doit mettre en lumière un dernier aspect, et non des moindres, de votre futur e-commerce : son organisation. La gestion d’une boutique en ligne ne se limite pas à attendre les nouvelles commandes de ses clients : il faut un site fini, attirant, correctement référencé, souvent actualisé…
Votre business plan doit donc définir qui sera en charge de quoi et par quels moyens.

Savoir chiffrer ses besoins

La rédaction d’un business plan pour une boutique en ligne s’adresse avant tout aux investisseurs. Un simple cahier des charges reste suffisant pour un e-commerce qui n’a aucun besoin de financement.

Cette deuxième partie de votre business plan va consister à traduire de manière chiffrée les éléments décrits dans la présentation de votre projet.
Il y a finalement assez peu de chiffres à renseigner dans le business plan d’un futur e-commerce, mais l’estimation de ces chiffres n’est pas un exercice aisé.

Dans un premier temps, il va falloir répertorier dans le business plan, les coûts nécessaires à la création de votre boutique en ligne : ces coûts comprennent principalement la création de votre site web, les premiers stocks, les coûts d’hébergement et les formalités de création de votre société.
Une fois le coût total de création de votre e-commerce connu, il va falloir s’intéresser à son financement : combien êtes – vous en mesure d’apporter et quelle somme devez-vous emprunter ?

Établir des prévisions d’activité de votre future boutique en ligne est un exercice beaucoup plus complexe. En effet, au moment du business plan, il est très difficile d’estimer correctement le montant de vente que réalisera votre e-commerce.
Ces estimations doivent rester cohérentes avec le type de produit vendu, le choix de la cible, la stratégie adoptée….

Créer une entreprise et gérer une boutique en ligne n’est donc pas une chose aisée. Il faut suivre une stratégie pertinente, tout en ayant une visibilité limitée. Pendant et après votre business plan, il faut toujours penser à votre trafic (recevoir un maximum de visiteurs) et à la conversion de vos visiteurs (pour les transformer en client).

Aucun commentaire

Aller en haut Aller en bas

Nous débutons aujourd’hui une série d’articles sur le thème de la gestion d’entreprise et la comptabilité.
Ces articles sont rédigés par notre partenaire L’expert-Comptable.com spécialement pour les lecteurs du blog WiziShop (souvenez-vous, il y a quelques semaines, je vous demandais de choisir parmi plusieurs thèmes autour du e-commerce et de la comptabilité).

Pour commencer, je vous propose un article de Marie-Elodie Bourot sur le statut social des e-entrepreneurs…

Le dirigeant d’une entreprise de e-commerce a le choix d’opter entre deux statuts sociaux : le régime général des salariés, ou le statut dit TNS (Travailleurs Non Salariés). Ces choix dépendent essentiellement du statut juridique de l’entreprise et de celui du gérant. Un arbitrage est alors à faire essentiellement au niveau du rapport coût/protection sociale.

Un statut dépendant du statut juridique de la société et du dirigeant

Si vous hésitez encore entre les différents choix de statuts juridiques de l’entreprise et la répartition des parts sociales entre les associés s’il y a lieu, les différentes options sociales vous permettront de trancher.

1) Vous vous lancez seul :

Selon le statut que vous adopter pour votre entreprise, vous pourrez avoir un statut social différent :
En entreprise individuelle et en EURL, vous relèverez automatiquement du régime des travailleurs non salariés.
Si vous désirez créer une SASU, vous serez alors assimilé salarié ;
Enfin, si vous choisissez d’être auto-entrepreneur, vous relèverez du régime « micro-social », extrêmement simplifié.

2) Vous vous lancez à plusieurs :

Le gérant ou les co-gérants auront un statut social qui dépendra du statut juridique de l’entreprise et de leur part dans le capital de la société.

Si vous êtes en SARL :
Le gérant ou les cogérants ont en tout 50% du capital ou moins : ils seront alors considérés comme gérants minoritaires, et seront donc assimilés salariés.
En revanche, si la gérance a plus de 50% des parts, elle sera alors considérée comme majoritaire, ce qui induira automatiquement le statut social de travailleurs non salariés pour le ou les gérants.

Si vous êtes en SAS :
Le gérant sera alors automatiquement assimilé salarié

RSI vs Régime général de la sécurité social : que choisir ?

Le choix du régime social du dirigeant se fait essentiellement sur un arbitrage coût/protection sociale :

1) Le coût :

Si vous ne souhaitez prendre aucune rémunération (seulement des dividendes) de votre société, le régime assimilé salarié sera alors plus favorable financièrement : si vous ne prenez pas de salaire, vous ne payez pas de cotisation. De même pour le régime micro-social des auto-entrepreneurs. En revanche, vous n’aurez alors aucune protection sociale. Cette solution peut-être intéressante si vous avez déjà une activité à côté qui vous couvre au niveau de la protection sociale.

Par contre, lorsque vous êtes affilié au RSI (et si vous n’êtes pas « ACCRE »), même si vous ne prenez pas de rémunération, vous devrez payer un minimum de cotisations annuelles d’environ 1500 euros. Si vous êtes ACCRE, ce montant se réduira à quelques centaines d’euros.

Si vous pensez que vous allez prendre un salaire/une rémunération, le régime RSI devient alors financièrement plus avantageux : en effet, le gérant non salarié paiera en moyenne l’équivalent de 45% de sa rémunération en cotisations sociales. Le gérant salarié, lui paiera un montant qui sera plutôt autour des 60% de son salaire. Mais la protection sociale sera plus complète.

De plus, si le travailleur non salarié est éligible à l’ACCRE, il sera alors exonéré de la plupart de ses cotisations sociales pendant 1 an (si ses revenus ne dépassent pas 120% du SMIC).

2) La protection sociale :

La différence majeure entre le régime TNS et le régime des assimilés salariés se trouve au niveau de l’assurance chômage. En effet, contrairement aux gérants relevant du régime général, les gérants non salariés ne bénéficieront d’aucune assurance chômage, ni d’assurance accident du travail. Ils pourront néanmoins cotiser auprès d’assurances chômage privées, mais ces dernières peuvent parfois être assez coûteuses.

En revanche, les travailleurs non salariés pourront souscrire des produits de retraite complémentaires issus de la loi Madelin, bénéficiant d’avantages fiscaux attractifs.

Et quid des auto-entrepreneurs et du régime micro-social ?

Si vous êtes auto-entrepreneur, le calcul de vos cotisations se fera de manière très simplifiée, en pourcentage de votre chiffre d’affaires. Si vous n’avez fait aucun chiffre, alors vous ne paierez aucune cotisation. Par contre, selon vos coûts réels d’activité, ce pourcentage pris sur le chiffre d’affaires peut revenir plus cher que les cotisations dues lorsque vous êtes sous le régime TNS. Il s’agit donc de faire en amont un calcul comparatif entre les charges que vous paierez si vous êtes TNS ou auto-entrepreneur.

2 commentaires

Aller en haut Aller en bas

24 nov

Comptabilité et e-commerce 

Publié dans Les dossiers du e-commerce | Par Gregory

Je profite de l’annonce de notre partenariat avec L-Expert-Comptable.com pour évoquer le sujet de la comptabilité sur le blog.

Nous avons beaucoup de questions à ce sujet de la part de nos e-commerçants et il me semble très intéressant d’approfondir le thème. C’est pourquoi j’ai proposé à L-Expert-Comptable.com d’intervenir de temps en temps sur le sujet.

Je vous propose donc de choisir les thèmes que vous souhaiteriez découvrir sur le blog. Voici 16 propositions, n’hésitez pas à mettre en commentaires les 3 à 5 thèmes d’articles que vous aimeriez le plus lire ou à nous proposer d’autres idées en rapport avec la gestion et la comptabilité.

1 ) Quels sont les frais liés à la création de son site e-commerce ?
2 ) E-Entrepreneur, quel statut social choisir ?
3 ) Votre boutique décole ? Quelles démarches pour embaucher votre premier salarié ?
4 ) La TVA pour les sociétés d’e-commerce
5 ) E-Commerce et droits de douane
6 ) Quelle forme de société pour les e-commerçants ?
7 ) Stock de e-commerce et taxe foncière
8 ) Comment valoriser un site ecommerce ?
9 ) La comptabilité du ecommercant
10 ) La trésorerie du ecommerce
11 ) Lever des fonds pour développer son e-commerce
12 ) Lancer sa boutique en ligne : le business plan
13 ) Quels sont les indicateurs clés d’un e-business ?
14 ) Comment comptabiliser un site e-commerce (immobilisations – charges) ?
15 ) Le casse-tête paypal pour mon comptable
16 ) Quelles sont les particularités comptables du e-commerce ?

Pour info, le cabinet d’expertise comptable L-Expert-comptable.com accompagne les e-commercants dans la gestion et la comptabilité de leur activité partout en France. Désormais, les WiziShopiens bénéficient de réductions (de -10 à -25%) sur la réalisation de business plan, sur les frais de création d’entreprise et sur les honoraires de comptabilité.

En savoir plus.

9 commentaires

Aller en haut Aller en bas

Découvrez l’ensemble des étapes pour monter un projet e-commerce professionnel :

Partie I – Rédiger un cahier des charges
Partie II – Comment faire des Wireframes facilement ?
Partie III – Comment construire son header ?
Partie IV – Les éléments indispensables pour votre page panier

WiziShop vous offre ce dossier de 14 pages en PDF, qui, je l’espère, amènera bon nombre de commerçants à se lancer dans l’aventure du e-commerce.

3 commentaires

Aller en haut Aller en bas

Voici le dernier billet sur notre dossier « Monter un projet e-commerce », consacré aujourd’hui à la page panier.

La page « panier » est la dernière étape capitale avant d’acheter. Cette page va dresser la liste de l’ensemble des achats effectués sur le site par le client.

C’est l’acte final pour votre client. C’est à ce moment là que cet acte d’achat se matérialise, au moment où il utilise sa carte bleue. D’où l’importance d’une page claire, lisible, comportant toutes les informations utiles et nécessaires destinées au client.

Pour en arriver là, il doit faire entièrement confiance à votre site. Il faut donc le rassurer en lui présentant une page panier optimale.

La saisie des données

Sachez qu’avant de finaliser son achat, l’internaute est confronté à la saisie des données personnelles. Selon, Forrester research 23% des personnes abandonnent le panier à ce stade, d’où l’importance de la simplification de cette étape.

Un formulaire long constitue une contrainte pour l’internaute. Il faut s’orienter pour un formulaire minimaliste mais efficace. L’idéal est un formulaire sur une page qui aide à renseigner les données indispensables.

  • Civilité
  • Nom
  • Prénom
  • Adresse
  • Pays
  • Téléphone
  • Radio box pour les éventuelles newsletters

Note : Une erreur de frappe, cela arrive ! Quoi de plus énervant pour le client que de saisir à nouveau tout ou une partie du formulaire alors qu’on vient de cliquer sur le bouton « continuer » … La vérification des champs de saisie est un point important, elle doit absolument se faire en temps réel

Exemples :

Exemple de vérification saisie en Live

Exemple de vérification saisie en Live


Alors cette page panier que doit elle contenir ?

Selon Gauthier Picquart, PDG de Rue du Commerce « cette page doit être le moins possible polluée par autre chose » .
D’où l’importance d’y placer les éléments les plus importants, pour fournir une page claire, lisible et rassurante.

  • Disponibilité du produit : Être clair sur la disponibilité du produits, penser à proposer une solution alternative en cas de rupture de stock pour ne pas perdre un acheteur potentiel.
  • Possibilité de supprimer/recalculer/modifier : Cette étape donne de la liberté à l’internaute, il n’est pas contraint, il sait qu’il peut revenir en arrière.
  • Code de réduction : Si vous avez précédemment communiquer sur des bons de réduction auprès de votre clientèle. Exemple :

  • Schématiser les étapes d’achat : La visibilité du tunnel de commande permet à l’internaute de se situer. Exemple :

  • Les modes de paiements : Tout comme en boutique physique, l’internaute doit visualiser qu’il peut payer par divers moyens.
  • Service tiers de confiance : Fianet, Verisign ou autre, sont gages de confiance et tendent à rassurer l’internaute (cette information est souvent mise en avant sur la page d’accueil du site également).
  • Suivi de commande : Donner la possibilité de suivre sa commande donne de la proximité entre le produit et le client.
  • Numéro de téléphone : Afficher votre numéro signifie « Nous sommes joignables en permanence » et rassure énormément.
  • Information livraison/Les modes de livraisons : Sûrement un des éléments les plus importants puisque qu’il permet d’aboutir à la vente, il peut être aussi un atout par rapport à un concurrent (exemple : livraison 24h ou en point relai).
  • Frais de port : Être transparent sur les frais de port évitera toute déception pour l’internaute.
  • Cross Selling : Les avis sont partagés sur le cross selling (vente croisée). Il y a deux écoles : ajouter une étape intermédiaire (une page proposant des articles complémentaires) juste avant l’arrivée sur la page panier ou afficher directement le cross selling sur la page panier.

Exemple relativement complet sur la panier de la FNAC :

Exemple de panier sur le site Fnac

2 commentaires

Aller en haut Aller en bas

Troisième volet de notre dossier « Monter un projet e-commerce ». Aujourd’hui, je vous propose de découvrir les bonnes méthodes pour construire son header.

Le header constitue la partie la plus haute de votre site, la partie la plus visible. Présent sur toutes les pages, il est en quelque sorte le visage du corps humain.  Il est à lui seul l’identité du site c’est un élément indispensable pour la conversion, il doit permettre de lire les informations les plus importantes du site pour informer, guider, et attirer le client.

Un header parfait c’est celui à partir duquel on peut :

  • Visualiser les différentes rubriques (catégories)
  • Accéder au panier
  • Joindre le service commercial ou le service client
  • Rechercher un produit

Que dois contenir ce header?

Un logo et un slogan : Commençons par l’identité du site, elle doit être palpable dès le Header et cela grâce au logo. Associé à ce logo, placez votre slogan. Il permet d’introduire dans l’esprit de l’internaute, les valeurs de votre site.

Un menu de navigation horizontal : A partir de ce menu les internautes doivent pouvoir avoir une vision globale de ce que vous vendez. Placer dans ce menu les catégories indispensables de votre site. Vous pouvez ajouter un onglet pour les évènements temporaires tels que les ventes promotionnelles.

Un moteur de recherche : Parce que l’on doit donner à l’internaute plusieurs moyens d’effectuer la trouvaille de ses rêves, le moteur de recherche vient en complément du menu. L’internaute doit se sentir maître de sa recherche. Le site ne doit pas être une contrainte pour lui d’où l’importance de ce moteur dans le header.

Le Panier : La dernière étape pour passer à l’acte d’achat, il doit être visible et accessible sur toutes les pages du site. Sa place est incontestablement dans le header. Pensez à le rendre visible peut être via un pictogramme.

Le numéro de tel : Sa présence dans le header signifie  » Nous sommes joignables en permanence ». Il est important que ce numéro puisse être visible sur chaque page. Néanmoins, il est très important de l’afficher aussi au cours du processus de commande.

Exemples de header réussis :

Header du site rueducommerce.fr

J’ai choisi ces header puisqu’ils comportent tous les éléments cités précédemment. On a une vision globale du site, l’identité, le téléphone, le moteur de recherche, le panier, le service client.

D’ici quelques jours, je publierais le dernier billet du dossier, consacré aux éléments indispensables à voir apparaitre sur votre panier.

2 commentaires

Aller en haut Aller en bas

Suite de notre dossier « Monter un projet e-commerce ». Aujourd’hui, nous allons nous intéresser aux Wireframes.

Le wireframe est un document de travail qui permet d’avoir un premier aperçu de notre futur site. Le wireframe est au web ce que le story board est au film.

Un Wireframe est aussi connu sous le terme de maquette fonctionnelle ou maquette ergonomique. Sa création est indispensable pour définir l’organisation de vos pages, ainsi que l’ergonomie de votre site. Il sera d’une aide précieuse en vous permettant à la fois de vous poser les bonnes questions, et d’avoir une vision globale du projet.
Son objectif, est de préparer le futur design. Ce document doit être simple et dépourvu d’éléments graphiques, un wireframe trop recherché pourrait contraindre la créativité de votre graphiste, il faut donc privilégier l’utilisation de formes simples (carrés, rectangles).

Dès cette étape vous devez être capable de définir une taille approximative de vos blocs.
Lorsque l’on démarre un site E-commerce la plus grosse erreur est de commencer par penser en terme de « graphisme », il faut rester fixé sur son premier objectif: Vendre.
C’est là que la conception d’un wireframe se voit essentielle.

Lors de l’élaboration de ce document il faut penser en terme de conversion:

Où vais-je placer mon moteur de recherche ? Mon panier ? Mes partenaires ?

Grâce à votre Wireframe vous êtes assurés de ne rien oublier. Vous devez commencer par la structure des blocs en définissant : leur taille, le nombre de colonnes.

Après quoi vous devez inclure vos éléments : les images, les formulaires, le moteur de recherche, le panier… bien sur toujours sous des formes simples.

Les pages importantes à définir sont les suivantes:

  • Accueil
  • Liste produits
  • Fiche Produit
  • Panier

Quels outils utiliser pour construire mes Wireframes ?

Pour ma part la première étape est incontestablement le brouillon papier, une feuille (ou plus :) ) et un crayon, et c’est parti, vous pouvez commencer à placer vos éléments.

Après, si vous vous sentez à l’aise de vous passez de l’étape brouillon papier libre à vous.

La seconde étape dépend de vos compétences, bien sur vous pouvez utiliser Photoshop ou un autre logiciel de création graphique mais je recommanderai à tous l’utilisation de logiciels spécialisés dans le wireframe, ils permettent un gain de temps considérable.

Exemple réalisé avec Balsamiq Mockup

En attendant pour ceux qui veulent s’essayer aux wireframes j’ai testé pour vous:

Balsamiq Mockup : Ce logiciel est gratuit en utilisation web, la version bureau 79$, prise en main très rapide. Son coté «  handwritting » lui donne un côté ludique.

Pencil : C’est un add-on Firefox, il a peu de composants, mais peut être pratique pour un brouillon rapide (gratuit)

Axure : Prise en main un peu plus complexe. Cependant il possède de très nombreuses possibilités notamment celle de pouvoir grouper des objets. Son coût : 589$

D’autres ressources très intéressantes pour les wireframes :

Vous pouvez aussi faire appel à des agences web spécialisée en E-commerce pour vous accompagner dans la construction de vos wireframes.

D’ici quelques jours vous pourrez découvrir le troisième volet de ce dossier dont le thème principal sera le header (entête de vos pages).

1 commentaire

Aller en haut Aller en bas